Je pense que ce qu'essaie de dire arnaudus, c'est que le premier traitement de l'obésité est comportemental, et que le discours médical sur l'obésité est fondé sur des preuves solides de la dangerosité de l'obésité. Sur le second point, il a parfaitement raison : les preuves de la toxicité de l'excès de graisse corporelle, notamment au niveau abdominal, sont solides et reproduites dans de très nombreux contextes.
Sur le traitement comportemental... Je suis plus réservé. Déjà parce qu'une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit d'utile : s'il était facile de changer un comportement alimentaire, tout le monde le ferait. Il est vrai que le premier traitement, c'est le régime et l'exercice physique, mais quand il écrit :
Sauf problème physiologique rare, tu n'as que deux leviers sur le poids: la diète et l'activité physique.
Bah non, on en a d'autres, mais ils nécessitent de médicaliser la question. C'est-à-dire qu'il s'agit de traitements médicaux, avec leur cortège d'effets secondaires, qui doivent être utilisés en présence d'un besoin médical et sous surveillance médicale. Modulo ces réserves, on peut citer au moins deux traitements :
La chirurgie bariatrique (sleeve gastrectomy notamment)
Les agonistes du GLP-1 (médicaments de la famille de l'Ozempic)
L'un comme l'autre marchent, et donnent des résultats spectaculaires. Un peu trop spectaculaires d'ailleurs : ils ont eu tendance à devenir une mode, alors qu'ils doivent rester ce qu'ils sont : des traitements médicaux.
Du coup, je ne suis pas d'accord quand il écrit :
surmédicaliser le traitement de l'obésité ne va rien résoudre.
Traiter, ce n'est pas toujours traiter que la cause. Déjà, on l'a vu, il existe des traitements étiologiques (de la cause) efficaces. Et surtout, il faut médicaliser l'obésité ! C'est quand on la *sous-*médicalise que les gens vont perdre leur fric et leur santé chez Weight Watchers et compagnie. La prise en charge médicale comprend, entre autres, une éducation à l'image de soi, qui permet de comprendre sa physiologie et de refuser le discours sur la perte de poids facile (elle ne l'est jamais), et un dépistage et traitement indispensable des complications de l'obésité : complications métaboliques bien sûr (diabète, hypertension), mais aussi prévention cardiovasculaire, voire dépistage des cancers, sans oublier les complications métaboliques comme l'arthrose.
Après, je suis d'accord sur le fait qu'il y a des excès au discours body positive. Oui, il existe des obèses qui vont bien. Non, ce n'est pas la majorité. Il faut avoir le courage de tenir le discours suivant : l'obésité est une maladie, elle est grave, il existe des traitements. Ils sont désagréables, mais moins que le sera votre vie si vous restez obèse sans surveillance. Ceux qui vous disent que vous allez super bien vous mentent, et ceux qui vous présentent une solution miracle vous mentent aussi.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.
[^] # Re: saiki ?
Posté par Liorel . En réponse au lien PewDiePie : Il a décidé de basculer sous Linux.. Évalué à 7.
Je pense que ce qu'essaie de dire arnaudus, c'est que le premier traitement de l'obésité est comportemental, et que le discours médical sur l'obésité est fondé sur des preuves solides de la dangerosité de l'obésité. Sur le second point, il a parfaitement raison : les preuves de la toxicité de l'excès de graisse corporelle, notamment au niveau abdominal, sont solides et reproduites dans de très nombreux contextes.
Sur le traitement comportemental... Je suis plus réservé. Déjà parce qu'une fois qu'on a dit ça, on n'a rien dit d'utile : s'il était facile de changer un comportement alimentaire, tout le monde le ferait. Il est vrai que le premier traitement, c'est le régime et l'exercice physique, mais quand il écrit :
Bah non, on en a d'autres, mais ils nécessitent de médicaliser la question. C'est-à-dire qu'il s'agit de traitements médicaux, avec leur cortège d'effets secondaires, qui doivent être utilisés en présence d'un besoin médical et sous surveillance médicale. Modulo ces réserves, on peut citer au moins deux traitements :
L'un comme l'autre marchent, et donnent des résultats spectaculaires. Un peu trop spectaculaires d'ailleurs : ils ont eu tendance à devenir une mode, alors qu'ils doivent rester ce qu'ils sont : des traitements médicaux.
Du coup, je ne suis pas d'accord quand il écrit :
Traiter, ce n'est pas toujours traiter que la cause. Déjà, on l'a vu, il existe des traitements étiologiques (de la cause) efficaces. Et surtout, il faut médicaliser l'obésité ! C'est quand on la *sous-*médicalise que les gens vont perdre leur fric et leur santé chez Weight Watchers et compagnie. La prise en charge médicale comprend, entre autres, une éducation à l'image de soi, qui permet de comprendre sa physiologie et de refuser le discours sur la perte de poids facile (elle ne l'est jamais), et un dépistage et traitement indispensable des complications de l'obésité : complications métaboliques bien sûr (diabète, hypertension), mais aussi prévention cardiovasculaire, voire dépistage des cancers, sans oublier les complications métaboliques comme l'arthrose.
Après, je suis d'accord sur le fait qu'il y a des excès au discours body positive. Oui, il existe des obèses qui vont bien. Non, ce n'est pas la majorité. Il faut avoir le courage de tenir le discours suivant : l'obésité est une maladie, elle est grave, il existe des traitements. Ils sont désagréables, mais moins que le sera votre vie si vous restez obèse sans surveillance. Ceux qui vous disent que vous allez super bien vous mentent, et ceux qui vous présentent une solution miracle vous mentent aussi.
Ça, ce sont les sources. Le mouton que tu veux est dedans.