Les smartphones ont progressivement caché puis retiré certaines fonctionnalité de base des juste-téléphones.
Normalement, tu pouvais avoir un accusé de « bon-envoie » qui signifie que ton opérateur a bien pris en compte ton message et l’a acheminé vers l’autre opérateur. En fait c’est un code (genre OK) avec l’horodatage de la livraison en face. Ça permet entre autre de savoir s’il y a des bouchons (genre tout le monde qui fait ses vœux de nouvel an) ou si le message n’est éventuellement pas parti (typiquement quand on accroche mal le réseau et qu’on n’a pas la certitude qu’avec une barre vacillante notre texto a pu être envoyé.)
Inversement, quand l’opérateur n’arrive pas à délivrer le message (typiquement quand on lui a répondu en face que le numéro n’est pas attribué ou si aucune route ne mène à ce numéro), il était (ou l’est toujours ?) tenu de l’indiquer. For heureusement, ceci se fait par un SMS type (et donc les smartphones ne passent pas cela à la trappe.)
Normalement, tu pouvais alternativement avoir un accusé de « bonne-délivrance » qui signifie que l’autre opérateur en face répond au tien par un code avec l’horodatage de livraison au contact.
J’ai noté « alternativement » car les mobiles qui proposaient « l’accusé de réception » dans ma jeunesse, te faisaient choisir l’un ou l’autre. Je suppose que quelque part dans la norme SMS il y a un drapeau qui indique la portée en genre 0/aucun (désactivation) ou 1er niveau (ton opérateur) ou 2ème niveau (l’opérateur final).
Revenons à nos moutons. C’est la signification de la délivrance qui prêter à confusion pour les usagers : après tout, il s’agit de codes d’opération et non que le terminal final a ouvert le message... Normalement, le message est considéré comme délivré quand l’opérateur l’a poussé dans la boîte du destinataire. En fait de boîte, contrairement à du IMAP/POP pour le mail, c’est souvent une file d’attente où deux choses malencontreuses peuvent se produire :
La/le destinataire ne s’est pas connecté au réseau de son opérateur avant la durée d’expiration... (bah oui, faut pas encombrer les serveurs inutilement ; et si tu es en vacances téléphone éteint ou sans roaming pendant deux semaines et que la durée de conservation est de cinq jours alors tu ne verras pas les textos arrivés la première semaine...)
Il est à noter que le délai de rétention peut être paramétré par les usagers (les smartphones n’offrent hélas plus cette interface mais on peut utiliser les codes GSM qui vont bien) mais est borné par le maximum qu’autorise l’opérateur...
Beaucoup d’opérateurs, par soucis d’économie de leurs infras, limitent la taille de la queue. Deux cas vont alors se présenter selon les opérateurs :
La queue est gérée comme une boîte temporaire et on se retrouve alors dans la situation du répondeur plein sur lequel on ne peut laisser de message. Ça en général les opérateurs n’aiment pas car c’est plus de gestion : il faut attendre que le message soit dépilé pour faire l’accusé de délivrance effective, et gérer le cas de saturation par les accusés d’erreur qui vont bien.
La queue peut être juste en mode les plus anciens messages sont éjectés au profit des nouveaux arrivants. Beaucoup d’opérateurs préfèrent cela : laisser la responsabilité aux abonnés (et éventuellement leur faire souscrire des options en sus.)
À noter que des propositions ont été faites pour améliorer le protocole sur ce point, mais les différents acteurs n’ont pas su s’entendre.
Mais revenons à nos moutons : avant, on pouvait savoir s’il y a eu un souci avec les SMS que l’on envoie, du moins jusqu’à ce que le message soit à la porte du destinataire. Seule notre destinatrice pouvait être pénalisée si son téléphone est éteint trop longtemps (ceci dit, le texto a en général perdu sa valeur : ce n’est pas pour communiquer des informations d’archivage) ou si son numéro est spammé/dédossé
"It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume
[^] # Re: Mode balek
Posté par Gil Cot ✔ (site web personnel, Mastodon) . En réponse au journal Vers l'interdiction du démarchage téléphonique en France !. Évalué à 4.
Les smartphones ont progressivement caché puis retiré certaines fonctionnalité de base des juste-téléphones.
Normalement, tu pouvais avoir un accusé de « bon-envoie » qui signifie que ton opérateur a bien pris en compte ton message et l’a acheminé vers l’autre opérateur. En fait c’est un code (genre OK) avec l’horodatage de la livraison en face. Ça permet entre autre de savoir s’il y a des bouchons (genre tout le monde qui fait ses vœux de nouvel an) ou si le message n’est éventuellement pas parti (typiquement quand on accroche mal le réseau et qu’on n’a pas la certitude qu’avec une barre vacillante notre texto a pu être envoyé.)
Inversement, quand l’opérateur n’arrive pas à délivrer le message (typiquement quand on lui a répondu en face que le numéro n’est pas attribué ou si aucune route ne mène à ce numéro), il était (ou l’est toujours ?) tenu de l’indiquer. For heureusement, ceci se fait par un SMS type (et donc les smartphones ne passent pas cela à la trappe.)
Normalement, tu pouvais alternativement avoir un accusé de « bonne-délivrance » qui signifie que l’autre opérateur en face répond au tien par un code avec l’horodatage de livraison au contact.
J’ai noté « alternativement » car les mobiles qui proposaient « l’accusé de réception » dans ma jeunesse, te faisaient choisir l’un ou l’autre. Je suppose que quelque part dans la norme SMS il y a un drapeau qui indique la portée en genre 0/aucun (désactivation) ou 1er niveau (ton opérateur) ou 2ème niveau (l’opérateur final).
Revenons à nos moutons. C’est la signification de la délivrance qui prêter à confusion pour les usagers : après tout, il s’agit de codes d’opération et non que le terminal final a ouvert le message... Normalement, le message est considéré comme délivré quand l’opérateur l’a poussé dans la boîte du destinataire. En fait de boîte, contrairement à du IMAP/POP pour le mail, c’est souvent une file d’attente où deux choses malencontreuses peuvent se produire :
Il est à noter que le délai de rétention peut être paramétré par les usagers (les smartphones n’offrent hélas plus cette interface mais on peut utiliser les codes GSM qui vont bien) mais est borné par le maximum qu’autorise l’opérateur...
À noter que des propositions ont été faites pour améliorer le protocole sur ce point, mais les différents acteurs n’ont pas su s’entendre.
Mais revenons à nos moutons : avant, on pouvait savoir s’il y a eu un souci avec les SMS que l’on envoie, du moins jusqu’à ce que le message soit à la porte du destinataire. Seule notre destinatrice pouvait être pénalisée si son téléphone est éteint trop longtemps (ceci dit, le texto a en général perdu sa valeur : ce n’est pas pour communiquer des informations d’archivage) ou si son numéro est spammé/dédossé
"It is seldom that liberty of any kind is lost all at once." ― David Hume