C'est une étude assez populaire mais elle n'est pas généralisable : on parle de 1000m2 dont 40% sous serre, et des pratiques agricoles hyper-intensives avec des charges en intrants et une main d'oeuvre par m2 cultivés qui ne sont absolument pas généralisables.
D'une manière plus générale, si l'économie libérale sait faire quelque chose, c'est bien de déterminer les pratiques rentables et les pratiques non-rentables. Quand un investisseur veut mettre de l'argent dans un resto, il choisit un petit resto gastronomique parce que c'est une activité rentable. Quand il choisit un exploitant agricole il choisir un céréalier dans la Beauce parce que c'est ça qui est rentable. Si on pouvait vraiment faire 55€ de chiffre d'affaire par m2 en cultivant des choux bio, ça fait longtemps que les champs de maïs auraient été reconvertis en exploitations bio.
Si les surfaces bio diminuent en France, si les histoires de semis sans labour et de micro-exploitations restent anecdotiques depuis 30 ans, c'est bien parce que la rentabilité de telles pratiques est au mieux douteuse. Cette rentabilité pourrait changer avec une modification des politiques de subventions, avec une collectivisation des pertes de rendement, etc., mais avec des "si" on peut faire beaucoup de choses. L'état actuel des connaissances, c'est que les rendements de l'agriculture intensive sont supérieurs.
[^] # Re: Intéressant
Posté par arnaudus . En réponse à la dépêche 40 ans pour l'informatique libre | Entretien avec Richard Stallman. Évalué à 1.
C'est une étude assez populaire mais elle n'est pas généralisable : on parle de 1000m2 dont 40% sous serre, et des pratiques agricoles hyper-intensives avec des charges en intrants et une main d'oeuvre par m2 cultivés qui ne sont absolument pas généralisables.
D'une manière plus générale, si l'économie libérale sait faire quelque chose, c'est bien de déterminer les pratiques rentables et les pratiques non-rentables. Quand un investisseur veut mettre de l'argent dans un resto, il choisit un petit resto gastronomique parce que c'est une activité rentable. Quand il choisit un exploitant agricole il choisir un céréalier dans la Beauce parce que c'est ça qui est rentable. Si on pouvait vraiment faire 55€ de chiffre d'affaire par m2 en cultivant des choux bio, ça fait longtemps que les champs de maïs auraient été reconvertis en exploitations bio.
Si les surfaces bio diminuent en France, si les histoires de semis sans labour et de micro-exploitations restent anecdotiques depuis 30 ans, c'est bien parce que la rentabilité de telles pratiques est au mieux douteuse. Cette rentabilité pourrait changer avec une modification des politiques de subventions, avec une collectivisation des pertes de rendement, etc., mais avec des "si" on peut faire beaucoup de choses. L'état actuel des connaissances, c'est que les rendements de l'agriculture intensive sont supérieurs.