Oui, mais tu n'as pas de chance parce que j'ai de bonnes raisons d'en avoir entendu parler.
Je m'en doutais mais c'est plutôt une chance en fait, justement.
C'est du même niveau de bullshit que tes histoires d'AI. Ils font de la métagénomique systématique (ils échantillonnent de l'eau et ils séquencent). C'est hyper-standard.
Oui, c'est une technologie de 2010. Tu te rappelle la hype sur le "big-data" ? A ce moment, il fallait être un data-scientist pour être dans le coup. Aujourd'hui, c'est hyper-standard, et tu qualifie, surement avec raison, cette hype passée de bullshit.
Mon opinion, c'est que ça va faire la même chose avec l'IA. En 2040, on regardera l'IA avec le même regard, c'est hyper-standard, et on s'amusera de l'enthousiasme de ceux qui en faisait l'apologie en 2025 et on critiquera ceux qui ont foncé dedans tête baissée sans être capable de prendre du recul sur tout les problèmes qu'elle ne manque pas de poser.
ça ne veut pas dire que cette techno n'a pas d'impact, qu'elle n'a pas d’intérêt, ou qu'elle n'apportera pas de progrès importants dans certains domaines. C'est comme pour Internet. Les vieux con aigris comme moi on y a cru quand on avait 20 ans. Internet devait changer le monde et le rendre meilleur. La réalité, c'est effectivement qu'il a changé le monde, mais il ne l'a pas rendu meilleur. Il a apporté des changements positif et mais aussi tout un tas de changements négatifs.
Le problème de la technophilie, c'est comme toute passion ou idéologie, ça rend aveugle, ça biaise notre pensée. C'est dur à admettre, mais c'est comme ça. Avec le temps, on essaye de devenir un peu plus sage, et on comprend quand un truc comme l'IA émerge, que ça va surement permettre des choses positives, mais aussi tout un tas d'autres qui le seront beaucoup moins. Et garder ce recul est nécessaire pour permettre de maximiser les aspects positifs du progrès technique, tout en atténuant le plus possible les aspects négatifs.
Reste le travail effectué avec la technologie. Dans le cas de Tara, il s'agit de comprendre, d'évaluer et d'augmenter nos connaissances au sujet du microbiome marin, d'en qualifier la diversité, de mesurer les impacts de nos activité sur lui, d'en comprendre les conséquences dans les écosystèmes.
C'est ça qui est important, et c'est ça qui restera dans l'histoire. C'est ça qui motive aussi ma critique. Comme le dit Barmic plus haut :
Il s’agit de DeepMind. C’est des chercheurs en IA qui s’intéressent aux dauphin. Leur sujet de recherche ce n’est pas les dauphins, comme ce n’était pas le jeu de go ou starcraft. C’est un élément potentiellement important, mais secondaire. Dans 3 ans ils passeront à un autre sujet, il n’y aura plus de dauphin mais toujours de l’IA. Donc c’est normal de parler d’IA.
Au final, dans leur recherche, les dauphins n'ont pas vraiment d'importance. Ils aurait pu étudier n'importe quoi d'autre. Et du coup, qu'est ce qu'il restera de leur projet dans 20, 30 ans ? juste une techno qui aura été rendue obsolète, ou hyper-standard par le progrès.
Cela dit, l'histoire de la technique c'est quelque chose que j'aime bien aussi. Mais c'est plus sympa à étudier quand c'est devenu vieux et un peu oublié.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.
[^] # Re: "qui sera partagé en tant que modèle ouvert"
Posté par Big Pete . En réponse au lien Comprendre les dauphins grâce à l'IA. Évalué à 4.
Je m'en doutais mais c'est plutôt une chance en fait, justement.
Oui, c'est une technologie de 2010. Tu te rappelle la hype sur le "big-data" ? A ce moment, il fallait être un data-scientist pour être dans le coup. Aujourd'hui, c'est hyper-standard, et tu qualifie, surement avec raison, cette hype passée de bullshit.
Mon opinion, c'est que ça va faire la même chose avec l'IA. En 2040, on regardera l'IA avec le même regard, c'est hyper-standard, et on s'amusera de l'enthousiasme de ceux qui en faisait l'apologie en 2025 et on critiquera ceux qui ont foncé dedans tête baissée sans être capable de prendre du recul sur tout les problèmes qu'elle ne manque pas de poser.
ça ne veut pas dire que cette techno n'a pas d'impact, qu'elle n'a pas d’intérêt, ou qu'elle n'apportera pas de progrès importants dans certains domaines. C'est comme pour Internet. Les vieux con aigris comme moi on y a cru quand on avait 20 ans. Internet devait changer le monde et le rendre meilleur. La réalité, c'est effectivement qu'il a changé le monde, mais il ne l'a pas rendu meilleur. Il a apporté des changements positif et mais aussi tout un tas de changements négatifs.
Le problème de la technophilie, c'est comme toute passion ou idéologie, ça rend aveugle, ça biaise notre pensée. C'est dur à admettre, mais c'est comme ça. Avec le temps, on essaye de devenir un peu plus sage, et on comprend quand un truc comme l'IA émerge, que ça va surement permettre des choses positives, mais aussi tout un tas d'autres qui le seront beaucoup moins. Et garder ce recul est nécessaire pour permettre de maximiser les aspects positifs du progrès technique, tout en atténuant le plus possible les aspects négatifs.
Reste le travail effectué avec la technologie. Dans le cas de Tara, il s'agit de comprendre, d'évaluer et d'augmenter nos connaissances au sujet du microbiome marin, d'en qualifier la diversité, de mesurer les impacts de nos activité sur lui, d'en comprendre les conséquences dans les écosystèmes.
C'est ça qui est important, et c'est ça qui restera dans l'histoire. C'est ça qui motive aussi ma critique. Comme le dit Barmic plus haut :
Au final, dans leur recherche, les dauphins n'ont pas vraiment d'importance. Ils aurait pu étudier n'importe quoi d'autre. Et du coup, qu'est ce qu'il restera de leur projet dans 20, 30 ans ? juste une techno qui aura été rendue obsolète, ou hyper-standard par le progrès.
Cela dit, l'histoire de la technique c'est quelque chose que j'aime bien aussi. Mais c'est plus sympa à étudier quand c'est devenu vieux et un peu oublié.
Faut pas gonfler Gérard Lambert quand il répare sa mobylette.