On ne peut pas être expert en tout, je peux payer quelqu'un pour le réparer ou le customiser. Quelqu'un d'autre que le fabricant d'origine. Je bénéficie déjà de ces droits même si je ne peux pas m'impliquer personnellement en tout.
Ça ne change rien à mon propos sur le fait que les droits ne sont pas aussi équitablement réparti qu'on les présentent.
Pour donner un cas plus récent que ma remarque sur Anatole France, on peut parler des LLMs.
Si je file toutes les infos pour entraîner un LLM (sous entendu, le code en libre + la référence des données) mais que ça coûte 65 millions d'€ en GPU + électricité pour obtenir le blob binaire qui sert de modèle, est ce qu'on considère que c'est assez équitable pour être qualifier de logiciel libre ? Sur le papier, oui (suivant les conditions du script, etc). En pratique, je suis sur que des voix vont s’élever pour pointer qu'il y a que certaines structures capables de compiler (et donc modifier) le dit LLM si ça coûte à minima 65 millions (chiffre sorti de mon chapeau).
Ou pour paraphraser Anatole France, la loi est équitable vu qu'elle permet aux riches et aux pauvres de partager le ciel pour le passage de leur jet privé.
Par ailleurs, avec ce dernier commentaire, on est très loin de ce qui m'a fait réagir dans le précédent : on est passés de dev tous puissants assoiffés de contrôle à des choses à perfectionner qui ne sont pas dues à une soif de pouvoir ou à une attitude de tyran.
C'est marrant, parce que c'est exactement comme n'importe quel truc en science social. Quelqu'un va pointer que certains groupes ont plus que d'autres groupes, et ça part tout de suite dans les tours quand on est dans le groupe favorisé.
Je ne crois pas être tenu de faire plus en fait.
Ce qui prouve bien qu'aller activement chercher le feedback des gens n'est pas une priorité dans le libre. On peut comparer ça avec la QA ou l'usage d'un vcs.
Rien n'oblige à avoir des tests dans nos codes, mais on le fait quand même par obligation social du milieu, et parce que ça nous facilite la vie en temps que codeur. On a mis en place des normes à ce sujet parce que ça bénéficie directement la classe des codeurs qui a sa réputation en jeu.
Rien n'oblige à publier un dépôt git ou à utiliser git, postifx est l'exemple le plus fameux qui me vient à l'esprit (le dev principal poste des tarballs de temps en temps par mail). Mais on le fait quand même (sauf postfix), parce que ça bénéficie à la classe des codeurs.
Les pratiques du libre sont organisées et orientées vers les codeurs avant tout, pour faciliter la création de code vu que c'est ce qui a de la valeur aux yeux de la dite classe. Pas vers les utilisateurs, qui ne sont que des sujets secondaires. Car rien n’empêcherait d'avoir des normes autour d'un feedback construit sur "qu'est ce que vous voulez qu'on fasse", d'organiser des shifts de support, d'avoir une gouvernance qui ne soit pas que les codeurs pour les codeurs. Mais on le fait pas.
Et comme l'indique tes 2 commentaires, quelqu'un qui pointe ça va aussi être vu comme ayant indiqué que les libristes sont presque l'équivalent de dictateur (car "tyrant", "dev tous puissants assoiffés de contrôle", ça me semble assez clair comme métaphore).
Ou, on retrouve aussi le mécanisme classique de minimisation "le proprio fait pas mieux, je vois pas pourquoi on devrait faire mieux".
Oui, le proprio fait pas mieux, mais le proprio ne se pense pas comme étant démocratique ou voulant changer le monde. Il n'y a pas une instance nationale qui se veut représentative qui réclame d'un choix démocratique, parce que les vendeurs de softs proprios sont dans une optique purement économique.
Le CNLL veut mettre le domaine de la gouvernance et de la démocratie sur le tapis mais devrait balayer devant sa porte avant. Le CNLL est une association, mais il y a aucune transparence, aucun compte rendu des réunions ou des dépenses. C'est pas illégal, mais ça fait tache.
Son objet est entre autre de "permettre à l’ensemble des acteurs de la filière de se reconnaître en son sein ;".
Tu parles des femmes dans le libre, mais la seule femme sur le site, c'est l'unique employée. C'est pas illégal, mais ça fait quand même tache aussi.
De même, le CNLL n'a pas d'associations parmi ses membres, ni de clients ou de d’utilisateurs. Visiblement, ça ne rentre pas dans "acteur de la filière". C'est pas illégal, mais ça fait tache.
[^] # Re: Violation du droit ?
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Polytechnique et ministère de l'Éducation Nationale : le CNLL exige l'arrêt immédiat des migrations . Évalué à 1.
Ça ne change rien à mon propos sur le fait que les droits ne sont pas aussi équitablement réparti qu'on les présentent.
Pour donner un cas plus récent que ma remarque sur Anatole France, on peut parler des LLMs.
Si je file toutes les infos pour entraîner un LLM (sous entendu, le code en libre + la référence des données) mais que ça coûte 65 millions d'€ en GPU + électricité pour obtenir le blob binaire qui sert de modèle, est ce qu'on considère que c'est assez équitable pour être qualifier de logiciel libre ? Sur le papier, oui (suivant les conditions du script, etc). En pratique, je suis sur que des voix vont s’élever pour pointer qu'il y a que certaines structures capables de compiler (et donc modifier) le dit LLM si ça coûte à minima 65 millions (chiffre sorti de mon chapeau).
Ou pour paraphraser Anatole France, la loi est équitable vu qu'elle permet aux riches et aux pauvres de partager le ciel pour le passage de leur jet privé.
C'est marrant, parce que c'est exactement comme n'importe quel truc en science social. Quelqu'un va pointer que certains groupes ont plus que d'autres groupes, et ça part tout de suite dans les tours quand on est dans le groupe favorisé.
Ce qui prouve bien qu'aller activement chercher le feedback des gens n'est pas une priorité dans le libre. On peut comparer ça avec la QA ou l'usage d'un vcs.
Rien n'oblige à avoir des tests dans nos codes, mais on le fait quand même par obligation social du milieu, et parce que ça nous facilite la vie en temps que codeur. On a mis en place des normes à ce sujet parce que ça bénéficie directement la classe des codeurs qui a sa réputation en jeu.
Rien n'oblige à publier un dépôt git ou à utiliser git, postifx est l'exemple le plus fameux qui me vient à l'esprit (le dev principal poste des tarballs de temps en temps par mail). Mais on le fait quand même (sauf postfix), parce que ça bénéficie à la classe des codeurs.
Les pratiques du libre sont organisées et orientées vers les codeurs avant tout, pour faciliter la création de code vu que c'est ce qui a de la valeur aux yeux de la dite classe. Pas vers les utilisateurs, qui ne sont que des sujets secondaires. Car rien n’empêcherait d'avoir des normes autour d'un feedback construit sur "qu'est ce que vous voulez qu'on fasse", d'organiser des shifts de support, d'avoir une gouvernance qui ne soit pas que les codeurs pour les codeurs. Mais on le fait pas.
Et comme l'indique tes 2 commentaires, quelqu'un qui pointe ça va aussi être vu comme ayant indiqué que les libristes sont presque l'équivalent de dictateur (car "tyrant", "dev tous puissants assoiffés de contrôle", ça me semble assez clair comme métaphore).
Ou, on retrouve aussi le mécanisme classique de minimisation "le proprio fait pas mieux, je vois pas pourquoi on devrait faire mieux".
Oui, le proprio fait pas mieux, mais le proprio ne se pense pas comme étant démocratique ou voulant changer le monde. Il n'y a pas une instance nationale qui se veut représentative qui réclame d'un choix démocratique, parce que les vendeurs de softs proprios sont dans une optique purement économique.
Le CNLL veut mettre le domaine de la gouvernance et de la démocratie sur le tapis mais devrait balayer devant sa porte avant. Le CNLL est une association, mais il y a aucune transparence, aucun compte rendu des réunions ou des dépenses. C'est pas illégal, mais ça fait tache.
Son objet est entre autre de "permettre à l’ensemble des acteurs de la filière de se reconnaître en son sein ;".
Tu parles des femmes dans le libre, mais la seule femme sur le site, c'est l'unique employée. C'est pas illégal, mais ça fait quand même tache aussi.
De même, le CNLL n'a pas d'associations parmi ses membres, ni de clients ou de d’utilisateurs. Visiblement, ça ne rentre pas dans "acteur de la filière". C'est pas illégal, mais ça fait tache.