• [^] # Re: et pour celles qui ne sont pas dans des cryptes ?

    Posté par . En réponse au lien L’Assemblée nationale vote pour le maintien de la confidentialité des messageries cryptées. Évalué à 4.

    Sauf en cas de décision judiciaire et c'est là que les messageries chiffrées de bout en bout changent la donne

    Ben en fait pas vraiment, si Alice et Bob chiffrent leur correspondance pour éviter une éventuelle surveillance, cela peut aussi se faire sur le papier. On a quelques écrivains célèbre qui s’échangeaient quelques petits mots avec des options simples comme lire 1 ligne sur 2, avec le petit coté amusant que l’œil inattentif n'y voyait que du feu; la sténographie ne datte pas d'hier.

    Le changement c'est que aujourd'hui tout le monde chiffre tout en instantané, et ce, en parti à cause de la défiance des états envers ses citoyens, et des citoyens des autres états, et de la défiance des citoyens envers les autre citoyens; bref tout le monde espionne tout le monde (a comprendre comme pas chaque individu, mais qu'il y'a des individus dans chaque corps (état/citoyen) qui espionne ce que fait l'autre.

    Au début d'internet HTTP était la norme, et HTTPS l'exception; aujourd'hui c'est l'inverse.

    Bon ensuite y'a le coté paradoxal où on veut pas qu'on regarde ce qu'on lit/écrit, mais on laisse à de grosse compagnie la totalité de nos mails.

    Et le problème, c'est qu'il n'y a pas de solution qui réserve l'espionnage à un seul état/organisme, si on exige à un fournisseur de service de nous donner les clé, ajouter un fantôme, cela veut dire que tout autre état peut l'exiger, et typiquement, dans le cas de société basée en chine, aux états unis ou en Russie, se faire de la part de ces états envers nos propre citoyens.

    Sans oublier que même si on met un tel mécanisme, les méchant pourrons toujours utiliser un système externe de chiffrage avant de l'envoyer à leur correspondant, disons, par exemple PGP que l'on irait greffer à un client mail :)

    Il ne faut pas décorner les boeufs avant d'avoir semé le vent