En fait, la prémisse est fausse, le libre cherche à préserver la liberté des personnes qui codent.
La définition du logiciel libre tourne autour du code, et 3 des 4 libertés sont à destination des codeurs avant tout.
Pas "avant tout", à la base il s'agit des premiers utilisateurs de leurs outils. Opposer simplement population utilisatrice et population codeuse est pour moi une erreur. En fait on a plutôt uniquement user, dev user et uniquement dev, et la dernière catégorie est un problème plus important à mes yeux : des gens qui produisent des choses qu'ils n'utilisent pas pour eux-mêmes, donc plutôt loin des besoins utilisateur, et on arrive sur des soucis éthiques (l'équivalent dans l'alimentaire serait de produire massivement des légumes avec force engrais et pesticides mais d'acheter sa conso perso au magasin bio, d'élever des porcs en batterie mais de consommer ses porcelets perso élevés en plein air, ou dans l'industrie de produire des petites voitures tout en roulant en grosse berline ou en vélo au quotidien, etc.) : risques de tromperie, escroquerie, négligence sur la sécurité (alimentaire, informatique, etc.), enfermement des utilisateurs captifs, etc. (Surtout dans un monde hypercentré sur le profit).
Qu'il y ait une population non codeuse simple utilisatrice, ok, division du travail, société complexe, je ne produis pas moi mes outils, mes matières premières, ma bouffe, mon logement, etc. (*) Mais que l'on ait des gens qui n'utilisent pas ce qu'ils produisent est un souci. Empiré s'ils ont le besoin mais préfèrent la solution d'un autre à la leur quand c'est pour eux.
(*) on peut relativiser avec la doc, la traduction, les remontées de bugs, les tests, le multimédia l'entraide, etc. Bref tout ce qui n'est pas pur code, qui est plus accessible à la population non-codeuse (au sens pire code)
[^] # Re: Libre
Posté par Benoît Sibaud (site web personnel) . En réponse au journal Libre est Queer. Évalué à 9.
Pas "avant tout", à la base il s'agit des premiers utilisateurs de leurs outils. Opposer simplement population utilisatrice et population codeuse est pour moi une erreur. En fait on a plutôt uniquement user, dev user et uniquement dev, et la dernière catégorie est un problème plus important à mes yeux : des gens qui produisent des choses qu'ils n'utilisent pas pour eux-mêmes, donc plutôt loin des besoins utilisateur, et on arrive sur des soucis éthiques (l'équivalent dans l'alimentaire serait de produire massivement des légumes avec force engrais et pesticides mais d'acheter sa conso perso au magasin bio, d'élever des porcs en batterie mais de consommer ses porcelets perso élevés en plein air, ou dans l'industrie de produire des petites voitures tout en roulant en grosse berline ou en vélo au quotidien, etc.) : risques de tromperie, escroquerie, négligence sur la sécurité (alimentaire, informatique, etc.), enfermement des utilisateurs captifs, etc. (Surtout dans un monde hypercentré sur le profit).
Qu'il y ait une population non codeuse simple utilisatrice, ok, division du travail, société complexe, je ne produis pas moi mes outils, mes matières premières, ma bouffe, mon logement, etc. (*) Mais que l'on ait des gens qui n'utilisent pas ce qu'ils produisent est un souci. Empiré s'ils ont le besoin mais préfèrent la solution d'un autre à la leur quand c'est pour eux.
(*) on peut relativiser avec la doc, la traduction, les remontées de bugs, les tests, le multimédia l'entraide, etc. Bref tout ce qui n'est pas pur code, qui est plus accessible à la population non-codeuse (au sens pire code)