Je ferais tout de même une distinction entre un objet matériel comme le tabac et un objet immatériel comme un morceau de musique.
Le tabac ne peut être produit qu'en quantité limitée. Il peut donc se voir échangé sur un marché suivant la loi de l'offre et la demande : c'est alors une marchandise. Selon les libéraux (et il faut rappeler que la Révolution française a été menée par la bourgeoisie libérale contre l'aristocratie), les taxes sont un frein à la détermination du prix optimal.
La musique, une fois l'enregistrement réalisé, peut être copiée de manière illimitée sur un support à faible coût. La confrontation de la demande à une offre infinie aboutit à un prix tendant vers zéro. La musique ne peut donc pas être considérée comme une marchandise. Ni la maison d'édition ni l'état ne peuvent gagner d'argent grâce à sa vente. Les maisons d'édition risquent donc de faire faillite et l'état, de perdre des revenus (le CD audio est notamment taxé à un taux élevé comme « produit de luxe », ce qui est discutable car c'est considérer la culture comme un luxe).
Des projets comme le DRM tendent à restreindre artificiellement l'offre pour éviter l'effondrement des prix. Les maisons d'édition comme l'état ont tout intérêt à maintenir artificiellement son statut de marchandise. Mais cela va contre la logique des choses. « Vendre » de la musique est une idée bien curieuse. On peut seulement se faire rémunérer pour son exécution.
[^] # Re: Jon "DecSS" Johansen frappe encore
Posté par Gohar . En réponse à la dépêche Jon "DecSS" Johansen frappe encore. Évalué à 3.
Le tabac ne peut être produit qu'en quantité limitée. Il peut donc se voir échangé sur un marché suivant la loi de l'offre et la demande : c'est alors une marchandise. Selon les libéraux (et il faut rappeler que la Révolution française a été menée par la bourgeoisie libérale contre l'aristocratie), les taxes sont un frein à la détermination du prix optimal.
La musique, une fois l'enregistrement réalisé, peut être copiée de manière illimitée sur un support à faible coût. La confrontation de la demande à une offre infinie aboutit à un prix tendant vers zéro. La musique ne peut donc pas être considérée comme une marchandise. Ni la maison d'édition ni l'état ne peuvent gagner d'argent grâce à sa vente. Les maisons d'édition risquent donc de faire faillite et l'état, de perdre des revenus (le CD audio est notamment taxé à un taux élevé comme « produit de luxe », ce qui est discutable car c'est considérer la culture comme un luxe).
Des projets comme le DRM tendent à restreindre artificiellement l'offre pour éviter l'effondrement des prix. Les maisons d'édition comme l'état ont tout intérêt à maintenir artificiellement son statut de marchandise. Mais cela va contre la logique des choses. « Vendre » de la musique est une idée bien curieuse. On peut seulement se faire rémunérer pour son exécution.