Est-ce que tu te rends compte que de dire ce genre de choses, c'est aussi extrémiste que ce que pensent certains communistes révolutionnaires qui pensent que l'État est une fin en soi ?
Essaie de prendre un peu de recul, d'avoir une certaine forme d'honnêteté intellectuelle...
Certes, nombre d'entreprises publiques ont fait des conneries, et n'ont pas été optimales. Bien. Mais pendant ce temps, qu'on fait les entreprises privées ? Sont-elles tellement efficaces ? Si tu oses me répondre oui, c'est que tu es d'une insupportable mauvaise foi.
Tu dis : Pourquoi l'état? L'état est incapable gérer une entreprise, y'a qu'a voir son déficite et celle des entreprises public.
Des questions se posent tout de même. Un certain nombre de ces entreprises sont les principaux acteurs des services publics. Comment penses-tu intégrer ce genre de notion dans l'entreprise privée. Je te propose de te repencher sur les marché de l'eau en France, et du train en grande bretagne. Certains domaines coutent plus cher qu'ils ne rapportent. On l'accepte ou pas, c'est une question de choix de société. Le jour où la sécu sera privatisée (ce qui est en cours, de fait, comme les retraites ont été "sauvées" de façon à ce qu'elles soient notoirement insuffisantes, rendant ainsi quasi-obligatoire les fonds privés), et donc gérée comme un entreprise, j'espère que tu seras assez riche pour payer les centaines de milliers d'euros que coûteront la prise en charge de ton cancert, de la leucémie de ton fils, ou n'importe quelle saloperie que personne ne mérite.
Tu dis : Ce sont les entreprises qui créent des emplois et de la richesse.
Je suppose que tu ne sais pas que c'est le travail qui génère de la valeur.
L'entreprise n'est qu'une forme d'organisation du travail. Ce n'est pas non plus une fin en soi.
Quand au actionnaire idéal, il en existe beaucoup plus qu'on ne le crois.
Tu devrais lire le dernier bouquin de Bébéar, qui n'est pas vraiment un alter-mondialiste crypto-communiste libertaire, il me semble.
Le fond du problème c'est de se demander ce qu'est l'économie. Je pense (c'est pas moi qui dit cela, mais Bernard Marris, économiste) que l'économie c'est le partage. La question est alors double : qu'est-ce-qu'on partage ? Comment on le partage ?
Est-ce-que la croissance (quoi) est une fin en soi ? L'important est-il que le gâteau soit gros ? Sans regarder ce qu'il contient ? Quand tu es dans un embouteillage, tu comsommes de l'essence pour rien : c'est de la croissance. Tu vas t'ennerver, être stréssé, tu vas bouffer des médicaments, consuter des spécialistes : c'est de la croissance. Etc. La croissance n'est pas une fin en soi.
Et puis l'autre aspect de la question, comment on le partage ce gâteau. Les libéraux pur et durs disent : c'est la loi du plus fort. Le plus fort à plus de gâteau, et de la mailleure partie du gâteau qui plus est.
Il reste à espérer que l'homo aeconomicus est plus proche de l'homme de cromagnon que de l'homo sapiens, c'est-à-dire capable d'évoluer encore beaucoup... Si toutefois d'ici là, il n'a pas encore définitivement détruit sa maison.
[^] # Re: Compte rendu du groupe Attac & Logiciel libre au FSE
Posté par David Douard . En réponse à la dépêche Compte rendu du groupe Attac & Logiciel libre au FSE. Évalué à 5.
Essaie de prendre un peu de recul, d'avoir une certaine forme d'honnêteté intellectuelle...
Certes, nombre d'entreprises publiques ont fait des conneries, et n'ont pas été optimales. Bien. Mais pendant ce temps, qu'on fait les entreprises privées ? Sont-elles tellement efficaces ? Si tu oses me répondre oui, c'est que tu es d'une insupportable mauvaise foi.
Tu dis : Pourquoi l'état? L'état est incapable gérer une entreprise, y'a qu'a voir son déficite et celle des entreprises public.
Des questions se posent tout de même. Un certain nombre de ces entreprises sont les principaux acteurs des services publics. Comment penses-tu intégrer ce genre de notion dans l'entreprise privée. Je te propose de te repencher sur les marché de l'eau en France, et du train en grande bretagne. Certains domaines coutent plus cher qu'ils ne rapportent. On l'accepte ou pas, c'est une question de choix de société. Le jour où la sécu sera privatisée (ce qui est en cours, de fait, comme les retraites ont été "sauvées" de façon à ce qu'elles soient notoirement insuffisantes, rendant ainsi quasi-obligatoire les fonds privés), et donc gérée comme un entreprise, j'espère que tu seras assez riche pour payer les centaines de milliers d'euros que coûteront la prise en charge de ton cancert, de la leucémie de ton fils, ou n'importe quelle saloperie que personne ne mérite.
Tu dis : Ce sont les entreprises qui créent des emplois et de la richesse.
Je suppose que tu ne sais pas que c'est le travail qui génère de la valeur.
L'entreprise n'est qu'une forme d'organisation du travail. Ce n'est pas non plus une fin en soi.
Quand au actionnaire idéal, il en existe beaucoup plus qu'on ne le crois.
Tu devrais lire le dernier bouquin de Bébéar, qui n'est pas vraiment un alter-mondialiste crypto-communiste libertaire, il me semble.
Le fond du problème c'est de se demander ce qu'est l'économie. Je pense (c'est pas moi qui dit cela, mais Bernard Marris, économiste) que l'économie c'est le partage. La question est alors double : qu'est-ce-qu'on partage ? Comment on le partage ?
Est-ce-que la croissance (quoi) est une fin en soi ? L'important est-il que le gâteau soit gros ? Sans regarder ce qu'il contient ? Quand tu es dans un embouteillage, tu comsommes de l'essence pour rien : c'est de la croissance. Tu vas t'ennerver, être stréssé, tu vas bouffer des médicaments, consuter des spécialistes : c'est de la croissance. Etc. La croissance n'est pas une fin en soi.
Et puis l'autre aspect de la question, comment on le partage ce gâteau. Les libéraux pur et durs disent : c'est la loi du plus fort. Le plus fort à plus de gâteau, et de la mailleure partie du gâteau qui plus est.
Il reste à espérer que l'homo aeconomicus est plus proche de l'homme de cromagnon que de l'homo sapiens, c'est-à-dire capable d'évoluer encore beaucoup... Si toutefois d'ici là, il n'a pas encore définitivement détruit sa maison.
David