Ca va sans dire entre nous, mais ça va mieux en le disant, donc qq réponses aux non-sens qui égarent cette avocate:
-les grosses companies se battent pour conserver la loi telle qu'elle a toujours été. Les opposants se battent pour restreindre le droit de breveter.
Convention de Munich Art.52. 2° : "Ne sont pas considérés comme des inventions les programmes d'ordinateurs".
Les grosses compagines se battent pour conserver la loi telle qu'elle a pu être contournée depuis qq temps, après c'être battus pour la modifier afin de ne plus avoir à la contourner. Les opposants se battent pour faire respecter la restriction qui empêche de breveter des idées.
-les opposants aux brevets sont des gens pleins de haine qui menacent les partisans des brevets de mort. Un avocat a même dû déménager à cause de menaces de ce style.
Quand on voit le nombre de signatures de la pétition en ligne contre les brevets logiciels (300.000), on se dit ques les exictés du genre ne doivent pas représenter le majorité, sinon il y aurait déjà eu des morts. Ce qui n'excuse pas les idiots en question.
-un brevet logiciel, c'est exactement comme un brevet matériel.
Ca n'a rien a voir pour au moins 3 raisons:
1)Un brevet logiciel ne porte pas sur un logiciel dans son intégralité, mais sur une fonctionnalité qui peut être minime (exemple brevet sur le format d'image JBIG couvert par 24 brevets!), les brevets logiciels sont donc beaucoup plus bloquants.
2) Les logiciels ont besoin d'être interopérables, d'où un système "winner-takes- all" qui fait qu'il n'est pas possible d'entrer en compétition avec un logiciel établi sans offrir aussi les même focntionnalité notament en terme de lecture de fichiers. Quelle compétition sera possible dans la bureautique si on laisse Microsoft utiliser des brevets pour interdire à des concurrents de lires ses formats de fichiers ? (comme ils le font pour la vidéo avec ASF il me semble)
3) La vitesse d'évolution des technologies en informatique est telle que la durée d'exclusivité accordée par les brevets est intolérable.
-les brevets bénéficient plus aux petites entreprises qu'aux grosses, mais les petites sont persuadées du contraire, on se demande pourquoi.
Microsoft a déposé 6258 brevets, quelles sont les petites entreprises qui peuvent être sûres de n'en violer aucun ? Si une petite entreprise dépose un brevet et que Microsoft veut passer utiliser l'idée brevetée, il y a de grandes chances qu'un accord de licences croisées soit proposé, permettant à la petite entreprise d'utiliser l'un des 6258 brevets de Microsoft contre le sien (il en reste encore pas mal en réserve à la grosse entreprise si elle peut faire du 1 contre 1 avec la petite entreprise).
[^] # Re: deux anecdotes sur les brevets vu par les entreprises
Posté par Bernard Hugueney . En réponse à la dépêche Brevets logiciels : la France demande un délai. Évalué à 3.
-les grosses companies se battent pour conserver la loi telle qu'elle a toujours été. Les opposants se battent pour restreindre le droit de breveter.
Convention de Munich Art.52. 2° : "Ne sont pas considérés comme des inventions les programmes d'ordinateurs".
Les grosses compagines se battent pour conserver la loi telle qu'elle a pu être contournée depuis qq temps, après c'être battus pour la modifier afin de ne plus avoir à la contourner. Les opposants se battent pour faire respecter la restriction qui empêche de breveter des idées.
-les opposants aux brevets sont des gens pleins de haine qui menacent les partisans des brevets de mort. Un avocat a même dû déménager à cause de menaces de ce style.
Quand on voit le nombre de signatures de la pétition en ligne contre les brevets logiciels (300.000), on se dit ques les exictés du genre ne doivent pas représenter le majorité, sinon il y aurait déjà eu des morts. Ce qui n'excuse pas les idiots en question.
-un brevet logiciel, c'est exactement comme un brevet matériel.
Ca n'a rien a voir pour au moins 3 raisons:
1)Un brevet logiciel ne porte pas sur un logiciel dans son intégralité, mais sur une fonctionnalité qui peut être minime (exemple brevet sur le format d'image JBIG couvert par 24 brevets!), les brevets logiciels sont donc beaucoup plus bloquants.
2) Les logiciels ont besoin d'être interopérables, d'où un système "winner-takes- all" qui fait qu'il n'est pas possible d'entrer en compétition avec un logiciel établi sans offrir aussi les même focntionnalité notament en terme de lecture de fichiers. Quelle compétition sera possible dans la bureautique si on laisse Microsoft utiliser des brevets pour interdire à des concurrents de lires ses formats de fichiers ? (comme ils le font pour la vidéo avec ASF il me semble)
3) La vitesse d'évolution des technologies en informatique est telle que la durée d'exclusivité accordée par les brevets est intolérable.
-les brevets bénéficient plus aux petites entreprises qu'aux grosses, mais les petites sont persuadées du contraire, on se demande pourquoi.
Microsoft a déposé 6258 brevets, quelles sont les petites entreprises qui peuvent être sûres de n'en violer aucun ? Si une petite entreprise dépose un brevet et que Microsoft veut passer utiliser l'idée brevetée, il y a de grandes chances qu'un accord de licences croisées soit proposé, permettant à la petite entreprise d'utiliser l'un des 6258 brevets de Microsoft contre le sien (il en reste encore pas mal en réserve à la grosse entreprise si elle peut faire du 1 contre 1 avec la petite entreprise).