Expérience similaire avec un démarchage rénovation énergétique. Numéro en 02 (totalement interdit), identification frauduleuse ("bureau régional de la rénovation énergétique"), impossible d'obtenir aucune information sur l'employeur (ils appellent "de la part de l'ADEME ou du ministère"), ils refusent l'accès aux données personnelles, et ils se foutent littéralement de la répression des fraudes, bref, c'est plus de la pratique mafieuse qu'une entreprise commerciale.
Visiblement, le business model est de mettre en relation avec des entrepreneurs locaux bien réels. L'entrepreneur paye l'intermédiaire pour la mise en contact, mais l'argent de la rénovation ne passe pas par la plate forme téléphonique, donc ils ne sont pas liés contractuellement aux particuliers, et il n'y aura jamais aucun contact formel avec le particulier qui permettrait de remonter à eux et de les signaler à la répression des fraudes. C'est assez bien conçu, en fait.
Du coup, je ne suis pas sûr que l'interdiction du démarchage change quoi que ce soit, puisqu'ils assument totalement faire quelque chose de totalement illégal. Ce qui pourrait peut-être les gêner, c'est s'il devenait possible de revenir en partie sur le coût des travaux en prétextant que le démarchage initial était illégal, mais je ne suis pas sûr que ça soit possible. Une fois les travaux exécutés légalement, il est assez facile pour le professionnel de prétendre avoir été contacté directement et de ne pas avoir fait appel à un intermédiaire (qui peut-être d'ailleurs se fait payer en liquide etc). Au pire le professionnel pourra prétendre qu'il ne savait pas que les méthodes de l'intermédiaire étaient illicites, et ça réduira sa responsabilité.
Franchement, à part une descente de police dans le call center, je ne vois pas trop ce qui pourrait les arrêter... Une fois que tu as glissé dans la délinquance commerciale, ce n'est pas une loi de plus ou de moins qui va gêner ton business clandestin.
[^] # Re: Mode balek
Posté par arnaudus . En réponse au journal Vers l'interdiction du démarchage téléphonique en France !. Évalué à 4.
Expérience similaire avec un démarchage rénovation énergétique. Numéro en 02 (totalement interdit), identification frauduleuse ("bureau régional de la rénovation énergétique"), impossible d'obtenir aucune information sur l'employeur (ils appellent "de la part de l'ADEME ou du ministère"), ils refusent l'accès aux données personnelles, et ils se foutent littéralement de la répression des fraudes, bref, c'est plus de la pratique mafieuse qu'une entreprise commerciale.
Visiblement, le business model est de mettre en relation avec des entrepreneurs locaux bien réels. L'entrepreneur paye l'intermédiaire pour la mise en contact, mais l'argent de la rénovation ne passe pas par la plate forme téléphonique, donc ils ne sont pas liés contractuellement aux particuliers, et il n'y aura jamais aucun contact formel avec le particulier qui permettrait de remonter à eux et de les signaler à la répression des fraudes. C'est assez bien conçu, en fait.
Du coup, je ne suis pas sûr que l'interdiction du démarchage change quoi que ce soit, puisqu'ils assument totalement faire quelque chose de totalement illégal. Ce qui pourrait peut-être les gêner, c'est s'il devenait possible de revenir en partie sur le coût des travaux en prétextant que le démarchage initial était illégal, mais je ne suis pas sûr que ça soit possible. Une fois les travaux exécutés légalement, il est assez facile pour le professionnel de prétendre avoir été contacté directement et de ne pas avoir fait appel à un intermédiaire (qui peut-être d'ailleurs se fait payer en liquide etc). Au pire le professionnel pourra prétendre qu'il ne savait pas que les méthodes de l'intermédiaire étaient illicites, et ça réduira sa responsabilité.
Franchement, à part une descente de police dans le call center, je ne vois pas trop ce qui pourrait les arrêter... Une fois que tu as glissé dans la délinquance commerciale, ce n'est pas une loi de plus ou de moins qui va gêner ton business clandestin.