• [^] # Re: Financement des transports

    Posté par . En réponse à la dépêche Ouvaton sommé de fermer le site antipublicitaire Stopub. Évalué à 2.

    Que ce soit les impôts ou les impôts locaux, tu fais financer un service que tu utilises à titre personnel par des gens qui n'en ont pas l'utilité.

    C'est clair, un peu comme pour les retraites et autres systèmes de protection sociale. Certains vont dire qu'ils préfèreraient un système "à l'américaine" sous prétexte qu'ils ne veulent pas payer pour les autres, et d'autres, ceux qui en profitent surtout, préfère un système radicalement différent.
    Faut juste voir où on place la barre de l'intérêt du plus grand nombre.

    Un truc que j'ai rapidement compris en France c'est : "si toi être marginal", "toi l'avoir dans le c*l" (mais bon, tu peux monter ton parti, voter blanc pour exprimer ton mécontentement, manifester, ....). De toute manière, tant qu'on ne parle pas de toi au journal de 20h, tes idées n'existent pas, ne seront jamais entendues ;-).
    C'est très grossier, très tiré par les cheveux, mais c'est plus ou moins le sentiment que j'ai.

    Mais c'est aussi cela qu'on appelle la démocratie : c'est le plus grand nombre qui décide. Même dans les démocraties qui permettent aux minorités de s'exprimer directement (dans le genre de la Suisse et de son accès à des requêtes de haut niveau auprès de l'état dès qu'une pétition de x milliers de signatures est présentée), c'est la règle. C'est un effet de bord qui dérange dès qu'on ne pense pas comme la majorité, mais bon, c'est aussi le prix à payer pour tous les autres avantages de ce système (on est juste moins enclin à le payer quand on a l'impression de ne jamais en profiter ;-)). Si le plus grand nombre utilise les transports en commun et les finance au travers des impôts, cela ne m'étonnerait pas outre mesure qu'on les fasse gratuits.
    Pour tes exemples de ceux qui habitent à proximité de leur travail & autres, je suis tout à fait d'accord avec toi, mais voilà, en France, on n'encourage pas vraiment les gens à habiter près de leur lieu de travail, et il faut en voir les conséquences : depuis la naissance de la ligne haute vitesse entre Lille et Paris, on ne compte plus les pendulaires qui se farcissent quotidiennement la distance. Certes, c'est cher, inécologique (quoi qu'on en dise), mais pour ces gens, c'est tjrs. mieux (financièrement parlant) que d'habiter Paris (et je ne prends pas en compte la qualité de vie, trop subjectif comme argument).

    Pour la redevance télé : dommage, là encore tu as tiré le mauvais numéro : tu fais parti des x% de francais (x je suppose inférieur à 10 si mes souvenirs sont bons) qui n'ont pas la télé. Que pèses-tu (et tes semblables non-TVphiles) par rapport aux autres, ceux/celles qui possèdent une TV?

    Pour Microsoft, l'exemple est un peu tiré par les cheveux, mais c'est vrai que si la logique était suivie de la sorte, cela ne m'étonnerait pas non plus ;-). Si la majorité des francais se prononcait pour?

    Autre exemple à méditer : une bonne partie des francais n'ont pas de voiture. Et pourtant, une bonne partie des impôts partent dans la voirie et l'amélioration des routes (vous avez un des meilleurs réseaux de voies secondaires d'Europe, en qualité voire en quantité). Cela a un coût, et il est supporté par la collectivité, y compris ceux qui préfèrent le vélo ou la marche à pied.

    Et des exemples comme cela, il y en a à la pelle....

    Comme je disais au début, tout dépend du poids de l'intérêt général, et de l'importance relative de ce dernier.