Je ne suis pas vraiment d'accord sur tes objections. En fait les extrémistes radicaux ne sont pas complétement fou non plus. La violence politique est souvent au service d'une stratégie, et si effectivement les objectifs finaux ne sont pas forcément "rationnels", ça ne rend pas la stratégie pour les atteindre complétement déconnectée de la réalité pour autant.
Si on fait un rapide panorama de la violence politique tel qu'on a pu l'observer dans des mouvements actuels comme l'islamisme radical par exemple, on voit que ce terrorisme répond à une volonté de rendre incompatible la pratique religieuse de l'islam dans les sociétés démocratique et laïque.
Si on prend comme exemple la violence politique d’extrême gauche, elle va désigner comme ennemis du peuple les riches et le système capitaliste qu'il faut abattre par la révolte, la révolution étant le moyen généralement revendiqué pour l’avènement d'une société égalitaire.
Si on s'intéresse à la violence d’extrême droite d'origine identitaire et nationaliste, ce sont les immigrés, les étrangers qui sont désignés alors comme des ennemis qu'il faut repousser par tout les moyens pour préserver une sorte de "pureté" identitaire centrée autour de la nation.
Dans l'écologie politique, la radicalité et l'extrémisme existe aussi, mais pour autant, cela ne se traduit pas, ou rarement par de la violence politique. En tout cas pas de façon quasiment systématique comme dans les mouvements que je viens d'énumérer.
Si on prend par exemple le cas emblématique de Greenpeace, c'est très clairement une organisation pacifiste qui tolère mal l'action directe. J'en veux pour exemple le parcours de militants comme Paul Watson qui se sont vu exclure de l'organisation à cause de cela.
On prédit la radicalisation violente de l'écologie politique depuis son apparition en fait. Et on l'a jamais vu vraiment se matérialiser autrement que de façon anecdotique. Ce n'est pas pour autant que ça n'arrivera jamais et que l'inquiétude a ce sujet est illégitime. Mais il y a, en tout cas, à mon avis, fondamentalement une incompatibilité entre cette idéologie et la violence.
Je me l'explique plus ou moins bien par le fait que l'écologie attire des gens qui sont plutôt d'un naturel empathique, qui ne supportent pas qu'on fasse du mal à la nature, aux animaux et à la planète en général, et qui sont donc généralement peu enclin à la violence. En plus du point que j'exprimais précédemment sur le coté totalement contreproductif de la violence militante pour la cause écologiste.
Néanmoins, les mouvements écologistes sont très hétérogène et ils peuvent fédérer bien au-delà de l'écologie politique stricto sensu. Dans les manifestations, on peut souvent voir au coté des écologistes, des militants d’extrême gauche qui y voient une convergence avec l'idéologie anti-capitaliste, ou anarchiste. Ces mouvements sont traditionnellement plus enclin à la violence et l'action directe. A mon avis, c'est plutôt effectivement dans ce type de mouvements hétérogène que l'on pourrait voir émerger des formes de radicalité politique plus violente et qui pourraient être alimenter par le désespoir de militants écologiste face a une société qui se détourne de l'écologie ou qui la traite par le mépris, le déni et la répression.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Les écolos sont bien gentils
Posté par Big Pete . En réponse au lien Loi Duplomb : elles critiquent une députée, et se retrouvent au commissariat. Évalué à 4.
Je ne suis pas vraiment d'accord sur tes objections. En fait les extrémistes radicaux ne sont pas complétement fou non plus. La violence politique est souvent au service d'une stratégie, et si effectivement les objectifs finaux ne sont pas forcément "rationnels", ça ne rend pas la stratégie pour les atteindre complétement déconnectée de la réalité pour autant.
Si on fait un rapide panorama de la violence politique tel qu'on a pu l'observer dans des mouvements actuels comme l'islamisme radical par exemple, on voit que ce terrorisme répond à une volonté de rendre incompatible la pratique religieuse de l'islam dans les sociétés démocratique et laïque.
Si on prend comme exemple la violence politique d’extrême gauche, elle va désigner comme ennemis du peuple les riches et le système capitaliste qu'il faut abattre par la révolte, la révolution étant le moyen généralement revendiqué pour l’avènement d'une société égalitaire.
Si on s'intéresse à la violence d’extrême droite d'origine identitaire et nationaliste, ce sont les immigrés, les étrangers qui sont désignés alors comme des ennemis qu'il faut repousser par tout les moyens pour préserver une sorte de "pureté" identitaire centrée autour de la nation.
Dans l'écologie politique, la radicalité et l'extrémisme existe aussi, mais pour autant, cela ne se traduit pas, ou rarement par de la violence politique. En tout cas pas de façon quasiment systématique comme dans les mouvements que je viens d'énumérer.
Si on prend par exemple le cas emblématique de Greenpeace, c'est très clairement une organisation pacifiste qui tolère mal l'action directe. J'en veux pour exemple le parcours de militants comme Paul Watson qui se sont vu exclure de l'organisation à cause de cela.
On prédit la radicalisation violente de l'écologie politique depuis son apparition en fait. Et on l'a jamais vu vraiment se matérialiser autrement que de façon anecdotique. Ce n'est pas pour autant que ça n'arrivera jamais et que l'inquiétude a ce sujet est illégitime. Mais il y a, en tout cas, à mon avis, fondamentalement une incompatibilité entre cette idéologie et la violence.
Je me l'explique plus ou moins bien par le fait que l'écologie attire des gens qui sont plutôt d'un naturel empathique, qui ne supportent pas qu'on fasse du mal à la nature, aux animaux et à la planète en général, et qui sont donc généralement peu enclin à la violence. En plus du point que j'exprimais précédemment sur le coté totalement contreproductif de la violence militante pour la cause écologiste.
Néanmoins, les mouvements écologistes sont très hétérogène et ils peuvent fédérer bien au-delà de l'écologie politique stricto sensu. Dans les manifestations, on peut souvent voir au coté des écologistes, des militants d’extrême gauche qui y voient une convergence avec l'idéologie anti-capitaliste, ou anarchiste. Ces mouvements sont traditionnellement plus enclin à la violence et l'action directe. A mon avis, c'est plutôt effectivement dans ce type de mouvements hétérogène que l'on pourrait voir émerger des formes de radicalité politique plus violente et qui pourraient être alimenter par le désespoir de militants écologiste face a une société qui se détourne de l'écologie ou qui la traite par le mépris, le déni et la répression.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.