Pourtant on voit bien que dans la pratique il n'y a pas une explosion des demandes et que cela se concentre chez des cas spécifiques bien conformes à la loi et son esprit.
Hum l'article que tu cites parle au contraire d'une explosion des demandes :
En 2003, seulement 236 cas avaient été enregistrés. En 2023, ce chiffre est passé à 3 423. Cela signifie que l’euthanasie représente désormais environ 3 % de tous les décès en Belgique.
Après, les explications semblent conformes à l'esprit de la loi :
Premièrement, le temps d’implémentation de la loi, qui correspond au temps nécessaire pour que le public prenne connaissance de la nouvelle loi et que le corps médical s’adapte (c’est-à-dire mettre en place les procédures et protocoles nécessaires).[...] Deuxièmement, les changements démographiques, notamment le vieillissement de la population.
Pourtant, la question fondamentale reste non discutée: c'est bien que la société permette à ses membres de mettre fin à leurs jours dans des conditions sociales et sanitaires décentes, mais est-ce qu'auparavant des efforts suffisants ont été mis en place pour aider ces personnes à se sentir bien malgré leurs problèmes ? Ou autrement dit, est-ce que la société ne met pas en place des mesures pour aider les gens à mourir plutôt que de mettre en place des mesures pour aider les gens à vivre bien malgré leurs difficultés ? L'article du New York Times décrit bien le problème.
Finalement, ça me rappelle une présentation que j'avais vu sur l'enterrement des sans-abris anonymes et qui concluait que pour l'État, c'est plus facile de dépenser quelques milliers d'euros pour les ultimes soins et la délivrance d'un nom afin que quelque chose soit inscrit sur la pierre tombale plutôt que de mettre en place une politique de réinsertion ou de lutte contre l'exclusion.
[^] # Re: Suicide Assisté
Posté par lejocelyn (site web personnel) . En réponse au journal Ozzy Osbourne est bronsonisé. Évalué à 3.
Hum l'article que tu cites parle au contraire d'une explosion des demandes :
Après, les explications semblent conformes à l'esprit de la loi :
Pourtant, la question fondamentale reste non discutée: c'est bien que la société permette à ses membres de mettre fin à leurs jours dans des conditions sociales et sanitaires décentes, mais est-ce qu'auparavant des efforts suffisants ont été mis en place pour aider ces personnes à se sentir bien malgré leurs problèmes ? Ou autrement dit, est-ce que la société ne met pas en place des mesures pour aider les gens à mourir plutôt que de mettre en place des mesures pour aider les gens à vivre bien malgré leurs difficultés ? L'article du New York Times décrit bien le problème.
Finalement, ça me rappelle une présentation que j'avais vu sur l'enterrement des sans-abris anonymes et qui concluait que pour l'État, c'est plus facile de dépenser quelques milliers d'euros pour les ultimes soins et la délivrance d'un nom afin que quelque chose soit inscrit sur la pierre tombale plutôt que de mettre en place une politique de réinsertion ou de lutte contre l'exclusion.