Si t'a 0 actif ton retraité il peut toujours se brosser pour acheter des légumes qui n'ont jamais été plantés.
Tu as juste lissé sur la démographie mondiale. Tu n'es évidemment pas robuste à la disparition de l'humanité, mais tu as effacé tous les effets locaux.
Tout ce que tu fais avec la capitalisation, c'est ajouter un intermédiaire qui promet un certain rendement
Bah c'est pas rien :-) En plus tu n'es même pas obligé d'avoir des fonds de pension privés, tu peux très bien en théorie avoir une gestion par l'État (je ne sais pas pourquoi, je pense que peu de gens seraient intéressés par ça).
et si t'as pas de bol il est plus la au moment de la retraite
Les finances des États ne sont pas sans limites non plus...
Pour assurer le rendement promis, l'intermédiaire (ou les intermédiaires) va faire pressions sur les travailleurs
Je ne sais pas où tu veux en venir, tu décris le fonctionnement du système capitalisme tel qu'il existe déja. Ça n'est pas très réaliste d'imaginer que plus de fonds de pension voudrait dire encore plus de pression sur les salariés : tous les acteurs d'un système capitaliste mettent déja une pression maximale sur le retour sur investissement. D'un autre côté, les fonds de pension gèrent à très long terme, donc on peut imaginer que c'est bien plus vertueux pour la stabilité de l'économie que le microtrading...
sauf que le jour où ces derniers déciderons que ton argent c'est de la monnaie de singe, il ne te resteras plus que tes yeux pour pleurer, car t'auras activement détruit le peu de travailleur qu'il te restait.
Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Si tu achètes des actions d'openAI en dollars en 2025, elles seront toujours en dollars en 2065 quand tu partiras à la retraite. Si on échange alors 1000€ pour 1 dollar parce que l'Europe s'est effondrée et pas les US (franchement, pas sûr que ça soit le plus réaliste), tu auras beaucoup d'euros par action, puisque tu bénéficieras du taux de change de 2065. Il y a un truc qui ne marche pas dans ton raisonnement je pense.
Par ailleurs ton système par capitalisation est inique
C'est des formules toutes faites, ton truc. Le système par répartition est une assurance, ta retraite est proportionnelle à ton salaire actif, donc elle reproduit les différences de salaire de la même manière que le ferait un système par capitalisation.
par ailleurs tu semble oublier que j'ai précisé qu'il y'a moyen d'investir (marginalement) lors des années fastes;
Du coup, tu souhaites un système mixte capitalisation + répartition? Il me semble qu'il y a un problème majeur, c'est qu'il n'existe pas un niveau de cotisation de référence. Dans les années 1970 le niveau de cotisation était très faible par rapport à aujourd'hui, mais personne à l'époque ne s'est dit "tiens, mettons en place une augmentation des cotisations ce qui permettrait de transformer le système de répartition en un système mixte, et donc de couvrir une partie des retraites de 2025 par les revenus du capital qu'on a judicieusement placé quand on en avait les moyens". J'ai plutôt l'impression que le niveau de cotisation est ajusté avec un algorithme du style "le plus bas possible pour couvrir les coûts, et s'il est trop élevé pour ne pas risquer une récession à cause du coût du travail on le plafonne, on augmente la durée de cotisation et on emprunte pour compenser".
Je pense que la compensation d'année en année ça marche pour les cycles économiques (pour couvrir les récessions de quelques années) mais ça ne peut jamais combler les tendances démographiques.
De toutes manières, j'ai peur qu'il n'y ait aucune solution. Si on ne veut pas cotiser à 80% de notre salaire comme les fonctionnaires, il faudra augmenter la durée de cotisation et/ou baisser les pensions. La baisse des pensions va encourager le recours aux retraites complémentaires pour ceux qui en ont les moyens, et donc une transition vers une capitalisation partielle. C'est comme pour la Secu : pour prétendument "sauver le système" on doit le rendre inefficace, jusqu'à ce que les gens finissent par compléter le système public par des assurances privées, et à ce moment là on a fait un pas vers la perte du système, donc exactement le contraire de ce qu'on avait prétendu. Si on veut sauver un système de redistribution publique, il faut avoir un modèle pour le financer. Si on ne peut pas le financer parce qu'on n'a pas les richesses pour le faire, alors le système est condamné. "Sauver la répartition" quand il y a 56 retraités pour 100 actifs demande à consacrer une grande part des richesses que l'on produit aux retraites, et on n'a pas parlé du reste (défense, justice, éducation, etc); je trouve ça sacrément péremptoire d'accuser les puissances de l'argent de vouloir détruire le système par répartition alors qu'on n'a pas de solution à proposer qui n'impliquent pas un transfert injuste et massif des richesses entre générations—il ne faut pas oublier que les retraités d'aujourd'hui n'ont quasiment pas cotisé, ils ont gardé cette part du salaire pour eux.
[^] # Re: non.
Posté par arnaudus . En réponse au lien Social - Pour ou contre l'individualisme? Le débat sur la retraite par capitalisation relancé . Évalué à 2.
Tu as juste lissé sur la démographie mondiale. Tu n'es évidemment pas robuste à la disparition de l'humanité, mais tu as effacé tous les effets locaux.
Bah c'est pas rien :-) En plus tu n'es même pas obligé d'avoir des fonds de pension privés, tu peux très bien en théorie avoir une gestion par l'État (je ne sais pas pourquoi, je pense que peu de gens seraient intéressés par ça).
Les finances des États ne sont pas sans limites non plus...
Je ne sais pas où tu veux en venir, tu décris le fonctionnement du système capitalisme tel qu'il existe déja. Ça n'est pas très réaliste d'imaginer que plus de fonds de pension voudrait dire encore plus de pression sur les salariés : tous les acteurs d'un système capitaliste mettent déja une pression maximale sur le retour sur investissement. D'un autre côté, les fonds de pension gèrent à très long terme, donc on peut imaginer que c'est bien plus vertueux pour la stabilité de l'économie que le microtrading...
Je ne comprends pas ce que tu veux dire. Si tu achètes des actions d'openAI en dollars en 2025, elles seront toujours en dollars en 2065 quand tu partiras à la retraite. Si on échange alors 1000€ pour 1 dollar parce que l'Europe s'est effondrée et pas les US (franchement, pas sûr que ça soit le plus réaliste), tu auras beaucoup d'euros par action, puisque tu bénéficieras du taux de change de 2065. Il y a un truc qui ne marche pas dans ton raisonnement je pense.
C'est des formules toutes faites, ton truc. Le système par répartition est une assurance, ta retraite est proportionnelle à ton salaire actif, donc elle reproduit les différences de salaire de la même manière que le ferait un système par capitalisation.
Du coup, tu souhaites un système mixte capitalisation + répartition? Il me semble qu'il y a un problème majeur, c'est qu'il n'existe pas un niveau de cotisation de référence. Dans les années 1970 le niveau de cotisation était très faible par rapport à aujourd'hui, mais personne à l'époque ne s'est dit "tiens, mettons en place une augmentation des cotisations ce qui permettrait de transformer le système de répartition en un système mixte, et donc de couvrir une partie des retraites de 2025 par les revenus du capital qu'on a judicieusement placé quand on en avait les moyens". J'ai plutôt l'impression que le niveau de cotisation est ajusté avec un algorithme du style "le plus bas possible pour couvrir les coûts, et s'il est trop élevé pour ne pas risquer une récession à cause du coût du travail on le plafonne, on augmente la durée de cotisation et on emprunte pour compenser".
Je pense que la compensation d'année en année ça marche pour les cycles économiques (pour couvrir les récessions de quelques années) mais ça ne peut jamais combler les tendances démographiques.
De toutes manières, j'ai peur qu'il n'y ait aucune solution. Si on ne veut pas cotiser à 80% de notre salaire comme les fonctionnaires, il faudra augmenter la durée de cotisation et/ou baisser les pensions. La baisse des pensions va encourager le recours aux retraites complémentaires pour ceux qui en ont les moyens, et donc une transition vers une capitalisation partielle. C'est comme pour la Secu : pour prétendument "sauver le système" on doit le rendre inefficace, jusqu'à ce que les gens finissent par compléter le système public par des assurances privées, et à ce moment là on a fait un pas vers la perte du système, donc exactement le contraire de ce qu'on avait prétendu. Si on veut sauver un système de redistribution publique, il faut avoir un modèle pour le financer. Si on ne peut pas le financer parce qu'on n'a pas les richesses pour le faire, alors le système est condamné. "Sauver la répartition" quand il y a 56 retraités pour 100 actifs demande à consacrer une grande part des richesses que l'on produit aux retraites, et on n'a pas parlé du reste (défense, justice, éducation, etc); je trouve ça sacrément péremptoire d'accuser les puissances de l'argent de vouloir détruire le système par répartition alors qu'on n'a pas de solution à proposer qui n'impliquent pas un transfert injuste et massif des richesses entre générations—il ne faut pas oublier que les retraités d'aujourd'hui n'ont quasiment pas cotisé, ils ont gardé cette part du salaire pour eux.