Le petit troll qui a émergé d'une liste debian
Pas lu ce fil de discussion, mais je dois dire que question polémique, ton post est pas mal aussi :-). Et je mets les pieds dedans sans hésiter une seconde, car un troll ça désigne un débat qui devient inutile car tournant en rond, ce qui n'est pas le cas de celui-ci.
Voici quelques inconvénients que je vois aux sections invariantes (et je n'ai pas lu le "troll" de chez Debian) :
- elle ne doivent pas traiter du sujet principal du document (sections secondaires), la frontière entre l'objet principal du document et ce dont traite la section de second plan est assez floue pour créer tout un tas de polémiques et de désacords (et de trolls ;) )
- elles peuvent servir à définir le cadre du document (conseil donné dans la licence FDL), c'est à dire dans quel sens devront aller les évolutions du document... question liberté de modification, on repassera
- le problème d'extraction d'un morceau de texte n'est pas lié au fait qu'il faut importer 100 Ko de texte immuable, mais plutôt au fait que pour la moindre citation, il faudra importer des choses qui n'ont rien à voir avec son texte (sauf autorisation explicite de l'auteur, mais on sort du cadre de la licence)... la FSF reprochait la clause publicitaire de la BSD originelle, c'est à mon sens exactement le même problème
Bien sûr, tout ceci ne tient que si on considère qu'un texte n'a pas les mêmes contraintes qu'un logiciel. C'est à mon avis là que se situe ton erreur et celle de la FSF.
On pourrait simplement réfuter cette idée en discutant de l'idée qu'est sensé traduire un texte. C'est bien sur cette considération que tu (tout comme la FSF) penses qu'un texte n'a pas le même status qu'un logiciel.
Quand on développe un logiciel, on fait des choix. Certes qualifiés de techniques, mais un choix c'est quoi sinon la traduction d'une politique? On pourra prendre par exemple la question de l'intégration de DRM dans le noyau Linux. Ou encore, OpenOffice.org offre un export en Flash ; c'est une politique qu'ils ont choisi et rien ne m'interdit de diffuser une version sans l'export en Flash (parce que je n'aime pas Macromedia par exemple).
A présent, j'aime bien les 4 libertés définies par la FSF et il me plait aussi d'avoir les mêmes libertés dans d'autres domaines que le logiciel. A partir du moment où une modification n'implique pas l'altération de l'original mais nécessairement une copie (domaine de l'immatériel), cette philosophie du logiciel libre peut s'appliquer. Je ne suis donc pas contre la FDL, mais je ne la considère pas comme libre si les sections invariables sont utilisées (après, il y a d'autres choses qui me déplaisent dans cette licence mais c'est un autre débat).
Dernières remarques, en vrac : Et ça, la nouvelle interpretation des guidelines de debian apparamment le fait très bien, en restreignant l'accès à des documentations du logiciel libre parce que des sections ne sont pas en accord avec leurs chartes.
On peut retourner cette même réflexion contre l'interprétation de la GPL et la FDL par la FSF.
par contre je suis contre la récupération idéologique, ou la modification de mes propos
Penses-tu que ce problème n'a pas été réglé par les logiciels libres ?
C'est tout à fait impossible légalement avec un logiciel libre : tu ne peux pas attribuer tes modifications à l'auteur originel.
CA FAIT parti de notre patrimoine, et c'est essentiel de conserver ces écrits
C'est un moyen d'utiliser la libre diffusion pour favoriser la propagation d'une idée immuable. Dans le monde du logiciel, c'est comparable au freeware.
Car la plus part d'entre nous, ne cherchent pas à faire du coupé collé avec les docs, on veut avant tout pouvoir les lire, en discuter, et travailler dessus.
Traduction dans le monde du logiciel : "Car la plupart d'entre nous ne cherche pas à extraire du code d'un logiciel pour l'intégrer dans un autre, on veut avant tout pouvoir l'utiliser et l'étudier". Et la liberté de modifier ?
ils voient des textes comme une simple suite de bits dénués de sens
Et un logiciel, c'est une simple suite de bits dénuée de sens ?
[^] # Re: Un mainteneur HURD poussé dehors par Stallman pour avoir critiqué une licence GNU
Posté par Jonathan ILIAS-PILLET . En réponse à la dépêche Un mainteneur HURD poussé dehors par Stallman pour avoir critiqué une licence GNU. Évalué à 3.
Pas lu ce fil de discussion, mais je dois dire que question polémique, ton post est pas mal aussi :-). Et je mets les pieds dedans sans hésiter une seconde, car un troll ça désigne un débat qui devient inutile car tournant en rond, ce qui n'est pas le cas de celui-ci.
Voici quelques inconvénients que je vois aux sections invariantes (et je n'ai pas lu le "troll" de chez Debian) :
- elle ne doivent pas traiter du sujet principal du document (sections secondaires), la frontière entre l'objet principal du document et ce dont traite la section de second plan est assez floue pour créer tout un tas de polémiques et de désacords (et de trolls ;) )
- elles peuvent servir à définir le cadre du document (conseil donné dans la licence FDL), c'est à dire dans quel sens devront aller les évolutions du document... question liberté de modification, on repassera
- le problème d'extraction d'un morceau de texte n'est pas lié au fait qu'il faut importer 100 Ko de texte immuable, mais plutôt au fait que pour la moindre citation, il faudra importer des choses qui n'ont rien à voir avec son texte (sauf autorisation explicite de l'auteur, mais on sort du cadre de la licence)... la FSF reprochait la clause publicitaire de la BSD originelle, c'est à mon sens exactement le même problème
Bien sûr, tout ceci ne tient que si on considère qu'un texte n'a pas les mêmes contraintes qu'un logiciel. C'est à mon avis là que se situe ton erreur et celle de la FSF.
On pourrait simplement réfuter cette idée en discutant de l'idée qu'est sensé traduire un texte. C'est bien sur cette considération que tu (tout comme la FSF) penses qu'un texte n'a pas le même status qu'un logiciel.
Quand on développe un logiciel, on fait des choix. Certes qualifiés de techniques, mais un choix c'est quoi sinon la traduction d'une politique? On pourra prendre par exemple la question de l'intégration de DRM dans le noyau Linux. Ou encore, OpenOffice.org offre un export en Flash ; c'est une politique qu'ils ont choisi et rien ne m'interdit de diffuser une version sans l'export en Flash (parce que je n'aime pas Macromedia par exemple).
A présent, j'aime bien les 4 libertés définies par la FSF et il me plait aussi d'avoir les mêmes libertés dans d'autres domaines que le logiciel. A partir du moment où une modification n'implique pas l'altération de l'original mais nécessairement une copie (domaine de l'immatériel), cette philosophie du logiciel libre peut s'appliquer. Je ne suis donc pas contre la FDL, mais je ne la considère pas comme libre si les sections invariables sont utilisées (après, il y a d'autres choses qui me déplaisent dans cette licence mais c'est un autre débat).
Dernières remarques, en vrac :
Et ça, la nouvelle interpretation des guidelines de debian apparamment le fait très bien, en restreignant l'accès à des documentations du logiciel libre parce que des sections ne sont pas en accord avec leurs chartes.
On peut retourner cette même réflexion contre l'interprétation de la GPL et la FDL par la FSF.
par contre je suis contre la récupération idéologique, ou la modification de mes propos
Penses-tu que ce problème n'a pas été réglé par les logiciels libres ?
C'est tout à fait impossible légalement avec un logiciel libre : tu ne peux pas attribuer tes modifications à l'auteur originel.
CA FAIT parti de notre patrimoine, et c'est essentiel de conserver ces écrits
C'est un moyen d'utiliser la libre diffusion pour favoriser la propagation d'une idée immuable. Dans le monde du logiciel, c'est comparable au freeware.
Car la plus part d'entre nous, ne cherchent pas à faire du coupé collé avec les docs, on veut avant tout pouvoir les lire, en discuter, et travailler dessus.
Traduction dans le monde du logiciel : "Car la plupart d'entre nous ne cherche pas à extraire du code d'un logiciel pour l'intégrer dans un autre, on veut avant tout pouvoir l'utiliser et l'étudier". Et la liberté de modifier ?
ils voient des textes comme une simple suite de bits dénués de sens
Et un logiciel, c'est une simple suite de bits dénuée de sens ?