Soit c'est aussi le cas d'un droit au chiffrement (qui dérive du droit à la vie privée, qu'on trouve dans la plupart des textes), qui ne devrait pas être absolu, et auquel cas, dans quel cas est ce qu'il ne devrait pas être absolu ?
Sortons un moment domaine technique, ce dont il est question en réalité c'est du secret des correspondances.
Ce secret est-il absolu ? Et bien non, car bien que garanti par la loi, il est levé lorsque les autorités judiciaires en font la demande et elles ont tout pouvoir pour aller fouiller partout.
Cela ne paraît donc pas totalement absurde que ses magistrats aient la possibilité de déchiffrer des données ou des correspondance qui ont sciemment été chiffrées dans le cadre d'un crime ou d'un délit.
Si on revient au sujet technique, la solution envisagée revient à rendre les techniques de chiffrement beaucoup moins fiables, pour ne pas dire inefficientes, et donc à pénaliser leurs usages légitimes.
Mais cette solution est de toute façon inapplicable. Même si les grandes entreprises étaient contraintes de mettre en place de tel systèmes de déchiffrement, il existera toujours d'autres moyens de chiffrer ses communications.
Quoi qu'il se passe, nous n'aurons rien gagné ni perdu, ni en liberté, ni en sécurité.
[^] # Re: idéologie
Posté par Voltairine . En réponse au lien La commission européenne veut *encore* casser le chiffrement de bout en bout des messageries. Évalué à 4.
Sortons un moment domaine technique, ce dont il est question en réalité c'est du secret des correspondances.
Ce secret est-il absolu ? Et bien non, car bien que garanti par la loi, il est levé lorsque les autorités judiciaires en font la demande et elles ont tout pouvoir pour aller fouiller partout.
Cela ne paraît donc pas totalement absurde que ses magistrats aient la possibilité de déchiffrer des données ou des correspondance qui ont sciemment été chiffrées dans le cadre d'un crime ou d'un délit.
Si on revient au sujet technique, la solution envisagée revient à rendre les techniques de chiffrement beaucoup moins fiables, pour ne pas dire inefficientes, et donc à pénaliser leurs usages légitimes.
Mais cette solution est de toute façon inapplicable. Même si les grandes entreprises étaient contraintes de mettre en place de tel systèmes de déchiffrement, il existera toujours d'autres moyens de chiffrer ses communications.
Quoi qu'il se passe, nous n'aurons rien gagné ni perdu, ni en liberté, ni en sécurité.