• [^] # Re: Un conservateur ne fait pas l'autre

    Posté par . En réponse au journal Les conservateurs allemands bloquent Chat Control. Évalué à 1.

    Ne suis-je pas libre d'aller ramasser dans un champs et prendre ce qu'il me plaît? Je peux donc partir 6 mois, "suffit" juste d'aller se servir.

    Je ne crois pas que les libertariens soient opposés à la propriété privée (ils sont opposés à la propriété intellectuelle par contre). Je ne crois pas que les libertariens sont favorables à la liberté de tuer quelqu'un, etc., donc ton argument ressemble à un homme de paille.

    C'est justement toute leur hypocrisie, car c'est, de fait, un rapport de force. Par forcément exprimé en muscle, mais ça n'en reste pas moins un rapport de force.

    Si c'était aussi évident que ça, il n'y aurait pas eu à inventer le concept de lutte des classes. Dans un univers libéral, un employé peut changer d'employeur s'il trouve mieux ailleurs, ou bien monter sa propre entreprise s'il pense faire mieux que son patron; il peut démissionner et se marier avec une riche héritière, ou bien même devenir un clochard. Le fait d'avoir des contraintes biologiques et sociales (manger, se loger, etc) n'est pas assimilable à un rapport de forces. Pour imaginer que deux personnes qui ne se connaissent pas (par exemple un patron d'une entreprise automobile et un ouvrier du bâtiment) soient impliqués dans un rapport de force, il faut admettre l'existence de classes sociales qui sont en conflit, ce qui reste un modèle théorique. D'ailleurs, l'idéologie conservatrice admet souvent l'existence de classes, mais propose une relation mutualiste, avec l'idée que la coopération entre les classes amène le plus de bénéfices réciproques. Les libéraux, avec une idéologie centrée sur la responsabilité de l'individu, refusent plutôt le concept. Du coup, si tu penses qu'il est évident qu'il existe des classes qui luttent les unes contre les autres, tu dis juste que tu n'es pas libéral, mais ce n'est pas un argument.

    De vrai libertariens, j'en ai encore jamais croisés,

    Comme invoqué plus haut, quelqu'un comme Richard Stallmann est ce que je connais le plus proche d'un vrai libertarien: norme sociale basée uniquement sur les libertés personnelles et pas sur une morale collective, refus de la propriété intellectuelle en tant que concept, etc. De toutes manières, les définitions sont suffisament floues pour qu'il soit difficile de distinguer les vrais libertariens des faux libertariens...