Le problème n'est pas quelle soit provisoire mais d'avoir le temps de trouver une autre solution.
Le problème, c'est surtout de croire qu'on trouvera nécessairement une autre solution, comme d'autres croient au retour du Messie. Oui, on trouvera peut-être une autre solution. Peut-être qu'elle sera mieux, peut-être qu'elle sera beaucoup plus contraignante, peut-être que que les seules solutions qu'on trouvera sont celles qu'on employait il y a quelques siècles.
Les réserves annoncés le sont pour un doublement du prix du marché, plus on augmente le prix, plus il y a de réserve et plus le recyclage devient rentable
Les analyses purement économiques sont à mon sens assez creuses, ce sont les flux physiques qu'il faut évaluer. Plutôt que de parler d'une coût d'accès à une ressource, ou du coût du recyclage, il vaut mieux s'intéresser au coût énergétique, par exemple, ça permet d'éviter les analyses économiques spéculatives en restant plus proche des réalités. Ca permet aussi de comprendre qu'à moins de développer une dizaine de technologies miraculeuses dans le siècle qui vient, les réserves ne gonfleront pas comme un ballon de baudruche et que le recyclage ne sera jamais une opération neutre. Sur ce dernier point, tu peux par exemple lire Philippe Bihouix.
On a 100 ans de réserve d'Uranium pour les réacteur actuels, si on passe en Gen 4 (surgenerateur) on fait presque x100. Une central nucléaire est toujours une machine à vapeur plus besoin de charbon.
100 ans de réserves d'uranium dans un contexte où le nucléaire fait 5% du mix énergétique mondial, ça fait 20 ans si on passe à 100 %... Quand aux surgénérateurs, ça reste une éventualité, mais il n'est pas raisonnable de miser l'avenir de l'humanité sur une éventualité.
Par définition, le traitement d'information n'utilise pas d'énergie.
Pas tout à fait : Principe de Landauer. Mais bon, là tu parles de techniques spéculatives, pas du monde concret. J'aime bien la SF, mais c'est là pas le sujet.
[la croissance] est la somme des factures des entreprises en gros.
Oui, et dans un monde un peu plus rationnel, les externalités négatives seraient facturées aux entreprises. Et on constaterait que le monde est en récession depuis au moins quelques décennies.
Si intelligence est le moteur de la croissance (IA, science,...) tout cela a besoin de très peu de ressource comparativement à l'industrie.
Là on peut commencer à trouver un terrain d'entente :) La manière la plus intelligente de faire, dans le contexte actuelle, consiste à ne pas s’accrocher à un mode de vie toxique, mais à engager des évolutions sociétales, culturelles et politiques. Une forme de "croissance" culturelle, quoi. Ça a effectivement besoin de peu de ressources par rapport à ce que l'on fait actuellement, et ça permet de diviser par 4 son empreinte sans diviser par 4 sa qualité de vie.
[^] # Re: L'émission de CO2 n'est qu'un indicateur parmi d'autre
Posté par sobriquet . En réponse au journal 1 an en véhicule électrique uniquement. Évalué à 7.
Le problème, c'est surtout de croire qu'on trouvera nécessairement une autre solution, comme d'autres croient au retour du Messie. Oui, on trouvera peut-être une autre solution. Peut-être qu'elle sera mieux, peut-être qu'elle sera beaucoup plus contraignante, peut-être que que les seules solutions qu'on trouvera sont celles qu'on employait il y a quelques siècles.
Les analyses purement économiques sont à mon sens assez creuses, ce sont les flux physiques qu'il faut évaluer. Plutôt que de parler d'une coût d'accès à une ressource, ou du coût du recyclage, il vaut mieux s'intéresser au coût énergétique, par exemple, ça permet d'éviter les analyses économiques spéculatives en restant plus proche des réalités. Ca permet aussi de comprendre qu'à moins de développer une dizaine de technologies miraculeuses dans le siècle qui vient, les réserves ne gonfleront pas comme un ballon de baudruche et que le recyclage ne sera jamais une opération neutre. Sur ce dernier point, tu peux par exemple lire Philippe Bihouix.
100 ans de réserves d'uranium dans un contexte où le nucléaire fait 5% du mix énergétique mondial, ça fait 20 ans si on passe à 100 %... Quand aux surgénérateurs, ça reste une éventualité, mais il n'est pas raisonnable de miser l'avenir de l'humanité sur une éventualité.
Pas tout à fait : Principe de Landauer. Mais bon, là tu parles de techniques spéculatives, pas du monde concret. J'aime bien la SF, mais c'est là pas le sujet.
Oui, et dans un monde un peu plus rationnel, les externalités négatives seraient facturées aux entreprises. Et on constaterait que le monde est en récession depuis au moins quelques décennies.
Là on peut commencer à trouver un terrain d'entente :) La manière la plus intelligente de faire, dans le contexte actuelle, consiste à ne pas s’accrocher à un mode de vie toxique, mais à engager des évolutions sociétales, culturelles et politiques. Une forme de "croissance" culturelle, quoi. Ça a effectivement besoin de peu de ressources par rapport à ce que l'on fait actuellement, et ça permet de diviser par 4 son empreinte sans diviser par 4 sa qualité de vie.