• [^] # Re: sympa

    Posté par . En réponse au journal De la nostalgie du 486. Évalué à 4.

    Un peu par hasard, à vrai dire. À cette époque, le mot UNIX renvoyait à tout un imaginaire très prestigieux, d'ordis surpuissants, de hacking (au bon sens du terme). On voyait les pubs pour les stations Sun ou Silicon Graphics, avec des trucs 3D. Ça avait l'air tellement plus mieux ! (alors qu'en vrai à ce moment-là, sans doute qu'un Amiga faisait aussi bien, mais chut faut pas le dire :D).

    Linux, présenté comme une variante d'UNIX, ça permettait de toucher le truc du doigt sans casser sa tirelire. Comme il y avait eu un CD de Slackware dans une revue, j'avais essayé. Et au bout de quelques essais avec Slackware et Debian, plus ce genre de licence livre, qui semblait une bonne alternative au piratage, ben je suis resté scotché :p.

    Je pense que pas mal de gamins de l'époque (qui sont les vieux de Linuxfr aujourd'hui) ont suivi exactement le même chemin : on aimait bricoler le hardware, et là on pouvait bricoler le software aussi.

    Un truc qui a bien poussé le truc aussi, c'est qu'au lycée/BTS, il y avait un prof mordu par Linux aussi, et on avait pu monter des labos Postgres pour les TP, qui permettaient de réutiliser le matériel qui n'était plus supporté par SQLServer ou Netware. On avait même monté un proxy Squid pour partager la ligne RTC (ou RNIS peut-être ?), avec une interface web accessible aux profs1 permettant d'autoriser ou interdire l'accès à Internet par salle de classe.


    1. interface sur laquelle je n'avais pas de backdoor, non non, du tout.