• [^] # Re: Verbiage...

    Posté par . En réponse au journal Le Rationalisme. Évalué à 3.

    Je vais faire un petit effort et te citer le passage exact, même si vu le ton de ta réponse, je pense que c’est peine perdue.

    C'est effectivement peine perdue. ;-) Vous considérez sérieusement cela comme une définition d'une distribution de probabilité sur une famille d'événements du type « le Canada envahit les États-Unis » ? À ce stade, il faut songer à consulter ! Les bras m'en tombent /o\

    C'est du même acabit que l'approche « économiste » que tu décris dans ton autre commentaire :

    Les économistes ont rencontré ce problème : si les préférences sont de la forme (je préfère A à B), quelle est la validité de les représenter par des nombres réels (fonction d’utilité) ?

    La réponse est: si on se limite aux agents rationnels (entre autre: dont les préférences forment un ordre total), les deux sont équivalents.

    Ce genre d'énoncé contient bien plus d'informations sur celui qui l'énonce que sur la réalité qu'il cherche à modéliser. Je suis étonné que Von Neumann se soit fourvoyé dans ce genre de chose.

    Ensuite le résultat n'est pas si surprenant : si je présuppose des probabilités à l'entrée (voir la liste des axiomes) alors j'ai des probabilités à la sortie. On n'est pas loin de la tautologie. Le problème étant de quel droit puis-je poser l'axiome 3 ? Sur le plan mathématique, on peut poser les axiomes que l'on veut tant que l'on évite la contradiction. Mais lorsque l'on prétend l'appliquer à la réalité, je pose la question typiquement kantienne : Quid juris ? De quel droit ? Où se trouve la déduction transcendentale qui m'autorise à appliquer cette connaissance pure et a priori à la réalité expérimentale ? Et là on quitte le champ des mathématiques, pour celui de la philosophie.

    Que tu sois d’accord ou non sur la conclusion finale, le sujet abordé me semble extrêmement intéressant pour le genre de personne qui s’intéresse à ces questions. Dont j’ai l’impression que tu fais partie. J’ai écrit en grande partie de journal pour atteindre ce genre de personne, en mode "hey : il y a des choses intéressantes et nouvelles à regarder là bas".

    Oui j'en fait partie, ce sont des interrogations typiquement philosophique. Seulement, sur l'usage des probabilités, il n'y a rien de neuf sous le soleil si ce n'est une extension de l'usage qui est à la limite de me glacer le sang et qui me semble anti-philosophique au plus haut point.

    Sapere aude ! Aie le courage de te servir de ton propre entendement. Voilà la devise des Lumières.