• [^] # Re: Liberté & démocratie

    Posté par . En réponse au lien C'est la peau de la démocratie qu'ils veulent. Évalué à 3. Dernière modification le 05 mars 2025 à 16:42.

    Sincèrement c’est beaucoup de blabla

    Non, c'est le monde réel. La dépense publique est soumise à des règles strictes, avec toute une hiérarchie de milliers de règles européennes, de lois, de décrets, et d'ordonnances. Les manques à gagner sur les recettes de l'État ne sont pas de la dépense publique. Si c'était une vraie question (pourquoi les labos de recherche doivent justifier toutes leurs dépenses alors que les labos privés font ce qu'ils veulent des sous du CIR), bah je t'ai apporté une réponse. Si tu veux avoir une discussion de bistro, on se sert une bière et on se dit "ouais c'est tous des pourris", c'est comme tu veux. Je fais ça aussi, parfois (la bière ça aide aussi à s'échapper de la complexité du monde réel), mais quand l'effet de la bière est passé j'accepte de nouveau de vivre dans le monde réel.

    croire que l’Etat dépense sans contrôle est plus proche de la fake news que de quelque chose de clairement établi.

    Personne ne dit ça, je ne comprends pas d'où tu tires ça. On est en train de discuter depuis tout à l'heure de la complexité de la dépense de l'argent public, donc je ne comprends pas ce qui te fait croire que l'État dépense sans contrôle.

    Les choses évoluent également, par exemple depuis un an les frais de repas en mission sont remboursés sans justificatifs, ce qui n'était légalement pas possible avant. Il a donc fallu alerter des parlementaires, expliquer à quel point ça coûtait cher de traiter les facturettes de repas, etc., pour que la loi soit modifiée. Il ne faut pas non plus imaginer que les contraintes administratives viennent d'une lubie, elles sont en général issues de règles votées par le parlement qui ne peuvent pas changer de manière souple.

    Par contre spoiler alert c’est compliqué d’évaluer le travail de recherche pour un tas de raisons comme le fait que l’échec est une nécessité.

    Alors d'un côté, tu peux dire qu'il est compliqué d'évaluer le travail de recherche, mais d'un autre côté les chercheurs font ça toute la journée: ils évaluent des carrières, ils évaluent des projets, ils évaluent des laboratoires, des thèses, des articles scientifiques. Et globalement, c'est largement possible; il y a des bons articles et des mauvais articles, il y a des bons projets et des mauvais projets, de bonnes thèses et de mauvaises thèses. On peut se tromper quand on évalue, comme dans toute expertise, parfois ça n'est pas très grave (on resoumet l'article à un autre journal), parfois ça remet en jeu un projet ou une carrière; l'existence d'erreurs ne remet pas en cause le bien-fondé de l'évaluation en général. Donc on est d'accord, évaluer la recherche, c'est un travail d'expert, et ça ne se limite pas à compiler des indicateurs bibliométriques, je pense que tout le monde est d'accord avec ça, et d'ailleurs toutes les instances d'évaluation en France ont signé des chartes de qualité sur les pratiques d'évaluation de la recherche (style DORA).