En fait la question de la vente à pertes est souvent mal comprise.
En France tu n'as pas le droit d'être un supermarché, d'acheter un pot de Nutella à 5€ à Ferrero et le revendre à 4€ sur tes étales. Car c'est de la vente à perte.
Mais, tu es Sony, tu fais une Playstation, tu fixes le prix que tu veux pour la vendre. La seule contrainte est que le supermarché qui le revend le revend au moins au prix d'achat auprès de son fournisseur (et ainsi de suite jusqu'à Sony).
En même temps c'est logique. C'est quoi le coût réel d'une Playstation ? Impossible à dire.
De nombreux coûts de production sont fixes, donc le coût réel d'une Playstation dépend du nombre d'unités que tu vas vendre en réalité chose que tu ne sauras qu'après coup. Si on interdisait strictement la vente à perte, Sony devrait vendre sa première Playstation sortie d'usine à un prix exorbitant pour amortir les coûts fixes ce qui n'aurait aucun sens.
Donc Sony doit faire un pari pour le tarif de vente dès le départ. Ils ont une estimation des coûts fixes et variables, des cibles de vente pour atteindre la rentabilité mais sans aucune garantie d'y parvenir. Et si Sony n'en vend pas assez, il faut leur faire un procès ?
C'est encore plus compliqué en cas de possibilités de synergie, genre une usine qui peut produire facilement différents produits et dont le nombre de lignes de productions peuvent varier en fonction des besoins. On évalue comment ces coûts ?
Il faudrait faire ça de plus à l'échelle du produit entier, donc pour chaque composant qui entre dans la composition du produit final. Auprès de chaque fournisseur.
Bref, ce n'est pas très réaliste d'estimer le coût d'un produit et la notion de vente à perte en dehors du domaine purement commercial à savoir l'achat et revente de biens tels quels. D'où le fait que ce n'est réglementé nul part.
[^] # Re: Vrai soucis pour définir sa propre rentabilité
Posté par Renault (site web personnel) . En réponse au lien La tech au bord du gouffre financier . Évalué à 10.
En fait la question de la vente à pertes est souvent mal comprise.
En France tu n'as pas le droit d'être un supermarché, d'acheter un pot de Nutella à 5€ à Ferrero et le revendre à 4€ sur tes étales. Car c'est de la vente à perte.
Mais, tu es Sony, tu fais une Playstation, tu fixes le prix que tu veux pour la vendre. La seule contrainte est que le supermarché qui le revend le revend au moins au prix d'achat auprès de son fournisseur (et ainsi de suite jusqu'à Sony).
En même temps c'est logique. C'est quoi le coût réel d'une Playstation ? Impossible à dire.
De nombreux coûts de production sont fixes, donc le coût réel d'une Playstation dépend du nombre d'unités que tu vas vendre en réalité chose que tu ne sauras qu'après coup. Si on interdisait strictement la vente à perte, Sony devrait vendre sa première Playstation sortie d'usine à un prix exorbitant pour amortir les coûts fixes ce qui n'aurait aucun sens.
Donc Sony doit faire un pari pour le tarif de vente dès le départ. Ils ont une estimation des coûts fixes et variables, des cibles de vente pour atteindre la rentabilité mais sans aucune garantie d'y parvenir. Et si Sony n'en vend pas assez, il faut leur faire un procès ?
C'est encore plus compliqué en cas de possibilités de synergie, genre une usine qui peut produire facilement différents produits et dont le nombre de lignes de productions peuvent varier en fonction des besoins. On évalue comment ces coûts ?
Il faudrait faire ça de plus à l'échelle du produit entier, donc pour chaque composant qui entre dans la composition du produit final. Auprès de chaque fournisseur.
Bref, ce n'est pas très réaliste d'estimer le coût d'un produit et la notion de vente à perte en dehors du domaine purement commercial à savoir l'achat et revente de biens tels quels. D'où le fait que ce n'est réglementé nul part.