Pour moi la logique est simple, quand je publie quelque chose, on en perd le contrôle.
Pour moi la logique est simple, quand je publie quelque chose j'en garde le contrôle. On ne va pas aller bien loin avec ces arguments.
Tu peux dérouler autant d'arguments que tu veux, ça n'est que ton avis, qui n'a pas vocation à s'imposer à autrui. La convention de Berne (donc, l'acceptation des principes de la propriété intellectuelle par la communauté ) date de 1886, et les bases de la propriété intellectuelle en France remontent au XVe siècle, donc largement avant l'économie de marché et le capitalisme. La propriété immatérielle est un "pilier" du monde actuel, c'est sur la propriété intellectuelle que repose l'équilibre précaire de l'économie de la culture et de la création artistique.
Et au passage, ton interprétation du droit d'auteur tue une grande partie du logiciel libre, puisque tout logiciel libre deviendrait BSD-like. C'est le droit d'auteur qui permet de publier un logiciel avec une licence, et donc d'interdire des entreprises de diffuser une version binaire modifiée sans les sources.
Comparer ça a un simple copié-collé encore une fois c'est grossier. Même s'il y a littéralement eu un copié-collé a un moment dans le processus créatif.
Tu peux utiliser beaucoup d'octets pour tourner autour du pot de manière alambiquée pour expliquer comment tu essayes de te persuader que tu ne blanchis pas des licences, mais si, tu blanchis des licences. Tu prends des jeux sous licence, tu en produis une version que tu espères expurgée d'éléments d'identification indiscutables, et tu les republies sous licence libre. Mon argument c'est que 1) c'est par définition un travail dérivé, et que 2) ta licence libre étant falsifiée, tu transmets le risque juridique à ceux qui reproduiraient de bonne foi ce que tu as publié.
restreindre les possibilités vis a vis de ce que tu produis, ou même de ce qui est produit, ça apporte quoi a qui ?
Déja, c'est un droit, et personne n'a à se justifier de faire valoir un droit. Par exemple, j'ai le droit de t'empêcher de diffuser une photo de moi en train de boire une bière en maillot de bain. Ça restreint en effet les possibilités de ceux qui voudraient me voir en maillot de bain, et ça ne m'apporte rien, à part la satisfaction de ne pas que tout le monde me voit en maillot de bain. Tu peux essayer autant que tu veux de me convaincre qu'il n'y a pas de raison de diffuser cette photo, c'est mon droit et tu t'y plies, je n'ai pas à te convaincre de respecter mon droit.
Ensuite, le droit d'auteur ça me permet de contrôler qui diffuse ce que j'ai créé, dans quelles conditions, et éventuellement contre quelle rétribution. Tu as tout à fait le droit d'être en désaccord avec ces conditions, auquel cas tu fais comme si je n'avais rien diffusé du tout. En particulier, le droit d'auteur, c'est les droits patrimoniaux (le pognon), et les droits moraux. Les droits moraux c'est la civilisation du droit d'auteur, ça permet d'interdire l'utilisation d'une oeuvre sur une affiche électorale d'un parti qu'on désapprouve, par exemple.
Les droits patrimoniaux c'est ce qui permet à des millions de gens de vivre plus ou moins décemment de leur travail. Le travail intellectuel n'a pas à être un loisir, ça peut aussi être une activité professionnelle, et pour que ça soit le cas, il faut qu'elle soit associée à une source de revenus qui soit suffisamment stable et garantie par la loi.
Pour ma part par exemple, le droit d'auteur est ce qui permet de nouer un contrat équilibré avec des intermédiaires qui font un travail que je ne peux pas / n'ai pas envie de faire (en gros, la diffusion). Si j'ai du cash sous la main, je peux payer l'intermédiaire et la diffusion peut être sous licence libre. Si je n'ai pas de cash alors je peux ne pas payer l'intermédiaire et lui céder mes droits, il se débrouille alors pour se faire de l'argent.
Mais encore une fois, mon argument, c'est que tu fais ce que tu veux avec ta production, et c'est ça qui est génial. Tu veux faire du libre? Fais du libre, c'est super! Tu ne veux pas faire du libre? Bah ne fais pas de libre, c'est ton droit. Par contre, faire ton marché, retirer les éléments d'identification, et prétendre que c'est ta production, bah ça ressemble beaucoup plus à de la contrefaçon qu'à de la création; derrière, ton discours c'est de la justification politique pas très convainquante de ne pas avoir produit grand chose par toi-même mais de quand même vouloir changer le monde.
On est sur un site de logiciel libre, alors regarde le logiciel libre : les personnes qu'on respecte, ils ont créé des logiciels libres. Il y a des gens qui ont récupéré on ne sait pas trop comment des bouts de code de Microsoft Office et qui les ont publié sur des sites pas très regardants, mais ici, on ne connait pas leur nom, et on ne les considère pas du tout comme des héros.
[^] # Re: Rainbow deck
Posté par arnaudus . En réponse au message Open Source et Jeux de sociétés - Gamadaru. Évalué à 3.
Pour moi la logique est simple, quand je publie quelque chose j'en garde le contrôle. On ne va pas aller bien loin avec ces arguments.
Tu peux dérouler autant d'arguments que tu veux, ça n'est que ton avis, qui n'a pas vocation à s'imposer à autrui. La convention de Berne (donc, l'acceptation des principes de la propriété intellectuelle par la communauté ) date de 1886, et les bases de la propriété intellectuelle en France remontent au XVe siècle, donc largement avant l'économie de marché et le capitalisme. La propriété immatérielle est un "pilier" du monde actuel, c'est sur la propriété intellectuelle que repose l'équilibre précaire de l'économie de la culture et de la création artistique.
Et au passage, ton interprétation du droit d'auteur tue une grande partie du logiciel libre, puisque tout logiciel libre deviendrait BSD-like. C'est le droit d'auteur qui permet de publier un logiciel avec une licence, et donc d'interdire des entreprises de diffuser une version binaire modifiée sans les sources.
Tu peux utiliser beaucoup d'octets pour tourner autour du pot de manière alambiquée pour expliquer comment tu essayes de te persuader que tu ne blanchis pas des licences, mais si, tu blanchis des licences. Tu prends des jeux sous licence, tu en produis une version que tu espères expurgée d'éléments d'identification indiscutables, et tu les republies sous licence libre. Mon argument c'est que 1) c'est par définition un travail dérivé, et que 2) ta licence libre étant falsifiée, tu transmets le risque juridique à ceux qui reproduiraient de bonne foi ce que tu as publié.
Déja, c'est un droit, et personne n'a à se justifier de faire valoir un droit. Par exemple, j'ai le droit de t'empêcher de diffuser une photo de moi en train de boire une bière en maillot de bain. Ça restreint en effet les possibilités de ceux qui voudraient me voir en maillot de bain, et ça ne m'apporte rien, à part la satisfaction de ne pas que tout le monde me voit en maillot de bain. Tu peux essayer autant que tu veux de me convaincre qu'il n'y a pas de raison de diffuser cette photo, c'est mon droit et tu t'y plies, je n'ai pas à te convaincre de respecter mon droit.
Ensuite, le droit d'auteur ça me permet de contrôler qui diffuse ce que j'ai créé, dans quelles conditions, et éventuellement contre quelle rétribution. Tu as tout à fait le droit d'être en désaccord avec ces conditions, auquel cas tu fais comme si je n'avais rien diffusé du tout. En particulier, le droit d'auteur, c'est les droits patrimoniaux (le pognon), et les droits moraux. Les droits moraux c'est la civilisation du droit d'auteur, ça permet d'interdire l'utilisation d'une oeuvre sur une affiche électorale d'un parti qu'on désapprouve, par exemple.
Les droits patrimoniaux c'est ce qui permet à des millions de gens de vivre plus ou moins décemment de leur travail. Le travail intellectuel n'a pas à être un loisir, ça peut aussi être une activité professionnelle, et pour que ça soit le cas, il faut qu'elle soit associée à une source de revenus qui soit suffisamment stable et garantie par la loi.
Pour ma part par exemple, le droit d'auteur est ce qui permet de nouer un contrat équilibré avec des intermédiaires qui font un travail que je ne peux pas / n'ai pas envie de faire (en gros, la diffusion). Si j'ai du cash sous la main, je peux payer l'intermédiaire et la diffusion peut être sous licence libre. Si je n'ai pas de cash alors je peux ne pas payer l'intermédiaire et lui céder mes droits, il se débrouille alors pour se faire de l'argent.
Mais encore une fois, mon argument, c'est que tu fais ce que tu veux avec ta production, et c'est ça qui est génial. Tu veux faire du libre? Fais du libre, c'est super! Tu ne veux pas faire du libre? Bah ne fais pas de libre, c'est ton droit. Par contre, faire ton marché, retirer les éléments d'identification, et prétendre que c'est ta production, bah ça ressemble beaucoup plus à de la contrefaçon qu'à de la création; derrière, ton discours c'est de la justification politique pas très convainquante de ne pas avoir produit grand chose par toi-même mais de quand même vouloir changer le monde.
On est sur un site de logiciel libre, alors regarde le logiciel libre : les personnes qu'on respecte, ils ont créé des logiciels libres. Il y a des gens qui ont récupéré on ne sait pas trop comment des bouts de code de Microsoft Office et qui les ont publié sur des sites pas très regardants, mais ici, on ne connait pas leur nom, et on ne les considère pas du tout comme des héros.