• [^] # Re: Protéger les auteurs

    Posté par . En réponse au lien Non aux faux livres IA : l’appel des écrivains et éditeurs européens. Évalué à 2. Dernière modification le 29 avril 2025 à 15:09.

    Oui, je pense qu'il y a de ça. C'est une expérience. Au final, ça peut très mettre bien en jeu de l'IA, comme le dit Jojo Mayer lui-même dans l'interview que j'ai posté :

    Je pense que jouer avec un groupe de musiciens est une expérience différente.
    Et je pense que la question de savoir si une performance humaine est meilleure qu’une performance de la machine n’est pas la bonne.
    Il est plus important de se demander quelle est la valeur d’une performance, quelle qu’elle soit, qu’elle soit créée par une machine ou par un humain.
    Je pense que cela nous aidera à prendre la bonne décision, sur la place de la technologie dans l’art.

    Mais il dit aussi :

    Je pense qu’il indispensable d’apprendre à coexister avec la technologie qui nous envahit.
    Nous devons donc créer un contrepoids, sans nécessairement utiliser cette technologie pour recréer ce que nous connaissons déjà, mais plutôt pour s’aventurer dans des espaces inconnus qui peuvent être utiles ou inutiles.

    C'est la dessus que je pense que la différence compte. Qu'est-ce que l'on cherche a faire au final ? Si c'est produire de façon industrielle de la soupe musicale ou du roman de gare, on sait déjà faire ça, avec des humains, et ça sera juste encore plus rentable avec des machines à la place des gens. Comme on est dans un monde qui recherche l'optimisation économique a tout prix, il y a de grande chance que cela arrive.

    Si par contre, la machine (ou l'IA) s'inscrit dans une démarche artistique authentique (mais c'est aussi vrai pour la science), alors, il n'y aucune raison de la craindre. Au contraire, c'est un nouveau champ de possible et d'expérimentation. Mais ça, ce n'est pas forcément ce que va rechercher l'industrie du divertissement, par exemple.

    Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.