• [^] # Re: La différence entre démocratie et totalitarisme

    Posté par (site web personnel) . En réponse au lien Microsoft bloque les emails de ses employés contenant les mots « Palestine », « Gaza », « génocide ». Évalué à 10.

    Donc on est d'accord, tout est une question de subjectivité et de notre propre rapport au conflit...
    On peut également considérer que ça ne nous regarde pas.

    Pas que.

    Le concept même de l'ONU fait que la paix mondiale est une affaire de tous, d'où le fait que part exemple une résolution peut être adoptée par tous les États pour décider d'une voix à suivre concernant la fin du conflit. C'est l'objectif même de l'ONU, et de fait tout conflit entre États regarde les membres de l'ONU. De même par ailleurs que la violation des droits de l'Homme, car c'est un droit universel garanti par l'ONU, au hasard.

    Ensuite la France en étant membre du conseil permanent de Sécurité a un rôle encore plus important à ce sujet. De fait, la position de ces 5 états font que tous les conflits les regarde. C'est d'ailleurs cette position au sein du Conseil de Sécurité et la détention de l'arme nucléaire qui fait que la guerre de l'Ukraine concerne le monde entier aussi de part le statut de la Russie dans la géopolitique mondiale. Mais ça, pour les tenants du "ce conflit ne regarde que la Russie et l'Ukraine" le mettent bien sous le tapis, de même que les nombreux traités que de nombreux pays ont signé pour garantir certaines choses vis à vis de la Palestine d'une part mais aussi vis à vis de l'Ukraine d'autre part.

    Bref, la France a ici un rôle important à jouer comme d'autres États, au delà du fait que ce conflit de part l'ONU concerne tout le monde malgré tout.

    C'est un peu facile en tout cas d'un côté de valoriser la France, sa position dans le monde, dans l'Histoire mais de considérer qu'un conflit pour lequel l'Israël n'a pas tenu ses engagements et que malgré cela la France, comme d'autres, ont soutenu plus ou moins activement l'état hébreux pour ensuite conclure "cela ne nous regarde pas". Non, cela nous regarde, ce serait manqué à nos responsabilités et serait très hypocrite de ne pas agir là bas d'une façon ou d'une autre.

    Après ce n'est pas parce que le conflit nous concerne qu'on doit envoyer l'armée française au moindre débordement. Mais cela demande un peu plus que juste lever un sourcil.

    La stratégie concernant ce conflit qui a pourri depuis des décennies n'a pas fonctionné, donc il faut clairement changer d'approche.

    Et d'ailleurs l'absence de réaction européenne de manière ferme pose problème dans nos rapports internationaux. Premiers à critiquer et à demander de l'aide contre la Russie mais contre l'Israël à part des communiqués on n'a pas produit grand chose encore. Et en même temps les USA fournissent des armes sans arrêts. Ce n'est pas cohérent, le deux poids deux mesures pose problème dans nos relations économiques et diplomatiques.

    Par contre ça n'a à mon sens pas à être l'un des sujets principaux des débats politiques.

    Un des conflits en cours les plus importants de notre planète ne doit pas être un sujet principal ? Et de quoi on devrait parler alors ?

    En ce moment le nombre de faillites d'entreprises explose du fait du remboursement des dettes Covid et de l'explosion des factures d’électricité.
    Cela devrait être un sujet de discussion majeur.
    Mais non, on va tous ne parler que d'un conflit, où par ailleurs, nous n'avons aucune prise, que cela nous plaise ou non nous resterons des spectateurs.

    Je ne sais pas comment tu t'informes, mais je ne partage pas le même point de vue.

    Je ne m'informe pas spécialement avec des médias obscurs ou spécialisés, pourtant depuis le COVID certes on a beaucoup parlé de Gaza, de l'Ukraine mais les questions économiques, budgétaires, etc. ont aussi été largement couverts.

    Les faillites ou réduction de l'emploi dans de nombreuses structures (en particulier dans l'automobile ou le commerce, dernièrement), le prix de l'énergie, la compétitivité européenne en particulier depuis la crise énergétique et des élections européennes sans oublier le rapport Draghi, le dérapage budgétaire de la France depuis un an, etc. Tout cela a été régulièrement mentionné dans les médias généralistes. Et bien sûr les politiques ne sont pas les derniers pour aborder ces sujets. C'est même assez dépriment.

    Donc si la question de l'économie est largement couverte et si tu en parles à la population je doute que beaucoup ne soient pas conscients de ces aspects, que beaucoup soient particulièrement optimistes en ce moment.

    Alors oui au milieu de tout ça on peut aussi parler de Gaza, de l'Ukraine, du réchauffement climatique et autres. En fait comme une assemblée ou un gouvernement, on peut traiter plusieurs sujets en même temps car notamment on n'a pas vraiment le choix.

    Mais je ne pense pas que Gaza a phagocyté le reste, et vu l'inaction globale à ce sujet, je doute que ça monopolise tant que cela l'esprit de nos politiques préférés.

    Mais non, on va tous ne parler que d'un conflit, où par ailleurs, nous n'avons aucune prise, que cela nous plaise ou non nous resterons des spectateurs.

    Je suis assez certain que si le Conseil de Sécurité veut imposer à l'Israël le respect des résolutions de l'ONU, il le pourrait. Le soucis c'est que l'Israël ne respecte rien car personne ne ne lui impose d'une façon ou d'une autre.

    Donc si, on n'est pas que spectateur, en tant qu'État.

    s'en mêler pour le moment mais laisser leur population venir en masse en Occident et récolter les fruits plus tard, j'en sais rien.

    Bah voyons...