Nous n'entendons probablement pas le mot corruption dans le même sens. Même si, en matière d'agro-industrie, les pratiques douteuses, pot-de vin, dessous de table, et lobbying un peu trop enrichissant ne sont plus à démontrer, la corruption, c'est aussi :
« Altération [...] changement en mal »
Si une loi démocratique oblige à informer le consommateur des ingrédients des préparations, je suppose peut-être naïvement que le peuple (ou au moins un nombre substantiel d'individus d'icelui) s'intéresse à la question. Si ensuite d'autres lois plus discrètement adoptées permettent de ne plus faire figurer un certain nombre de composants, cela ne relève-t-il pas d'une corruption (de la loi) ? C'est un phénomène que l'on observe sur beaucoup de législations, et dans bien des domaines.
Par ailleurs nous ne sommes absolument pas d'accord sur la suite de votre intervention : dans un procédé industriel tout est incroyablement bien contrôlé (à vue de cuisinier : Il ne s'agit pas de ma cuisine). Si le choix est fait d'intégrer des composés, que ce soit via diffusion par les emballages, les méthodes de culture, des préparations préalables [*], les machines outils... il ne semblerait pas illégitime que l'étiquette en informe le consommateur. Charge à lui d'ensuite juger de ses actions.
Et évidemment, le problème de l'étiquetage des ingrédients et du contrôle sanitaire a posteriori sont deux problèmes bien distincts. Inutile de compliquer à l'envi dans le seul but de conclure à l’impossibilité du minimum raisonnable.
[*] une autre méthode de contournement de la législation imposant l'affichage des ingrédients consiste à profiter de l’exception d'ingrédients secondaires. Au lieu d'employer de la farine obtenue à partir de grains de blés, commander au fournisseur de la farine additionné des composants X et Y dans les proportions utiles pour la recette finale. Sur l'emballage, il est désormais légale de n'écrire que l'ingrédient « farine », même si la substance employée donnerait des résultats fort surprenant dans une autre préparation.
[^] # Re: Open flood facts, yuka...
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au lien L'hexane, un produit neurotoxique encore utilisé par l'industrie agroalimentaire. Évalué à 4.
Nous n'entendons probablement pas le mot corruption dans le même sens. Même si, en matière d'agro-industrie, les pratiques douteuses, pot-de vin, dessous de table, et lobbying un peu trop enrichissant ne sont plus à démontrer, la corruption, c'est aussi :
Si une loi démocratique oblige à informer le consommateur des ingrédients des préparations, je suppose peut-être naïvement que le peuple (ou au moins un nombre substantiel d'individus d'icelui) s'intéresse à la question. Si ensuite d'autres lois plus discrètement adoptées permettent de ne plus faire figurer un certain nombre de composants, cela ne relève-t-il pas d'une corruption (de la loi) ? C'est un phénomène que l'on observe sur beaucoup de législations, et dans bien des domaines.
Par ailleurs nous ne sommes absolument pas d'accord sur la suite de votre intervention : dans un procédé industriel tout est incroyablement bien contrôlé (à vue de cuisinier : Il ne s'agit pas de ma cuisine). Si le choix est fait d'intégrer des composés, que ce soit via diffusion par les emballages, les méthodes de culture, des préparations préalables [*], les machines outils... il ne semblerait pas illégitime que l'étiquette en informe le consommateur. Charge à lui d'ensuite juger de ses actions.
Et évidemment, le problème de l'étiquetage des ingrédients et du contrôle sanitaire a posteriori sont deux problèmes bien distincts. Inutile de compliquer à l'envi dans le seul but de conclure à l’impossibilité du minimum raisonnable.
[*] une autre méthode de contournement de la législation imposant l'affichage des ingrédients consiste à profiter de l’exception d'ingrédients secondaires. Au lieu d'employer de la farine obtenue à partir de grains de blés, commander au fournisseur de la farine additionné des composants X et Y dans les proportions utiles pour la recette finale. Sur l'emballage, il est désormais légale de n'écrire que l'ingrédient « farine », même si la substance employée donnerait des résultats fort surprenant dans une autre préparation.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace