Je note que visiblement, personne ne lit vraiment les liens et/ou ne cherche à comprendre le contexte. Les recours en question sont au paragraphe 10 du PDF en premier lien du premier commentaire et concernent les citoyens européens qui font des demandes à des fournisseurs aux USA via l'Independant Recourse Mechanism (en gros, et de ce que je comprends un truc qui remplace fonctionnellement les DPA dans leur rôle d'arbitrage entre les usagers couvert par le RGPD et les fournisseurs US). Ça n'a rien à voir avec la loi FISA.
Je suis toujours assez surpris de voir le focus sur la dite loi, et je trouve ça un peu narcissique et lunaire de croire que les services secrets d'un autre pays n'ont rien d'autre à faire que de se préoccuper de leur vie.
Je pourrais à la rigueur entendre l'argument pour la police de son propre pays (et encore, ça dépend de qui), mais ayant aussi entendu un violeur en série du libre bien connu faire une keynote sur le sujet à Debconf en 2014, je ne peux m’empêcher de faire le lien entre son discours de l'époque et sa situation 2 ans plus tard.
La paranoïa qu'il a distillé (à la fois lors de la keynote en question, mais sans aucun doute ailleurs) a permis de faciliter par la suite sa défense en permettant de faire comme pour DSK ou Julien Assange, à savoir d'expliquer que "c'est un coup monté par le gouvernement US". Ça a aussi eu comme effet que personne n'a voulu aller voir les flics, en partie par conviction anarchiste, en partie par la peur qu'il soit déporté, et donc de donner un argument facile pour ses défenseurs (aka "le tribunal médiatique n'est pas la solution", et "si iels avaient vraiment des preuves, iels seraient aller chez les flics", etc, etc).
Et donc quand je me dit que, visiblement, pour une part non négligeable des libristes, les services secrets occupent une place mentale à mon sens disproportionnée par rapport à la probable réalité, je me demande à quel point ce discours est le fait de manipulation par des agresseurs sexuelles comme ceux que j'ai cité (sans doute moins DSK que les 2 autres, on va pas se mentir).
[^] # Re: FSV of "bientôt"
Posté par Misc (site web personnel) . En réponse au lien Les clouds US bientôt illégaux ?. Évalué à 3.
Je note que visiblement, personne ne lit vraiment les liens et/ou ne cherche à comprendre le contexte. Les recours en question sont au paragraphe 10 du PDF en premier lien du premier commentaire et concernent les citoyens européens qui font des demandes à des fournisseurs aux USA via l'Independant Recourse Mechanism (en gros, et de ce que je comprends un truc qui remplace fonctionnellement les DPA dans leur rôle d'arbitrage entre les usagers couvert par le RGPD et les fournisseurs US). Ça n'a rien à voir avec la loi FISA.
Je suis toujours assez surpris de voir le focus sur la dite loi, et je trouve ça un peu narcissique et lunaire de croire que les services secrets d'un autre pays n'ont rien d'autre à faire que de se préoccuper de leur vie.
Je pourrais à la rigueur entendre l'argument pour la police de son propre pays (et encore, ça dépend de qui), mais ayant aussi entendu un violeur en série du libre bien connu faire une keynote sur le sujet à Debconf en 2014, je ne peux m’empêcher de faire le lien entre son discours de l'époque et sa situation 2 ans plus tard.
La paranoïa qu'il a distillé (à la fois lors de la keynote en question, mais sans aucun doute ailleurs) a permis de faciliter par la suite sa défense en permettant de faire comme pour DSK ou Julien Assange, à savoir d'expliquer que "c'est un coup monté par le gouvernement US". Ça a aussi eu comme effet que personne n'a voulu aller voir les flics, en partie par conviction anarchiste, en partie par la peur qu'il soit déporté, et donc de donner un argument facile pour ses défenseurs (aka "le tribunal médiatique n'est pas la solution", et "si iels avaient vraiment des preuves, iels seraient aller chez les flics", etc, etc).
Et donc quand je me dit que, visiblement, pour une part non négligeable des libristes, les services secrets occupent une place mentale à mon sens disproportionnée par rapport à la probable réalité, je me demande à quel point ce discours est le fait de manipulation par des agresseurs sexuelles comme ceux que j'ai cité (sans doute moins DSK que les 2 autres, on va pas se mentir).