Debugging is twice as hard as writing the code in the first place. Therefore, if you write the code as cleverly as possible, you are, by definition, not smart enough to debug it.
Débugger du code est deux fois plus difficile que d'écrire ce même code. Donc, si vous écrivez du code aussi astucieux que possible, par définition, vous ne serez pas assez malin pour le débugger.
Bon courage avec du code généré que vous n'avez même pas écrit et qui reprend toute l'intelligence collective d'Internet sans discernement, donc.
En fait dans mon travail je dirai même que c'est complètement à côté de la plaque. Écrire du code c'est peut-être 1 à 10% du travail. Ce qui prend du temps, c'est d'écrire une spécification, de se mettre d'accord avec les clients sur ce qu'on doit faire, de vérifier que le code fait bien ce qu'on a dit, etc. Dans ce travail, la rédaction sous forme de code est un exercice pour s'assurer que on a pas oublié un cas tordu, que tout est bien formalisé. La structure des langages de programmation est là pour ça. Ça me semble donc incompréhensible de passer par un LLM pour se dispenser de cette formalisation et rester dans le flou du langage naturel. Je ne vois pas comment on peut aller au-delà d'un code qui marche "à peu près" ou "presque comme il faut". Et quand on en est là, il reste encore 90% du travail à faire.
# La loi de Kernighan
Posté par pulkomandy (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal L'impact du LLM sur l'Open-Source. Évalué à 10.
La loi de Kernighan:
Bon courage avec du code généré que vous n'avez même pas écrit et qui reprend toute l'intelligence collective d'Internet sans discernement, donc.
En fait dans mon travail je dirai même que c'est complètement à côté de la plaque. Écrire du code c'est peut-être 1 à 10% du travail. Ce qui prend du temps, c'est d'écrire une spécification, de se mettre d'accord avec les clients sur ce qu'on doit faire, de vérifier que le code fait bien ce qu'on a dit, etc. Dans ce travail, la rédaction sous forme de code est un exercice pour s'assurer que on a pas oublié un cas tordu, que tout est bien formalisé. La structure des langages de programmation est là pour ça. Ça me semble donc incompréhensible de passer par un LLM pour se dispenser de cette formalisation et rester dans le flou du langage naturel. Je ne vois pas comment on peut aller au-delà d'un code qui marche "à peu près" ou "presque comme il faut". Et quand on en est là, il reste encore 90% du travail à faire.