• [^] # Re: Marre

    Posté par . En réponse au journal LLM (encore), effondrement et travail humain. Évalué à 3. Dernière modification le 24 février 2025 à 23:19.

    Possibilité d'usage en local pur ?
    Fournisseur qui garanti qu'il n'analyse pas les prompts ni fait d'apprentissage dessus + code / doc envoyés ?

    Ce qui fait la force de l’IA c’est précisément la masse des données disponibles, ainsi qu leur « exhaustivité sémantique ». Je ne sais pas comment le dire mais si on imagine développer une IA capable de faire la différence entre une image d’un mammifère et une image d’une insecte, avoir des péta-octets d’images uniquement de raton-laveur, de cochon, de cigale et de fournies ce sera moins efficace qu’un jeu de données beaucoup moins volumineux mais bien plus varié. Les données doivent être hétérogènes dans ce qu’elles sont, autant que le plus parfaitement homogène possible sur le « comment » elles sont. Et ceci, parce que précisément, cette notion fondamentale pour nous humain, de distinguer le fond et la forme (même si on peut se tromper parfois), est hors de portée d’une intelligence artificielle.

    Je crois qu’on peut faire un parallèle entre les statistiques « classiques x et l’IA. C’est comme si on disposait aujourd’hui de la faculté de pouvoir appliquer la méthode de Monte-Carlo à des modèles qui ne serait-ce que trente ans plus tôt cela relevait du rêve, car nous n’avions aucun moyen de collecter les données le permettant, d’ailleurs ces données n’existaient tout simplement pas, bien que les évènements, réalité et objets qu’elles concernent existaient eux sans aucun doute, ni la puissance de calcul que cela allait nécessiter.

    C’est peut-être pour cela que « l’IA » semble si révolutionnaire à tant de gens : car même en ayant toutes les connaissances nécessaires pour savoir que c’était possible, tout autant abreuvé de représentations littéraires de ce phénomène, et même résolument convaincu de son avènement, il nous était, du moins c’est ce que je pense, impossible de prévoir l’effet que cela nous ferait d’y parvenir concrètement.

    Donc, on peut le craindre ou le souhaiter, s’y résigner ou lutter contre, y croire ou s’en moquer, mais à mon avis, il ne peut pas y avoir ces potentielles réalisations présentées comme sociologiquement structurante : « ça va modifier profondément notre société », « nous vivons un tournant », etc, ce que tant de gens prédisent voire promettent aujourd’hui avec l’IA, si, précisément, il n’est pas admis par tous que :

    « Nos données ne nous appartiennent pas, à nous en tant qu’individu, juste du simple fait qu’elles nous concernent, elles doivent appartenir d’abord à ceux qui les produisent et les exploitent..Pour le bien de l’humanité toute entière, en principe, malgré tous les abus, injustices et crimes auxquels cela donnera lieu.

    Par exemple : pensez-vous qu’on puisse mettre au point une IA qui parviendrait à découvrir un remède, universel à une maladie touchant potentiellement l’ensemble des humains , telle que Parkinson, le cancer ou la calvitie, si l’intégralité des données de santé existantes ne sont pas systématiquement croisées à l’échelle mondiale ? Ou une IA qui puisse jouer un rôle significatif pour nous prévenir des pires conséquence du changement climatique si toutes les données sur l’environnement ne sont pas de la même manière que les données de santé croisées entre-elles, et également croisées avec les premières, comme avec possiblement toutes les données possibles.

    Volonté de préservation maximal de la vie privée et espérance d’apports bénéfiques majeurs de l’IA me semble s’opposer.mutuellement.