Alors, je suis véritablement et sincèrement curieux.
Par quelle analyse tu décides que le login (géré par la boite, à sa totale discrétion) est une donnée dont l'utilisateur peut décider qu'elle est ou pas "correcte", et donc qu'il peut faire jouer dessus son droit de rectification ?
Parce que, autant dans ma boite, j'ai fait mon possible pour que nos systèmes permettent de changer l'identifiant d'une personne à sa guise, autant on ne m'a jamais fait remonter ça comme une exigence réglementaire. Et je serai bien intéressé de voir une décision de justice ou d'une autorité de contrôle qui confirme cette interprétation.
Le nom, le prénom, le genre, la date de naissance, toutes les données pour lesquelles la personne peut prouver qu'elles sont fausses, pas de débat. Mais le login ? Je vois pas sur quelle base on pourrait avancer qu'il est inexact, puisqu'il est toujours arbitraire.
Genre, en cas d'homonyme, comment tu satisferais cette exigence pour les 2 personnes à la fois ? Tu peux coller un incrément derrière le login de la seconde personne, bien sûr, mais ça ne fait que prouver que ça ne colle qu'à une règle arbitraire de l'employeur, qui peut parfaitement décider qu'il est non-modifiable, et le RGPD n'aura rien à y redire. Comme l'UID, quoi.
Et dans l'hypothèse où tu aurais raison, Linux serait très loin d'être le seul concerné par cette application difficile de l'exigence que tu sembles attribuer à l'article 16. (G|Hot|Yahoo)Mail seraient bien en peine de modifier ton adresse après un changement de nom d'usage, par exemple.
Mais j'en apprends tous les jours et, comme je le disais, je suis curieux de connaître ton raisonnement. D'autant que j'imagine que si tu prépares une présentation sur le sujet, c'est que tu en sais sans doute plus que moi.
[^] # Re: Pour moi, ça sera avec de la sauce caramel
Posté par lesensei . En réponse au lien EU-OS, une démonstration de principe d'un OS pour le secteur public européen. Évalué à 4.
Alors, je suis véritablement et sincèrement curieux.
Par quelle analyse tu décides que le login (géré par la boite, à sa totale discrétion) est une donnée dont l'utilisateur peut décider qu'elle est ou pas "correcte", et donc qu'il peut faire jouer dessus son droit de rectification ?
Parce que, autant dans ma boite, j'ai fait mon possible pour que nos systèmes permettent de changer l'identifiant d'une personne à sa guise, autant on ne m'a jamais fait remonter ça comme une exigence réglementaire. Et je serai bien intéressé de voir une décision de justice ou d'une autorité de contrôle qui confirme cette interprétation.
Le nom, le prénom, le genre, la date de naissance, toutes les données pour lesquelles la personne peut prouver qu'elles sont fausses, pas de débat. Mais le login ? Je vois pas sur quelle base on pourrait avancer qu'il est inexact, puisqu'il est toujours arbitraire.
Genre, en cas d'homonyme, comment tu satisferais cette exigence pour les 2 personnes à la fois ? Tu peux coller un incrément derrière le login de la seconde personne, bien sûr, mais ça ne fait que prouver que ça ne colle qu'à une règle arbitraire de l'employeur, qui peut parfaitement décider qu'il est non-modifiable, et le RGPD n'aura rien à y redire. Comme l'UID, quoi.
Et dans l'hypothèse où tu aurais raison, Linux serait très loin d'être le seul concerné par cette application difficile de l'exigence que tu sembles attribuer à l'article 16. (G|Hot|Yahoo)Mail seraient bien en peine de modifier ton adresse après un changement de nom d'usage, par exemple.
Mais j'en apprends tous les jours et, comme je le disais, je suis curieux de connaître ton raisonnement. D'autant que j'imagine que si tu prépares une présentation sur le sujet, c'est que tu en sais sans doute plus que moi.