On attend le Marx du XXIème siècle, ou le Bourdieu, qui décrirait d'un côté la profonde inhumanité du travail imposé aux pauvres qui constituent les bases d'apprentissage, clic par clic, et de l'autre la profonde inhumanité des ingénieurs et scientifiques qui conçoivent les programmes d'apprentissage automatique qui remplacent (mal) les humains. Quelle situation ubuesque, quand on y pense.
L'effondrement des perfs des modèles est une possibilité : les perfs des systèmes IA basés sur du ML sont dictées par les données d'entraînement. Si les données changent, il faut réadapter les modèles, revoir les hypothèses, modifier l'architecture voire tout reprendre. Shit in, shit out ... il y a tellement de choses qu'on ne comprend pas dans ce processus d'apprentissage massif par réseaux de neurones.
Sur le digital labor, c'est documenté par A Casilli par exemple. Quant aux chiffres, je ne sais pas.
# Capital
Posté par Thomas (site web personnel) . En réponse au journal LLM (encore), effondrement et travail humain. Évalué à 10.
On attend le Marx du XXIème siècle, ou le Bourdieu, qui décrirait d'un côté la profonde inhumanité du travail imposé aux pauvres qui constituent les bases d'apprentissage, clic par clic, et de l'autre la profonde inhumanité des ingénieurs et scientifiques qui conçoivent les programmes d'apprentissage automatique qui remplacent (mal) les humains. Quelle situation ubuesque, quand on y pense.
L'effondrement des perfs des modèles est une possibilité : les perfs des systèmes IA basés sur du ML sont dictées par les données d'entraînement. Si les données changent, il faut réadapter les modèles, revoir les hypothèses, modifier l'architecture voire tout reprendre. Shit in, shit out ... il y a tellement de choses qu'on ne comprend pas dans ce processus d'apprentissage massif par réseaux de neurones.
Sur le digital labor, c'est documenté par A Casilli par exemple. Quant aux chiffres, je ne sais pas.