Moi je sais. Des lycées et des universités. Et ça craint. Bloquer l'entrée d'un établissement, cela empêche les gens qui ne sont pas d'accord avec le mouvement de grève de travailler ou d'étudier.
[...]
Oui, ça craint. Oui c'est illégal et ça mérite une intervention ferme des forces de l'ordre pour faire respecter le droit.
Autant je n'ai pas d'avis particulier concernant les lycées, autant pour les universités, c'est plus facile à dire qu'à faire. Pourquoi ?
Ces mouvements étudiants existent depuis que les universités existent (oui, même au moyen-âge, quelques exemples ici ou là. Globalement, si on regarde un peu l'histoire, il est difficile d'avoir une vie universitaire (avec son bouillonnement intellectuel et social dans un milieu de jeunes adultes qui n'ont pas à perdre leur métier ni d'enfants à nourrir) sans vie politique tumultueuse.
Ces mouvements existent, même au sein de pays aux gouvernements plutôt autoritaires, qui n'hésitent donc pas à actionner des "interventions fermes des forces de l'ordre" quitte à faire quelques morts (quelques exemples ici, là, là ou là).
Cela-dit, la solution Pinochet a presque marché : pendant quelques années, il n'y avait plus de mouvement étudiants. Il a fallu mettre 10000 personnes dans un stade, en torturer et tuer un petit paquet pour ça. Bon, 2 ou 3 ans après, c'était reparti quand même.
Alors on fait comment ? Peut-être qu'il faut accepter que dans une démocratie, les étudiants font des grèves difficiles à contrôler, et que ça n'est pas si grave. Quand j'étais étudiant, il y a eu plusieurs fois des grèves (avec ou sans blocages). J'étais plutôt d'accord avec les revendications de certaines, en franc désaccord avec d'autres. Ça ne m'a absolument pas empêché d'étudier, ni de valider mes diplômes.
Ou alors on supprime purement et simplement les universités.
[^] # Re: Respecter les autres, ce serait gentil
Posté par Yala . En réponse au journal Le libre et le mouvement du 10 septembre. Évalué à 6.
Autant je n'ai pas d'avis particulier concernant les lycées, autant pour les universités, c'est plus facile à dire qu'à faire. Pourquoi ?
Cela-dit, la solution Pinochet a presque marché : pendant quelques années, il n'y avait plus de mouvement étudiants. Il a fallu mettre 10000 personnes dans un stade, en torturer et tuer un petit paquet pour ça. Bon, 2 ou 3 ans après, c'était reparti quand même.
Alors on fait comment ? Peut-être qu'il faut accepter que dans une démocratie, les étudiants font des grèves difficiles à contrôler, et que ça n'est pas si grave. Quand j'étais étudiant, il y a eu plusieurs fois des grèves (avec ou sans blocages). J'étais plutôt d'accord avec les revendications de certaines, en franc désaccord avec d'autres. Ça ne m'a absolument pas empêché d'étudier, ni de valider mes diplômes.
Ou alors on supprime purement et simplement les universités.