Par contre, je ne suis pas sûr qu'il soit complètement légitime de parler de bulle. Disons que c'est toujours compliqué; quand tu as un nouveau marché qui intéresse les investisseurs, ça va drainer les capitaux, et les entreprises vont avoir tendance à être valorisées, les investisseur prédisant un très fort retour sur investissement à long terme. Mais vu les incertitudes sur l'avenir du marché de l'IA, ça me semble présomptueux de penser que ce retour est surestimé. Les valorisations boursières de Microsoft ou d'Apple dans les années 1990 n'étaient pas des bulles, ces entreprises ont réellement versé beaucoup, beaucoup d'argent à leurs actionnaires dans les années qui ont suivi.
Au niveau des LLM par exemple, dans beaucoup d'entreprises, les salariés utilisent les accès gratuits de manière "pirate", en y copiant-collant tout et n'importe quoi, y compris des données sensibles. Ça me semblerait logique pour n'importe quelle entreprise de payer un abonnement pour contrôler le devenir de ces informations et pour conclure un accord de confidentialité, et ça ça peut rapporter beaucoup aux boites qui fournissent les LLM, "beaucoup" veut probablement dire des centaines de milliards globalement.
Ça me semble par exemple assez différent de la "bulle internet", ou des entreprises qui fournissaient des services gratuits à beaucoup d'audience mais sans aucun business model étaient valorisées à des niveaux sans commune mesure avec leur capacité à rapporter de l'argent. Là pour le coup c'était vraiment une bulle spéculative, puisque tout le monde était à peu près au courant que les actions étaient surévaluées.
Du coup, si les LLM font pshit dans les années qui viennent, oui, c'était peut-être une bulle, mais je trouve difficile de partir de ce principe actuellement, à moins de changer la définition de "bulle" pour y inclure tous les marchés qui attirent les investisseurs. En tout cas, les LLM c'est pas pareil que les NFT.
[^] # Re: Sur le même sujet
Posté par arnaudus . En réponse au lien Bulle IA et désastre climatique (très bon blog en général). Évalué à 5. Dernière modification le 23 avril 2025 à 17:26.
Par contre, je ne suis pas sûr qu'il soit complètement légitime de parler de bulle. Disons que c'est toujours compliqué; quand tu as un nouveau marché qui intéresse les investisseurs, ça va drainer les capitaux, et les entreprises vont avoir tendance à être valorisées, les investisseur prédisant un très fort retour sur investissement à long terme. Mais vu les incertitudes sur l'avenir du marché de l'IA, ça me semble présomptueux de penser que ce retour est surestimé. Les valorisations boursières de Microsoft ou d'Apple dans les années 1990 n'étaient pas des bulles, ces entreprises ont réellement versé beaucoup, beaucoup d'argent à leurs actionnaires dans les années qui ont suivi.
Au niveau des LLM par exemple, dans beaucoup d'entreprises, les salariés utilisent les accès gratuits de manière "pirate", en y copiant-collant tout et n'importe quoi, y compris des données sensibles. Ça me semblerait logique pour n'importe quelle entreprise de payer un abonnement pour contrôler le devenir de ces informations et pour conclure un accord de confidentialité, et ça ça peut rapporter beaucoup aux boites qui fournissent les LLM, "beaucoup" veut probablement dire des centaines de milliards globalement.
Ça me semble par exemple assez différent de la "bulle internet", ou des entreprises qui fournissaient des services gratuits à beaucoup d'audience mais sans aucun business model étaient valorisées à des niveaux sans commune mesure avec leur capacité à rapporter de l'argent. Là pour le coup c'était vraiment une bulle spéculative, puisque tout le monde était à peu près au courant que les actions étaient surévaluées.
Du coup, si les LLM font pshit dans les années qui viennent, oui, c'était peut-être une bulle, mais je trouve difficile de partir de ce principe actuellement, à moins de changer la définition de "bulle" pour y inclure tous les marchés qui attirent les investisseurs. En tout cas, les LLM c'est pas pareil que les NFT.