• # Où placer la subversion ?

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Libre est Queer. Évalué à 8.

    J'ai beaucoup aimé ta conférence sur l'IA aux JDLL. Merci de l'avoir retranscrite au passage, ce qui m'a permis d'y accéder.

    J'avais un questionnement à sa lecture, qui se réactive ici : je comprends bien la détestation de l'IA en tant que projet politique, mais j'ai l'impression que tu ne l'applique pas forcément à tous les outils placés sous le nom "d'IA". S'il y a des modèles réellement libres qui émergent, c'est à dire avec des données acquises en respectant les licences, est-ce que tu considèrerais ça comme acceptable ? Encore que, il faudrait sans doute que cela se place aussi dans un projet politique suffisamment "à côté" aussi : s'il faut bétonner et faire des centrales nucléaires en plus pour un LLM libre, je ne sais pas trop s'il serait fondamentalement différent des autres.

    De même que le copyleft est effectivement basé sur le copyright pour le détourner de son objectif initial, est-ce que tu envisages que les outils et algorithmes associés à "l'IA" puissent être détournés pour un usage profitable ?

    À titre personnel je me questionne beaucoup. J'explore et expérimente (comme j'ai pu le faire avec d'autres produits capitalistes et d'autres copies de produits), pour essayer de comprendre les possibilités et limites. Il y a des aspects où c'est juste effrayant, comme les GAFAMS peuvent l'être. Une couche au dessus même, parce que le potentiel de destruction est exponentiel. Il y a aussi des usages possibles des outils (LLM et autres) qui peuvent être plutôt positifs, et d'autres enfin où s'en interdire l'usage risque de donner un avantage à un certain type de monde, et pas le meilleur à mon goût. Je n'ai vraiment pas de réponse à tout ça, il me faudra une dizaine d'année encore au moins pour me faire un avis tranché, mais ta lecture de tout cela m'intéresse et m'aide à comprendre certains mécanismes.