Posté par bubar🦥 .
En réponse au journal Les irresponsables.
Évalué à 4.
Dernière modification le 09 octobre 2025 à 06:02.
Il me semble que vous dites un peu la même chose, même carrément. Flagos< est allé très vite pour un commentaire court en mélangeant causes et conséquences et conséquences individuelles écononmiques avec leurs conséquences sociales, tout du moins une analyse des relations entre les deux.
le rêve du pavillon avec jardin dans un coin tranquille, et une balançoire pour les enfants
C'est ça, ++++. C'est le rêve initial : offrir à ses enfants de bonnes conditions pour grandir, c'est l'essence du choix de s'éloigner en périurbain souvent loin, puis de se retrouver piégé par des coûts annexes qui ont explosés (transports individuels pour ne citer que le principal)
Les médias principaux nous rabâchent sur le "pouvoir d'achat." À mon humble avis on pourrait plutôt parler de pouvoir d'endettement parce que c'est ce qui, aujourd'hui et depuis 30 ans conduit le changement : on ne prête pas à un couple de "classe populaire" le moyen de ce pavillon avec jardin, ou autre, alors qu'on le fait à un couple de "classe moyene" : il y a une différence énorme, énorme, entre (différence de revenus / pouvoir d'achat) et (différence de potentiel / capacité estimée de remboursement.) Le pouvoir d'endettement a été décorrélé du pouvoir d'achat pour les premières parties de la classe moyenne. Moins qu'aux usa mais de manière importante (trop ?) quant même. C'est pourquoi il me semble qu'on devrait parler de ce pouvoir d'endettement.
Au final, ce pouvoir d'endettement, lorsqu'il est orienté vers ce rêve de la maison/jardin, mène à une situation économique similaire à celle d'une classe populaire : absence de services publics directement accessibles, problèmes ou coûts de transports, temps, situation économique fragile dans sa réalité (dans sa projection ça reste mieux mais dans sa réalité quotidienne c'est identique : c'est pas l'iphone qu'aura le petit à noël.) "Nous sommes des bétonneurs, le rêve de la maison/jardin est du pain béni, accompagnons le" :p
Puis cette réalité quotidienne nourrie un sentiment de déclassement et/ou une peur de déclassement, qui elle même nourri indirectement un sentiment d'injustice dans la comparaison entre ce dont bénéficie une classe populaire n'ayant pu accéder à la maison/jardin par rapport à ce que payé au pôt commun. Ce n'est pas un racisme culturel qui nait mais un racisme social avant tout, c'est un racisme de classe.
[^] # Re: rien de neuf malheureusement
Posté par bubar🦥 . En réponse au journal Les irresponsables. Évalué à 4. Dernière modification le 09 octobre 2025 à 06:02.
Il me semble que vous dites un peu la même chose, même carrément. Flagos< est allé très vite pour un commentaire court en mélangeant causes et conséquences et conséquences individuelles écononmiques avec leurs conséquences sociales, tout du moins une analyse des relations entre les deux.
C'est ça, ++++. C'est le rêve initial : offrir à ses enfants de bonnes conditions pour grandir, c'est l'essence du choix de s'éloigner en périurbain souvent loin, puis de se retrouver piégé par des coûts annexes qui ont explosés (transports individuels pour ne citer que le principal)
Les médias principaux nous rabâchent sur le "pouvoir d'achat." À mon humble avis on pourrait plutôt parler de pouvoir d'endettement parce que c'est ce qui, aujourd'hui et depuis 30 ans conduit le changement : on ne prête pas à un couple de "classe populaire" le moyen de ce pavillon avec jardin, ou autre, alors qu'on le fait à un couple de "classe moyene" : il y a une différence énorme, énorme, entre (différence de revenus / pouvoir d'achat) et (différence de potentiel / capacité estimée de remboursement.) Le pouvoir d'endettement a été décorrélé du pouvoir d'achat pour les premières parties de la classe moyenne. Moins qu'aux usa mais de manière importante (trop ?) quant même. C'est pourquoi il me semble qu'on devrait parler de ce pouvoir d'endettement.
Au final, ce pouvoir d'endettement, lorsqu'il est orienté vers ce rêve de la maison/jardin, mène à une situation économique similaire à celle d'une classe populaire : absence de services publics directement accessibles, problèmes ou coûts de transports, temps, situation économique fragile dans sa réalité (dans sa projection ça reste mieux mais dans sa réalité quotidienne c'est identique : c'est pas l'iphone qu'aura le petit à noël.) "Nous sommes des bétonneurs, le rêve de la maison/jardin est du pain béni, accompagnons le" :p
Puis cette réalité quotidienne nourrie un sentiment de déclassement et/ou une peur de déclassement, qui elle même nourri indirectement un sentiment d'injustice dans la comparaison entre ce dont bénéficie une classe populaire n'ayant pu accéder à la maison/jardin par rapport à ce que payé au pôt commun. Ce n'est pas un racisme culturel qui nait mais un racisme social avant tout, c'est un racisme de classe.