Perso ça ne me dérange pas de consommer quelque chose conçu par un algorithme, tant est que le résultat est bon. Si les humains sont dépassés par un algo sur un domaine, ils feront autre chose, et cette activité sera un simple hobby comme un autre car on aimait bien le faire
J'ai pas du tout ce sentiment concernant l'art. Je suis désolé, mais si j'écoute une chanteuse de blues, je n'éprouve absolument pas la même chose qu'en écoutant un morceau synthétique pourtant identique. Si on me fait croire que c'est une chanteuse de blues, alors peut-être, mais si je sais que c'est purement artificiel, alors, ... ben non.
C'est surement parce que je cherche une forme d'empathie avec la chanteuse, que je comprend ses émotions parce qu'elles peuvent être semblables aux miennes, et que ça n'a absolument aucun sens dés qu'il s'agit d'émotions simulées par une machine.
Le problème, c'est qu'on réduit trop souvent l'art à un produit de consommation, et que beaucoup de gens ne sont plus capable de faire la différence entre une oeuvre d'art comme un roman et une canette de soda. Seule compte la satisfaction d'un désir de consommation.
L'IA ne fait que s'inscrire dans ce processus, qui permet d'optimiser la production industrielle de ce type de produit de consommation de masse en abaissant ses coûts.
Note que ça ne veut pas dire que l'on ne peut pas utiliser l'IA dans une démarche artistique plus authentique. J'ai par exemple en tête Jojo Mayer, un batteur suisse de Jazz/Fusion qui est dans cette démarche :
Donc en fait, le problème, comme souvent, ce n'est pas la technologie, c'est ce qu'on en fait. ça parait de l'enfonçage de porte ouverte que de dire cela, mais il semble que ça reste quand même nécessaire. L'IA ne fera pas de notre monde un monde meilleur ou pire, elle fera un monde différent, et c'est ce que nous en ferons qui fera de ce monde différent un monde meilleur ou pire que celui dans lequel nous sommes.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: Protéger les auteurs
Posté par Big Pete . En réponse au lien Non aux faux livres IA : l’appel des écrivains et éditeurs européens. Évalué à 4.
J'ai pas du tout ce sentiment concernant l'art. Je suis désolé, mais si j'écoute une chanteuse de blues, je n'éprouve absolument pas la même chose qu'en écoutant un morceau synthétique pourtant identique. Si on me fait croire que c'est une chanteuse de blues, alors peut-être, mais si je sais que c'est purement artificiel, alors, ... ben non.
C'est surement parce que je cherche une forme d'empathie avec la chanteuse, que je comprend ses émotions parce qu'elles peuvent être semblables aux miennes, et que ça n'a absolument aucun sens dés qu'il s'agit d'émotions simulées par une machine.
Le problème, c'est qu'on réduit trop souvent l'art à un produit de consommation, et que beaucoup de gens ne sont plus capable de faire la différence entre une oeuvre d'art comme un roman et une canette de soda. Seule compte la satisfaction d'un désir de consommation.
L'IA ne fait que s'inscrire dans ce processus, qui permet d'optimiser la production industrielle de ce type de produit de consommation de masse en abaissant ses coûts.
Note que ça ne veut pas dire que l'on ne peut pas utiliser l'IA dans une démarche artistique plus authentique. J'ai par exemple en tête Jojo Mayer, un batteur suisse de Jazz/Fusion qui est dans cette démarche :
Jojo Mayer _ ME/MACHINE sur Youtube
Plus d'explication sur sa démarche ici : https://innovecteur.com/2023/07/10/humain-machine-creation-musicale-en-temps-reel/
Donc en fait, le problème, comme souvent, ce n'est pas la technologie, c'est ce qu'on en fait. ça parait de l'enfonçage de porte ouverte que de dire cela, mais il semble que ça reste quand même nécessaire. L'IA ne fera pas de notre monde un monde meilleur ou pire, elle fera un monde différent, et c'est ce que nous en ferons qui fera de ce monde différent un monde meilleur ou pire que celui dans lequel nous sommes.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.