La persistance de 4 à 7 jours correspond à ce qui a été mesuré dans des conditions de laboratoires, idéales en terme d'aération, d'activité microbiotique, de pH, de température et de luminosité, entre autres. Ce sont des études qui sont faites pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles respectent les [Bonnes pratiques de laboratoire]] (BPL) et la réglementation, mais ne correspondent pas souvent à la réalité.
Les études dans des conditions plus réalistes sont plus complexes à réaliser. C'est pourquoi il est souvent trop coûteux de les faire en conformité avec les BPL. D'autant plus qu'elles ne sont pas exigées pour l'AMM, donc les industriels s'en passent et les laboratoires indépendants ont peu d'intérêt à les réaliser. Résultat : les agences règlementaires ne retiennent que les études BPL et donnent leur avis sans prendre en compte ce qui se passe dans des conditions réalistes.
C'est pourtant bien dans ces études que l'on peut prendre en compte la complexité et la diversité des écosystèmes, les effets cumulatifs des expositions répétées, les effets cocktail, ou l'activité biochimique en milieu dégradé.
Pourtant, l'EFSA recense effectivement des demi-vies supérieures à quelques semaines (ici, par exemple)
Les métabolites de l'acétamipride, comme l'IM-1-2 ou l'ACE-AM sont encore assez mal connus, mais des études montrent quand même leur toxicité environnementale. Là aussi, la réglementation est imparfaite, en n'exigeant pas toujours leur évaluation.
[^] # Re: Perso, j'y vois plus très clair
Posté par sobriquet . En réponse au lien Loi Duplomb : les études sur l'acétamipride "s'accumulent" et montrent des "toxicités chroniques trè. Évalué à 7. Dernière modification le 25 juillet 2025 à 15:14.
La persistance de 4 à 7 jours correspond à ce qui a été mesuré dans des conditions de laboratoires, idéales en terme d'aération, d'activité microbiotique, de pH, de température et de luminosité, entre autres. Ce sont des études qui sont faites pour obtenir l'autorisation de mise sur le marché (AMM). Elles respectent les [Bonnes pratiques de laboratoire]] (BPL) et la réglementation, mais ne correspondent pas souvent à la réalité.
Les études dans des conditions plus réalistes sont plus complexes à réaliser. C'est pourquoi il est souvent trop coûteux de les faire en conformité avec les BPL. D'autant plus qu'elles ne sont pas exigées pour l'AMM, donc les industriels s'en passent et les laboratoires indépendants ont peu d'intérêt à les réaliser. Résultat : les agences règlementaires ne retiennent que les études BPL et donnent leur avis sans prendre en compte ce qui se passe dans des conditions réalistes.
C'est pourtant bien dans ces études que l'on peut prendre en compte la complexité et la diversité des écosystèmes, les effets cumulatifs des expositions répétées, les effets cocktail, ou l'activité biochimique en milieu dégradé.
Pourtant, l'EFSA recense effectivement des demi-vies supérieures à quelques semaines (ici, par exemple)
Les métabolites de l'acétamipride, comme l'IM-1-2 ou l'ACE-AM sont encore assez mal connus, mais des études montrent quand même leur toxicité environnementale. Là aussi, la réglementation est imparfaite, en n'exigeant pas toujours leur évaluation.