À lire l'appel, on a l'impression que les choses allaient plus ou moins bien avant mais que l'IA a entrainé une rupture qualitative
Il y a eu une vrai rupture qualitative, mais elle date vraiment de vers 2010, en terme d'apprentissage automatique, quand on a eu un réseau de neurone qui s'est mis à battre l'existant sur les benchmark de reconnaissance d'image. C'est avant la vague de marketing "IA" récente autour de chatGPT. (je dis pas qu'il y a eu une rupture conceptuelle).
C'est ce qui a justifié les recherches qui ont menés à la vague actuelle et probablement inspirés les grands modèles de langues qui ont impressionnés et entraînés cette espérance un peu délirante.
Mais d'un point de vue industriel on peut se souvenir que c'est vers cette époque qu'on a parlé de détourner des consoles de jeu pour faire du calcul parallèle et utiliser les GPU pour ça, c'était les prémisses du rush actuel et de l'envolée des cours de NVidia.
Quelque part il a raison oui, c'est une continuité de la course au progrès qui fait peu de cas de la sobriété. Encore avant tout ça a été alimenté par la boulimie de données avec Internet des facebook et compagnie entre autre et de quoi faire avec toutes ces données des utilisateurs.
Donc oui il y a à la fois des problématiques anciennes et des ruptures à prendre en compte, et les deux ne sont pas décorrélées. Les deux s'alimentent l'une l'autre. Mais maintenant, c'est au nom de l'IA et des ruptures promises futures qu'on produit des centrales nucléaires, pendant que la transition énergétiques et les normes environnementales sont attaquées par un environnement politique plutôt favorable au "conservatisme" ...
[^] # Re: L'IA n'est pas spéciale
Posté par thoasm . En réponse au lien Faut-il critiquer l'IA ?. Évalué à 5.
Il y a eu une vrai rupture qualitative, mais elle date vraiment de vers 2010, en terme d'apprentissage automatique, quand on a eu un réseau de neurone qui s'est mis à battre l'existant sur les benchmark de reconnaissance d'image. C'est avant la vague de marketing "IA" récente autour de chatGPT. (je dis pas qu'il y a eu une rupture conceptuelle).
C'est ce qui a justifié les recherches qui ont menés à la vague actuelle et probablement inspirés les grands modèles de langues qui ont impressionnés et entraînés cette espérance un peu délirante.
Mais d'un point de vue industriel on peut se souvenir que c'est vers cette époque qu'on a parlé de détourner des consoles de jeu pour faire du calcul parallèle et utiliser les GPU pour ça, c'était les prémisses du rush actuel et de l'envolée des cours de NVidia.
Quelque part il a raison oui, c'est une continuité de la course au progrès qui fait peu de cas de la sobriété. Encore avant tout ça a été alimenté par la boulimie de données avec Internet des facebook et compagnie entre autre et de quoi faire avec toutes ces données des utilisateurs.
Donc oui il y a à la fois des problématiques anciennes et des ruptures à prendre en compte, et les deux ne sont pas décorrélées. Les deux s'alimentent l'une l'autre. Mais maintenant, c'est au nom de l'IA et des ruptures promises futures qu'on produit des centrales nucléaires, pendant que la transition énergétiques et les normes environnementales sont attaquées par un environnement politique plutôt favorable au "conservatisme" ...