Il me semble que vous fassiez un contre-sens fondamental qui fausse tout votre contribution au débat :
« Si les affreux puissants diabolisent les gentils pauvres, l'inverse semble aussi vraie. »
Le constat initial n'est nullement que les puissants soient plus ou moins affreux que les pauvres, mais simplement de souligner que leur capacité de nuisance est incomparablement supérieure. Partant si le système déraille, il est légitime de s'intéresser préférentiellement à cette caste1. C'est peu discutable. Déjà dans les sociétés antiques, on trouve les traces quasiment dès l'invention de l'écriture de cette constatation. Et elles forment dans l'historiographie des fils densément enchevêtrés jusqu'à nos jours, sous la plume, le stylet, le poinçon, le calame, ou l'imprimante de gens qu'on aurait souvent du mal à qualifier de néo-marxistes primitifs2 : ceux dont les textes nous sont parvenus appartiennent dans l'immense majorité aux strates les plus altières de la population de leurs temps et lieux.
En revanche, ce qui est discutable, ce sont les solutions à y apporter. Jusqu'ici, la même Histoire nous assène irréfragablement qu'aucune méthode testée n'a portée durablement du fruit. À moins d'une percée majeure et impromptue, les collègues chercheurs en sciences humaines et sociales ont donc encore vraisemblablement du pain sur la planche pour des éons... et corollairement les militaires et les fossoyeurs de masse aussi.
Ce sont eux qui détiennent les moyens d'action, alors que les autres sont assez bien décrits par des expressions comme bread winners ou NPC (cf. 2). ↩
[^] # Re: rien de neuf malheureusement
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Les irresponsables. Évalué à 10.
Il me semble que vous fassiez un contre-sens fondamental qui fausse tout votre contribution au débat :
Le constat initial n'est nullement que les puissants soient plus ou moins affreux que les pauvres, mais simplement de souligner que leur capacité de nuisance est incomparablement supérieure. Partant si le système déraille, il est légitime de s'intéresser préférentiellement à cette caste1 . C'est peu discutable. Déjà dans les sociétés antiques, on trouve les traces quasiment dès l'invention de l'écriture de cette constatation. Et elles forment dans l'historiographie des fils densément enchevêtrés jusqu'à nos jours, sous la plume, le stylet, le poinçon, le calame, ou l'imprimante de gens qu'on aurait souvent du mal à qualifier de néo-marxistes primitifs2 : ceux dont les textes nous sont parvenus appartiennent dans l'immense majorité aux strates les plus altières de la population de leurs temps et lieux.
En revanche, ce qui est discutable, ce sont les solutions à y apporter. Jusqu'ici, la même Histoire nous assène irréfragablement qu'aucune méthode testée n'a portée durablement du fruit. À moins d'une percée majeure et impromptue, les collègues chercheurs en sciences humaines et sociales ont donc encore vraisemblablement du pain sur la planche pour des éons... et corollairement les militaires et les fossoyeurs de masse aussi.
Ce sont eux qui détiennent les moyens d'action, alors que les autres sont assez bien décrits par des expressions comme bread winners ou NPC (cf. 2 ). ↩
C'est par exemple le point de vue d'E. Musk, parfaitement exprimer dans une interview. ↩
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace