• [^] # Re: Lettre ouverte

    Posté par (site web personnel) . En réponse au journal Fork d’Organic Map et applis de navigation. Évalué à 6.

    Dans les deux cas – Gitea et Organic Maps – le problème n'est pas qu'un éditeur ou des contributeurs essaient de vendre des prestations autour du logiciel libre. Il existe une économie autour du logiciel libre et personne ne s'en plaint, bien au contraire.

    Le problème est que, dans les deux cas, les termes de la collaboration, ce qui fait que des gens qui ne se connaissent pas décident de travailler ensemble à la création d'une œuvre collective, ont été copieusement foulés du pied par un petit nombre d'individus (2 ou 3 dans le cas d'Organic Maps, 1 dans le cas de Gitea). Ces types ont procédé à des actes déloyaux envers la communauté de ces projets (réservation de marque, transfert de propriété du nom de domaine, injection de blobs binaires dans l'application distribuée, etc.). Ils ont donc brisé la confiance et les communautés se rebiffent en forkant. Leur réaction est parfaitement légitime.

    On ne s'engage dans un projet qu'après avoir pris connaissance des conditions d'engagement et des règles applicables. Si elles ne nous conviennent pas, on ne s'engage pas, si on se rend compte qu'elles sont délibérément foulées du pied, on quitte le projet. Cela vaut dans toutes les communautés.

    Pour un projet libre, on souhaite connaitre les règles d'engagement :
    - techniques (langage, outils, guide de contribution...),
    - juridiques (licence, propriété des droits patrimoniaux, accords de contribution...),
    - sociales (gouvernance, code de conduite...).

    Il est du devoir des porteurs du projet, des mainteneurs, de faire preuve de transparence et de créer un climat de confiance en publiant ces différentes règles et en veillant à leur application (y compris par eux-mêmes, les passe-droits étant très mal vécus, comme on a pu le voir dans la communauté Rust). Si ces personnes ne le font pas, il ne faut pas qu'elles s'étonnent de ne pas agréger de communauté ou de voir leur communauté forker pour construire ailleurs un projet dont les règles de fonctionnement sont plus saines et acceptables par tous.