J'en pense que c'est un peu une conversation de bistro quand même.
Déja, la propriété intellectuelle est un droit international, qui s'ancre dans des conventions internationales. La remettre en question revient de facto à quitter l'OMS. Plus de films, de livres, de logiciels, de vidéos Youtube, plus de cinéma, plus de sport à la télé, plus d'imports d'objets technologiques. On vit en vase clos, comme en Iran, et éventuellement avec des trucs piratés de mauvaise qualité échangés sous le manteau.
Au final cela dessert les auteurs par individualisme
Oui, ils ne savent pas ce qui est bon pour eux. Heureusement que d'autres se proposent de réfléchir à leur place.
ils gagnent de l'argent mais ont de fait accès à moins de connaissances et technologies pour en développer d'autres.
Ils sont bêtes aussi ces auteurs, ils veulent faire des trucs idiots comme payer leurs factures et acheter à manger. Alors que s'ils ne le faisaient pas, ils auraient plein de connaissances à la place.
par exemple par financement participatif.
Une source de revenus stable et valorisante.
Ensuite le fruit de leur production est accessible à tous gratuitement.
L'avantage principal de vivre dans une démocratie libérale est qu'on peut tout à fait le faire. On peut lever des financements participatifs, et mettre le fruit de notre travail sous licence libre. C'est d'ailleurs comme ceci que fonctionnent de nombreux logiciels libres. Il n'y a donc aucun système à changer : juste fais-le. D'autres, en fonction d'une logique personnelle différente, choisiront de ne pas le faire, ce qui ne te retire aucun droit sur ta création artistique.
Au passage, le système alternatif proposé, il suppose une source de financement de type "argent qui tombe du ciel" pour tous ceux qui voudraient créer des trucs. On va voir un guichet, on dit "je voudrais créer un truc", et pouf, de l'argent. Ah non, pardon, c'est participatif : on va dire sur TikTok "je voudrais créer un truc", et pouf, miracle d'internet, de l'argent arrive à flots. Je n'ai pas trop compris qui payait, qui triait les projets selon quels critères, qui vérifiait que l'oeuvre livrée était bien conforme... En fait, je ne suis pas sûr que beaucoup d'auteurs verraient un avantage à un tel système. Si c'est pour créer un service public de la culture, un peu similaire par exemple à ce qu'on a avec la recherche, tes auteurs-fonctionnaires vont passer leur vie à administrer des services, à évaluer des projets, à organiser des concours destinés à ne garder qu'un candidat sur 1000.. Ça me parait loin de l'idée de départ.
le remettre en question pour mettre en place un nouveau me semble ce qui serait le plus juste et judicieux !
Ton système révolutionnaire ressemble étrangement à ce qui existait avant le droit d'auteur. Les auteurs étaient payés "en avance" par des mécènes, des éditeurs, ou par des journaux qui publiaient les oeuvres en feuilletons, puis dès l'oeuvre parue, tout ce petit monde se faisait un tas de fric sans que l'auteur n'en voie la couleur. Le droit d'auteur donne à l'auteur le choix de publier selon ses conditions, de garder le contrôle de l'oeuvre, et de signer un contrat avec un éditeur, en cédant un certain nombre de droits patrimoniaux en échange d'une rémunération proportionnelle aux ventes. C'est ce droit d'auteur qui rend possible les licences de type "copyleft" : sans droit d'auteur, le libre n'existerait pas, il n'y aurait qu'une sorte de domaine public et la publication reviendrait à une perte de contrôle totale et irrémédiable sur l'oeuvre. Le rêve des multinationales du numérique: tu peux pomper n'importe quel catalogue de musique ou de films et faire payer des abonnements sans rémunérer des auteurs, tu peux pomper tous les logiciels libres que tu veux et vendre des binaires chiffrés, tu peux imprimer des livres en Chine pour 1€ pièce et les vendre au prix que tu veux sur Amazon (tant pis pour les libraires)... Quel paradis!
# Qu'en pensez vous ?
Posté par arnaudus . En réponse au message Débat - Propriété intellectuelle et société. Évalué à 1. Dernière modification le 26 mai 2025 à 16:13.
J'en pense que c'est un peu une conversation de bistro quand même.
Déja, la propriété intellectuelle est un droit international, qui s'ancre dans des conventions internationales. La remettre en question revient de facto à quitter l'OMS. Plus de films, de livres, de logiciels, de vidéos Youtube, plus de cinéma, plus de sport à la télé, plus d'imports d'objets technologiques. On vit en vase clos, comme en Iran, et éventuellement avec des trucs piratés de mauvaise qualité échangés sous le manteau.
Oui, ils ne savent pas ce qui est bon pour eux. Heureusement que d'autres se proposent de réfléchir à leur place.
Ils sont bêtes aussi ces auteurs, ils veulent faire des trucs idiots comme payer leurs factures et acheter à manger. Alors que s'ils ne le faisaient pas, ils auraient plein de connaissances à la place.
Une source de revenus stable et valorisante.
L'avantage principal de vivre dans une démocratie libérale est qu'on peut tout à fait le faire. On peut lever des financements participatifs, et mettre le fruit de notre travail sous licence libre. C'est d'ailleurs comme ceci que fonctionnent de nombreux logiciels libres. Il n'y a donc aucun système à changer : juste fais-le. D'autres, en fonction d'une logique personnelle différente, choisiront de ne pas le faire, ce qui ne te retire aucun droit sur ta création artistique.
Au passage, le système alternatif proposé, il suppose une source de financement de type "argent qui tombe du ciel" pour tous ceux qui voudraient créer des trucs. On va voir un guichet, on dit "je voudrais créer un truc", et pouf, de l'argent. Ah non, pardon, c'est participatif : on va dire sur TikTok "je voudrais créer un truc", et pouf, miracle d'internet, de l'argent arrive à flots. Je n'ai pas trop compris qui payait, qui triait les projets selon quels critères, qui vérifiait que l'oeuvre livrée était bien conforme... En fait, je ne suis pas sûr que beaucoup d'auteurs verraient un avantage à un tel système. Si c'est pour créer un service public de la culture, un peu similaire par exemple à ce qu'on a avec la recherche, tes auteurs-fonctionnaires vont passer leur vie à administrer des services, à évaluer des projets, à organiser des concours destinés à ne garder qu'un candidat sur 1000.. Ça me parait loin de l'idée de départ.
Ton système révolutionnaire ressemble étrangement à ce qui existait avant le droit d'auteur. Les auteurs étaient payés "en avance" par des mécènes, des éditeurs, ou par des journaux qui publiaient les oeuvres en feuilletons, puis dès l'oeuvre parue, tout ce petit monde se faisait un tas de fric sans que l'auteur n'en voie la couleur. Le droit d'auteur donne à l'auteur le choix de publier selon ses conditions, de garder le contrôle de l'oeuvre, et de signer un contrat avec un éditeur, en cédant un certain nombre de droits patrimoniaux en échange d'une rémunération proportionnelle aux ventes. C'est ce droit d'auteur qui rend possible les licences de type "copyleft" : sans droit d'auteur, le libre n'existerait pas, il n'y aurait qu'une sorte de domaine public et la publication reviendrait à une perte de contrôle totale et irrémédiable sur l'oeuvre. Le rêve des multinationales du numérique: tu peux pomper n'importe quel catalogue de musique ou de films et faire payer des abonnements sans rémunérer des auteurs, tu peux pomper tous les logiciels libres que tu veux et vendre des binaires chiffrés, tu peux imprimer des livres en Chine pour 1€ pièce et les vendre au prix que tu veux sur Amazon (tant pis pour les libraires)... Quel paradis!