Je pense que vous avez mal interprété ce journal. Je ne sais pas qui l’a écrit, mais je partage une expérience similaire.
J’ai eu la chance dans les années 2003 de pouvoir réécrire une application complètement avec 4 collègues internes, en mode patrimoine : nous avions la maintenance des applications à remplacer, et nous avions participer à l’étude d’existant pendant laquelle nous avions épluché chaque ligne de code.
L’application (monétique) était composée d’un référentiel et de la gestion des opérations porteurs. En mesurant très large, ça a couté 3 500 jours.
En 2005, avec entre-temps la mise en place d’une « méthode projet », j’ai observé de loin la refonte du référentiel commerçant (sans les opérations donc). Mise en place de forfaits tout ça tout ça (avec une équipe d’une dizaine de personnes) : 25 000 jours ! Ledit référentiel n’a pas pu être branché tout de suite aux opérations (en fin si, mais pendant 30 minutes seulement étant donné les performances catastrophiques), le branchement, qui a demandé un nouveau projet de plus de 1 000 jours, n’a eu lieu qu'en 2011 ! Le traitement d’intégration des mises à jours quotidiennes était le traitement le plus couteux existant, coût « forfaitaire » (ça coutait même s’il n’y avait aucune mise à jour). Cette application est en cours de démantèlement...
Et pourtant, j’ai rencontré le programmeur le plus brillant que je connaisse parmi ceux qui ont comme ce désastre, et la responsable du projet était loin d'être incompétente.
C’est donc bien un problème de système et non de personne.
La responsable de la monétique des années 2000 ne se serait jamais préoccupée de « détail » de projet de moins de 100 jours, quand désormais (c’est du vécu) il peut remonter au DSI d’arbitrer un dépassement de 5 jours !
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »
[^] # Re: Bienvenue chez les adultes
Posté par PhRæD . En réponse au journal Et l’intelligence humaine, alors ?. Évalué à 6.
Je pense que vous avez mal interprété ce journal. Je ne sais pas qui l’a écrit, mais je partage une expérience similaire.
J’ai eu la chance dans les années 2003 de pouvoir réécrire une application complètement avec 4 collègues internes, en mode patrimoine : nous avions la maintenance des applications à remplacer, et nous avions participer à l’étude d’existant pendant laquelle nous avions épluché chaque ligne de code.
L’application (monétique) était composée d’un référentiel et de la gestion des opérations porteurs. En mesurant très large, ça a couté 3 500 jours.
En 2005, avec entre-temps la mise en place d’une « méthode projet », j’ai observé de loin la refonte du référentiel commerçant (sans les opérations donc). Mise en place de forfaits tout ça tout ça (avec une équipe d’une dizaine de personnes) : 25 000 jours ! Ledit référentiel n’a pas pu être branché tout de suite aux opérations (en fin si, mais pendant 30 minutes seulement étant donné les performances catastrophiques), le branchement, qui a demandé un nouveau projet de plus de 1 000 jours, n’a eu lieu qu'en 2011 ! Le traitement d’intégration des mises à jours quotidiennes était le traitement le plus couteux existant, coût « forfaitaire » (ça coutait même s’il n’y avait aucune mise à jour). Cette application est en cours de démantèlement...
Et pourtant, j’ai rencontré le programmeur le plus brillant que je connaisse parmi ceux qui ont comme ce désastre, et la responsable du projet était loin d'être incompétente.
C’est donc bien un problème de système et non de personne.
La responsable de la monétique des années 2000 ne se serait jamais préoccupée de « détail » de projet de moins de 100 jours, quand désormais (c’est du vécu) il peut remonter au DSI d’arbitrer un dépassement de 5 jours !
« Y a même des gens qui ont l’air vivant, mais ils sont morts depuis longtemps ! »