• [^] # Re: Avis d'un pro de l'installation/entretien

    Posté par (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal [HS] Pompe à chaleur : point d’étape, un an après – et ensuite ?. Évalué à 4.

    Là tu demandes concrètement aux politiques d’avoir 1. une vision plus lointaine que la prochaine échéance électorale et 2. d’imaginer les conséquences de leurs décisions pour pouvoir prendre les mesures compensatoires et les plannings qui vont bien.

    C’était déjà difficile quand on avait un gouvernement stable ; alors dans la situation actuelle c’est mort.

    Il y a aussi un vision à court terme et un totem du prix des énergies fossiles chez d’autres acteurs que les installateurs : l’autre jour, c’est le banquier qui expliquait à mes parents qu’une pompe à chaleur n’avait aucun intérêt... (les banquiers sont une part du problème ; le mien m’a regardé comme un extraterrestre le jour où je lui ait dit que je cherchais des investissements éco-responsables, et a été incapable de m’en trouver).

    Enfin il faudrait que les règles soient cohérentes entre elles. Par exemple, le DPE considère l’énergie primaire que consomme le logement. Pour l’électricité, le coefficient à appliquer est de 2,3. C’est pertinent pour le thermique à flamme, qui a un rendement dans ces eaux-là et dont l’énergie peut effectivement être utilisée de façon plus efficace autrement, par exemple en production de chaleur directe. Mais c’est complètement con pour l’éolien, le solaire, l’hydroélectrique hors STEP ; et inapplicable en France pour le nucléaire parce qu’on ne fait pas de cogénération pour des raisons essentiellement politiques. Dans tous ces cas l’énergie « non récupérée » n’est de toutes façons pas récupérable, et là on parle de l’immense majorité de la production électrique actuelle en France. Mais le calcul continue de plomber les performances des logements chauffés à l’électricité.

    La connaissance libre : https://zestedesavoir.com