Techniquement avec une hausse de productivité on a moins besoin de travailler à condition de ne pas en demander toujours plus
J'ai l'impression pourtant que "demander plus" est complètement naturel : demander de la nourriture bio plutôt que des trucs ultratransformés, demander plus de confort dans le métro, demander des belles pistes cyclables entretenues plutôt que des pavés pourris, demander des logements bien isolés avec l'électricité aux normes, demander l'accès à des technologies médicales coûteuses (traitements contre le cancer, IRM...), demander de l'aide à la personne pour les petits vieux dépendants, demander la fibre dans les petits villages, demander des profs, des juges, des policiers, avoir accès à plus de livres, plus de films, plus de musique... Penser qu'on pourrait se satisfaire de moins, c'est forcément un truc de privilégiés, parce que même en 2025 il faut être sacrément privilégié pour penser qu'on a assez. Évidemment, si on se focalise sur les smartphones ou les gadgets en plastique, évidemment qu'on pourrait réduire, mais sur la plupart des autres postes (logement, nourriture, santé, éducation, culture, ...), on voudrait soit plus, soit "mieux".
Et je trouve aussi assez décalé de penser pour les autres. On peut être satisfait de ce qu'on a, mais c'est totalement personnel. Si ton voisin a une femme dans chaque port et 12 pensions alimentaires à assurer, il va avoir besoin de plus que toi...
[^] # Re: Effondrement ?
Posté par arnaudus . En réponse au journal LLM (encore), effondrement et travail humain. Évalué à 2. Dernière modification le 17 février 2025 à 15:38.
J'ai l'impression pourtant que "demander plus" est complètement naturel : demander de la nourriture bio plutôt que des trucs ultratransformés, demander plus de confort dans le métro, demander des belles pistes cyclables entretenues plutôt que des pavés pourris, demander des logements bien isolés avec l'électricité aux normes, demander l'accès à des technologies médicales coûteuses (traitements contre le cancer, IRM...), demander de l'aide à la personne pour les petits vieux dépendants, demander la fibre dans les petits villages, demander des profs, des juges, des policiers, avoir accès à plus de livres, plus de films, plus de musique... Penser qu'on pourrait se satisfaire de moins, c'est forcément un truc de privilégiés, parce que même en 2025 il faut être sacrément privilégié pour penser qu'on a assez. Évidemment, si on se focalise sur les smartphones ou les gadgets en plastique, évidemment qu'on pourrait réduire, mais sur la plupart des autres postes (logement, nourriture, santé, éducation, culture, ...), on voudrait soit plus, soit "mieux".
Et je trouve aussi assez décalé de penser pour les autres. On peut être satisfait de ce qu'on a, mais c'est totalement personnel. Si ton voisin a une femme dans chaque port et 12 pensions alimentaires à assurer, il va avoir besoin de plus que toi...