Désolé, fatigué, énervé tout ça... mon intervention est à mille lieu de la limpidité. Elle voulait rappeler que les big-techs sont (au moins en général) largement survalorisées en bourse par rapport à ce qu'elle rapportent. Cette sur-valorisation étant une composante essentielle de leur puissance économique elles-y tiennent. D'où la succession des bulles de la tech américaine qui promettent monts et merveilles à leurs investisseurs : méta-verse, pilote-automatique pour voiture, lunettes-ordinateurs, IA qui remplace l'humain dans toutes ses tâches, bloc-chaîne... Non pas qu'ils y croient vraiment, mais qu'il faut promettre aux spéculateurs à la mesure de l'argent qu'il faut lui faire miser.
Autrement dit, environ chaque quinquennat/décennie, les big-techs enfourchent un nouveau plan mirifique qui fait briller les yeux des paresseux et autres décideurs pressés. Actuellement c'est l'IA. On nous en vend donc à toutes les sauces. Demain ce sera sûrement autre chose. D'où les « annonces tonitruantes », les « hyperboles » et tout un emballement médiatique, assez ou plus vraisemblablement tout à fait sciemment conçu comme un grand plan de communication.
Dans tout ça l'IA ne m'apparaît guère que comme un prétexte. C'est le thème porteur de la bulle médiatico-financière. Le vrai sujet politique serait pour moi l'emprise délétère d'une poignée de siphonnés du bocal sur une large part de l'économie mondiale. Et bien entendu l'IA est un sujet passionnant en ce qui concerne la science. Mais qui ne me semble avoir finalement qu'un lien relativement ténu, et facilement détricotable avec les thèmes de l'annonce.
[^] # Re: Faux-nez
Posté par ǝpɐןƃu∀ nǝıɥʇʇɐW-ǝɹɹǝıԀ (site web personnel) . En réponse au journal Colloque « L’intelligence artificielle, un nouveau champ de batailles ». Évalué à 4.
Désolé, fatigué, énervé tout ça... mon intervention est à mille lieu de la limpidité. Elle voulait rappeler que les big-techs sont (au moins en général) largement survalorisées en bourse par rapport à ce qu'elle rapportent. Cette sur-valorisation étant une composante essentielle de leur puissance économique elles-y tiennent. D'où la succession des bulles de la tech américaine qui promettent monts et merveilles à leurs investisseurs : méta-verse, pilote-automatique pour voiture, lunettes-ordinateurs, IA qui remplace l'humain dans toutes ses tâches, bloc-chaîne... Non pas qu'ils y croient vraiment, mais qu'il faut promettre aux spéculateurs à la mesure de l'argent qu'il faut lui faire miser.
Autrement dit, environ chaque quinquennat/décennie, les big-techs enfourchent un nouveau plan mirifique qui fait briller les yeux des paresseux et autres décideurs pressés. Actuellement c'est l'IA. On nous en vend donc à toutes les sauces. Demain ce sera sûrement autre chose. D'où les « annonces tonitruantes », les « hyperboles » et tout un emballement médiatique, assez ou plus vraisemblablement tout à fait sciemment conçu comme un grand plan de communication.
Dans tout ça l'IA ne m'apparaît guère que comme un prétexte. C'est le thème porteur de la bulle médiatico-financière. Le vrai sujet politique serait pour moi l'emprise délétère d'une poignée de siphonnés du bocal sur une large part de l'économie mondiale. Et bien entendu l'IA est un sujet passionnant en ce qui concerne la science. Mais qui ne me semble avoir finalement qu'un lien relativement ténu, et facilement détricotable avec les thèmes de l'annonce.
Pas certain que ce soit beaucoup plus clair.
« IRAFURORBREVISESTANIMUMREGEQUINISIPARETIMPERAT » — Odes — Horace