Posté par Moonz .
En réponse au journal Le Rationalisme.
Évalué à 2.
Dernière modification le 09 février 2025 à 19:07.
pour une démarche de fondation supposée poser des principes elementaires
Je n’aime vraiment pas le terme de "fondations" (oui, j’ai utilisé piliers, et alors ? :D), à cause la connotation de "inamovible". L’approche est plus une approche de "our best guesses", avec l’astérisque qu’on est toujours preneur de mieux.
assuming the universe is run by a computer program
Tu entres là plus profondément que dans l’introduction "semi-technique" pour mettre les deux pieds dans la technique, et je ne suis pas certain d’avoir tout compris (ou plutôt, je suis certain de ne pas avoir tout compris, je ne suis juste pas certain d’à quel degré je n’ai pas tout compris — le problème de l’amateur qui n’a pas un professeur pour lui dire quand il est à côté de la plaque), mais de ce que j’ai compris :
Le but de l’induction de Solomonoff est de montrer que dans la limite la distribution de probabilité sur les observations s’approche de manière arbitrairement proche de la "vraie" distribution générée par l’environnement. Cela nécessite que la "vraie" distribution soit dans la même classe de calculabilité que les hypothèses, donc calculable.
(le précédent point n’est pas complètement correct, la "vraie" distribution n’a pas besoin d’être calculable, seulement lower-semicomputable)
Si ta "vraie" distribution ne l’est pas, tu perds le résultat que l’induction de Solomonoff s’en approche asymptotiquement. Cependant : l’induction de Solomonoff domine toujours (asymptotiquement) toute autre distribution calculable (ou semi-calculable) ; s’il existe une approximation calculable à la "vraie" distribution, alors l’induction de Solomonoff la domine (ou s’en rapproche, si c’est la meilleure approximation possible).
Autrement dit, informellement parlant, l’induction de Solomonoff ne peut que faire mieux que les meilleures théories calculables, même dans un univers non-calculable.
[^] # Re: Pas si pas clair
Posté par Moonz . En réponse au journal Le Rationalisme. Évalué à 2. Dernière modification le 09 février 2025 à 19:07.
Je n’aime vraiment pas le terme de "fondations" (oui, j’ai utilisé piliers, et alors ? :D), à cause la connotation de "inamovible". L’approche est plus une approche de "our best guesses", avec l’astérisque qu’on est toujours preneur de mieux.
Tu entres là plus profondément que dans l’introduction "semi-technique" pour mettre les deux pieds dans la technique, et je ne suis pas certain d’avoir tout compris (ou plutôt, je suis certain de ne pas avoir tout compris, je ne suis juste pas certain d’à quel degré je n’ai pas tout compris — le problème de l’amateur qui n’a pas un professeur pour lui dire quand il est à côté de la plaque), mais de ce que j’ai compris :
Le but de l’induction de Solomonoff est de montrer que dans la limite la distribution de probabilité sur les observations s’approche de manière arbitrairement proche de la "vraie" distribution générée par l’environnement. Cela nécessite que la "vraie" distribution soit dans la même classe de calculabilité que les hypothèses, donc calculable.
(le précédent point n’est pas complètement correct, la "vraie" distribution n’a pas besoin d’être calculable, seulement lower-semicomputable)
Si ta "vraie" distribution ne l’est pas, tu perds le résultat que l’induction de Solomonoff s’en approche asymptotiquement. Cependant : l’induction de Solomonoff domine toujours (asymptotiquement) toute autre distribution calculable (ou semi-calculable) ; s’il existe une approximation calculable à la "vraie" distribution, alors l’induction de Solomonoff la domine (ou s’en rapproche, si c’est la meilleure approximation possible).
Autrement dit, informellement parlant, l’induction de Solomonoff ne peut que faire mieux que les meilleures théories calculables, même dans un univers non-calculable.