Il y a peu de temps que j’ai appris (je ne suis pas linguiste, je vous invite à vérifier avant de jouer l’ablation de vos bijoux de famille contre quoi que ce soit sur la pertinence de ce qui suit !) qu’à l’époque où les langues d’Europe se sont « fixées », qui est grosso modo la même époque dans toute l’Europe, et qui correspond à l’époque où, en France, on crée l’Académie Française, une organisation créée précisément dans ce but de normalisation, le débat principal sur l’approche à privilégier pour définir cet orthographe « officiel », avait lieu entre les partisans de la phonétique, qui s’opposaient aux partisans de l’étymologie.
Il paraît qu’en France, et contrairement à tous les autres pays d’Europe (!), ce fût les partisans de l’étymologie qui eurent gain de cause. Voilà pourquoi notre orthographe est aussi tordue, tortueuse au minimum. Il a privilégié le respect de l’étymologie au lieu de privilégier le respect de la cohérence phonétique.
Je n’ai pas énormément de points de comparaison personnellement mais je connais bien l’anglais, dont j’irai presque jusqu’à affirmer qu’il est du français avec une grammaire satisfaisante ! Ainsi que l’espagnol. Le castillan tout du moins, je ne sais pas pour le catalan mais je serai étonné que ce ne soit pas en grande partie identique quant au point qui va suivre. En espagnol, formulé de manière pompeuse mais, me semble-t-il, précise : « il existe une bijection entre l’ensemble des phonèmes et l’ensemble des graphèmes. ». En d’autres termes : un mot (dans le sens, une suite de lettres), a une et une seule manière de se prononcer, et un mot (dans le sens suite de sons) a une et une seule manière de s’écrire. Cela ne souffre, à ma connaissance, d’aucune exception, à tel point que tous les mots étrangers, lorsque adoptés tels quels, le sont phonétiquement, et leur orthographe en espagnol va de lui-même (sous réserve que le mot ne possède pas de phonèmes absent ou trop éloigné de ceux existant en espagnol). L’exemple le plus souvent donné étant le mot anglais/français football qui se « traduit » en espagnol par fútbol (et goal devient gol... vous voyez l’idée).
Or je ne pense pas que l’espagnol soit moins rétrocompatible que le français, bien au contraire ! Et du point de vue logique élémentaire, élégance, et facilité d’assimilation, il relègue le français au statut d’obscure créole invraisemblable ! ^^
[^] # Re: De toute façon, ce qui compte pour une langue, c’est fait qu’elle soit parlée !
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au lien Fil Mastodon : comment la réforme de l’orthographe de 1990 a été massacrée . Évalué à 3. Dernière modification le 22 août 2025 à 21:12.
Il y a peu de temps que j’ai appris (je ne suis pas linguiste, je vous invite à vérifier avant de jouer l’ablation de vos bijoux de famille contre quoi que ce soit sur la pertinence de ce qui suit !) qu’à l’époque où les langues d’Europe se sont « fixées », qui est grosso modo la même époque dans toute l’Europe, et qui correspond à l’époque où, en France, on crée l’Académie Française, une organisation créée précisément dans ce but de normalisation, le débat principal sur l’approche à privilégier pour définir cet orthographe « officiel », avait lieu entre les partisans de la phonétique, qui s’opposaient aux partisans de l’étymologie.
Il paraît qu’en France, et contrairement à tous les autres pays d’Europe (!), ce fût les partisans de l’étymologie qui eurent gain de cause. Voilà pourquoi notre orthographe est aussi tordue, tortueuse au minimum. Il a privilégié le respect de l’étymologie au lieu de privilégier le respect de la cohérence phonétique.
Je n’ai pas énormément de points de comparaison personnellement mais je connais bien l’anglais, dont j’irai presque jusqu’à affirmer qu’il est du français avec une grammaire satisfaisante ! Ainsi que l’espagnol. Le castillan tout du moins, je ne sais pas pour le catalan mais je serai étonné que ce ne soit pas en grande partie identique quant au point qui va suivre. En espagnol, formulé de manière pompeuse mais, me semble-t-il, précise : « il existe une bijection entre l’ensemble des phonèmes et l’ensemble des graphèmes. ». En d’autres termes : un mot (dans le sens, une suite de lettres), a une et une seule manière de se prononcer, et un mot (dans le sens suite de sons) a une et une seule manière de s’écrire. Cela ne souffre, à ma connaissance, d’aucune exception, à tel point que tous les mots étrangers, lorsque adoptés tels quels, le sont phonétiquement, et leur orthographe en espagnol va de lui-même (sous réserve que le mot ne possède pas de phonèmes absent ou trop éloigné de ceux existant en espagnol). L’exemple le plus souvent donné étant le mot anglais/français football qui se « traduit » en espagnol par fútbol (et goal devient gol... vous voyez l’idée).
Or je ne pense pas que l’espagnol soit moins rétrocompatible que le français, bien au contraire ! Et du point de vue logique élémentaire, élégance, et facilité d’assimilation, il relègue le français au statut d’obscure créole invraisemblable ! ^^