Pour les noms, c'est un problème de droit des marques. Il faut vérifier si le nom des jeux est déposé; "Le nain jaune" n'est pas déposé, mais "Uno" l'est. En fait, si le jeu est commercialisé par un éditeur sous un nom original, on peut partir du principe qu'il l'est. Quand un jeu est commercialisé sous des versions génériques (les petits chevaux, le jeu de l'oie, échelles et serpents...), alors il ne l'est pas. Certains jeux simples (comme le Uno) ont des origines anciennes et se jouaient avec des jeux de cartes standard (le "8 américain"), on peut donc redériver un jeu similaire sans problème, du moment qu'on change le nom et qu'on ne fait référence qu'à l'ancêtre.
Pour le gameplay, je pense qu'il faut quand même faire super-attention, parce que si on ne peut pas déposer un gameplay générique (du genre "on lance un dé et on avance un pion"), un clone évident sera poursuivi. Si tu vends un truc qui ressemble au Monopoly, tu as intérêt de changer de nombre de cases, le nombre de maisons, déplacer la prison, etc; il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Si c'était possible les rayons de supermarché fourmilleraient de clones de Monopoly, et ça n'est pas le cas.
Et évidemment, pour les éléments graphiques, il faut tout refaire soi-même, puisque là c'est clairement le droit d'auteur qui s'applique. Le droit d'auteur s'appliqué également sur les livrets de règles, donc bien évidemment pas de copier-coller ni de paraphrase.
Après, sur le plan éthique, c'est autre chose. Autant je trouve sympa de mettre à disposition des jeux libres, autant il y a quelque chose qui me gêne si ces jeux libres ne sont ni des jeux originaux, ni des vieux jeux du domaine public. Cloner un jeu qu'on a trouvé dans un magasin et le distribuer sous licence libre, ça rend service à qui? Non seulement ça fait prendre des risques aux revendeurs et aux distributeurs (le même genre de risques que ceux qui "blanchissent" des licences de photos pour les mettre sur Wikipédia), mais en plus ça associe les licences libres à des produits de contrebande ou de qualité douteuse.
[^] # Re: Rainbow deck
Posté par arnaudus . En réponse au message Open Source et Jeux de sociétés - Gamadaru. Évalué à 7.
Pour les noms, c'est un problème de droit des marques. Il faut vérifier si le nom des jeux est déposé; "Le nain jaune" n'est pas déposé, mais "Uno" l'est. En fait, si le jeu est commercialisé par un éditeur sous un nom original, on peut partir du principe qu'il l'est. Quand un jeu est commercialisé sous des versions génériques (les petits chevaux, le jeu de l'oie, échelles et serpents...), alors il ne l'est pas. Certains jeux simples (comme le Uno) ont des origines anciennes et se jouaient avec des jeux de cartes standard (le "8 américain"), on peut donc redériver un jeu similaire sans problème, du moment qu'on change le nom et qu'on ne fait référence qu'à l'ancêtre.
Pour le gameplay, je pense qu'il faut quand même faire super-attention, parce que si on ne peut pas déposer un gameplay générique (du genre "on lance un dé et on avance un pion"), un clone évident sera poursuivi. Si tu vends un truc qui ressemble au Monopoly, tu as intérêt de changer de nombre de cases, le nombre de maisons, déplacer la prison, etc; il ne faut pas prendre les gens pour des imbéciles. Si c'était possible les rayons de supermarché fourmilleraient de clones de Monopoly, et ça n'est pas le cas.
Et évidemment, pour les éléments graphiques, il faut tout refaire soi-même, puisque là c'est clairement le droit d'auteur qui s'applique. Le droit d'auteur s'appliqué également sur les livrets de règles, donc bien évidemment pas de copier-coller ni de paraphrase.
Après, sur le plan éthique, c'est autre chose. Autant je trouve sympa de mettre à disposition des jeux libres, autant il y a quelque chose qui me gêne si ces jeux libres ne sont ni des jeux originaux, ni des vieux jeux du domaine public. Cloner un jeu qu'on a trouvé dans un magasin et le distribuer sous licence libre, ça rend service à qui? Non seulement ça fait prendre des risques aux revendeurs et aux distributeurs (le même genre de risques que ceux qui "blanchissent" des licences de photos pour les mettre sur Wikipédia), mais en plus ça associe les licences libres à des produits de contrebande ou de qualité douteuse.