C’est bien ce que je pensais que tu voulais dire et c’est pour ça que j’ai dit que ta formulation portait à confusion. Et pas que tu racontais n’importe quoi.
C’est pas pour faire chier mais récemment j’ai eu droit à « logiciel public », et quand j’ai innocemment demandé ce que c’était et qu’on ma raconté à peut prêt n’importe quoi, en substance « ce sont des logiciels opensources gratuits », avec pour « preuve » un lien vers le site de je ne sais plus quelle société, qui disait tout autant n’importe quoi, du vrai et du faux à part égale, et qui ironiquement proposait aux lecteurs « d’en finir avec la confusion à propos de l’opensource », des affirmations totalement pétée sur ce qu’était un logiciel opensource : « la plupart des logiciels opensources n’ont pas de licence, mais attention ! certains restreignent ce que l’on peut faire avec, on ne peut pas faire ce que l’on veut ! », ça m’a fait un peu mal. Signalons qu’un logiciel sans licence ça peut exister, mais dans ce cas, soit il est reconnu comme appartenant au domaine public, ce qui est assez rare, et dans ce cas on fait effectivement « ce qu’on veut avec », soit il n’en fait pas partie, et dans ce cas, on ne peut, juridiquement, rien en faire sans accord de son auteur.
Personne ne vend une licence libre. On vend des souscriptions, des contrats de support, de maintenance, mais on ne vend pas une licence libre.
Personne ne « vend une licence » tout court. Une licence, libre ou propriétaire, est un contrat entre deux parties concernant un bien immatériel : le logiciel (ou même une seule partie et le logiciel uniquement, j’y viendrai), le logiciel pouvant fondamentalement exister sous deux formes : le code source d’un côté, un binaire destiné à être exécuté sur un ordinateur de l’autre côté, le contrat définit les droit et obligation des deux parties (ou même d’une seul) en matière d’accès à l’une ou l’autre des deux formes, d’utilisation, de copie, d’étude, de commercialisation, etc, etc... ce contrat peut donc posséder des clauses de nature financière, ou non. Une différence entre libre et propriétaire, c’est que dans le cas du logiciel propriétaire ce contrat ne lie pas directement l’utilisateur et l’auteur. L’utilisateur dit « final » signe un CLUF, mais une entité qui distribue le logiciel moyennant finance et en prenant une marge est aussi un utilisateur du logiciel, il est revendeur. Ce qu’il revend ce n’est pas la licence, c’est le logiciel !
Je sais très bien que je ne t’apprends rien et que tu sais, même potentiellement mieux que moi, comment cela fonctionne. Mais je maintiens que ton premier propos était équivoque, et que le second : « vente de licence » est aussi problématique puisque pour un certain nombre de gens, d’utilisateurs (au sens large mais en particuliers les utilisateurs finaux) ça devient alors compliqué, et c’est bien normal, de ne pas faire cette association : licence = bien immatériel, d’où l’idée qu’une licence qui n’implique pas un prix à payer = bien immatériel donné, gratuit, n’ayant donc aucune valeur économique.
Donc on ne vend de licence ni libre ni propriétaire, comme je viens de l’expliquer, mais monnayer uniquement la distribution, c’est à dire d’assurer la possibilité pour l’utilisateur-acheteur d’être en mesure d’utiliser le logiciel, ce n’est pas réservé aux logiciels propriétaire. Tout logiciel opensource peut-être commercialisé par toute personne (physique ou morale), personne qui peut elle-même ne pas reverser le moindre centime à l’auteur du logiciel, ou qui peut être l’auteur/éditeur lui-même.
Un exemple pour le premier cas : les distributeurs qui proposent d’obtenir Libreoffice pour un prix modique, le téléchargement est gratuit et une fois installé il faut payer pour « activer/débloquer » le logiciel, généralement un numéro surtaxé. Moralement discutable, pas forcément condamnable, tout dépend à quoi sert
l’argent de la ««« vente des licences Libreoffice »»» (dit rigoureusement : la mise à disposition du logiciel en échange d’un paiement en numéraire)
Pour le second cas : Ardour qui demandent à leurs utilisateurs sous Windows de payer pour pouvoir télécharger le binaire sous forme d’installer. Là aussi, comme dans le premier exemple, on est toujours dans le 100% libre. Ici Ardour n’interdit pas aux utilisateurs l’accès au code source (sinon on ne serait plus dans l’opensource, le libre), donc d’être en mesure compiler ce code source et donc utiliser Ardour gratuitement. Et pour faire le lien avec le premier exemple, ils ne sont nullement empêchés eux-mêmes à leur tour de compiler Ardour et vendre les binaires à leur tour.
On peut citer également la possibilité qu’a l’auteur d’un logiciel, et lui uniquement pour le coup, pas les utilisateurs comme c’est le cas avec la redistribution du logiciel, de proposer son logiciel sous deux licences différentes, dont l’une est opensource/libre, l’autre propriétaire, et éventuellement payante. Ça reste 100% libre, et en même temps propriétaire. Pas d’exemple actuel en tête mais MySQL faisait ça temps.
Certaines personnes pourraient se dire : mais qui achètera un logiciel qu’on peut avoir gratuitement ? Et bien tout ceux qui ont les moyens de s’acheter l’exonération d’une ou plusieurs des obligations que la licence libre/opensource leur imposerait. Tout simplement.
Pour finir, une précision qui me semble importante à rappeler : « libre » et « opensource » sont de parfait synonymes en matière de logiciel, néanmoins, le second est employé de manière impropre et souvent malhonnête, pour désigner des logiciel non libre (et donc non opensource, de fait).
Il y a par-contre une différence majeure entre deux licences tout-à-fait libre/opensource l’une autant que l’autre : « The 3-Clause BSD License » d’ un côté, et « GNU General Public License version 3 » de l’autre.
Mais l’histoire est finie ce sera pour une prochaine fois. Il est tard maintenant, il faut dormir les chéries. Oui Marotte laisse la lumière du couloir allumée et la porte de la chambre entre-ouverte ! Oui ! Marotte aussi va dormir aussi, il laisse les fautes d’orthographe pour la grande girafe, allez, on fait dodo maintenant !
[^] # Re: Liens
Posté par Marotte ⛧ . En réponse au journal Alors ? Vous êtes content de votre imprimante Bambu Lab ?!. Évalué à 4. Dernière modification le 28 janvier 2025 à 21:32.
C’est bien ce que je pensais que tu voulais dire et c’est pour ça que j’ai dit que ta formulation portait à confusion. Et pas que tu racontais n’importe quoi.
C’est pas pour faire chier mais récemment j’ai eu droit à « logiciel public », et quand j’ai innocemment demandé ce que c’était et qu’on ma raconté à peut prêt n’importe quoi, en substance « ce sont des logiciels opensources gratuits », avec pour « preuve » un lien vers le site de je ne sais plus quelle société, qui disait tout autant n’importe quoi, du vrai et du faux à part égale, et qui ironiquement proposait aux lecteurs « d’en finir avec la confusion à propos de l’opensource », des affirmations totalement pétée sur ce qu’était un logiciel opensource : « la plupart des logiciels opensources n’ont pas de licence, mais attention ! certains restreignent ce que l’on peut faire avec, on ne peut pas faire ce que l’on veut ! », ça m’a fait un peu mal. Signalons qu’un logiciel sans licence ça peut exister, mais dans ce cas, soit il est reconnu comme appartenant au domaine public, ce qui est assez rare, et dans ce cas on fait effectivement « ce qu’on veut avec », soit il n’en fait pas partie, et dans ce cas, on ne peut, juridiquement, rien en faire sans accord de son auteur.
Personne ne « vend une licence » tout court. Une licence, libre ou propriétaire, est un contrat entre deux parties concernant un bien immatériel : le logiciel (ou même une seule partie et le logiciel uniquement, j’y viendrai), le logiciel pouvant fondamentalement exister sous deux formes : le code source d’un côté, un binaire destiné à être exécuté sur un ordinateur de l’autre côté, le contrat définit les droit et obligation des deux parties (ou même d’une seul) en matière d’accès à l’une ou l’autre des deux formes, d’utilisation, de copie, d’étude, de commercialisation, etc, etc... ce contrat peut donc posséder des clauses de nature financière, ou non. Une différence entre libre et propriétaire, c’est que dans le cas du logiciel propriétaire ce contrat ne lie pas directement l’utilisateur et l’auteur. L’utilisateur dit « final » signe un CLUF, mais une entité qui distribue le logiciel moyennant finance et en prenant une marge est aussi un utilisateur du logiciel, il est revendeur. Ce qu’il revend ce n’est pas la licence, c’est le logiciel !
Je sais très bien que je ne t’apprends rien et que tu sais, même potentiellement mieux que moi, comment cela fonctionne. Mais je maintiens que ton premier propos était équivoque, et que le second : « vente de licence » est aussi problématique puisque pour un certain nombre de gens, d’utilisateurs (au sens large mais en particuliers les utilisateurs finaux) ça devient alors compliqué, et c’est bien normal, de ne pas faire cette association : licence = bien immatériel, d’où l’idée qu’une licence qui n’implique pas un prix à payer = bien immatériel donné, gratuit, n’ayant donc aucune valeur économique.
Donc on ne vend de licence ni libre ni propriétaire, comme je viens de l’expliquer, mais monnayer uniquement la distribution, c’est à dire d’assurer la possibilité pour l’utilisateur-acheteur d’être en mesure d’utiliser le logiciel, ce n’est pas réservé aux logiciels propriétaire. Tout logiciel opensource peut-être commercialisé par toute personne (physique ou morale), personne qui peut elle-même ne pas reverser le moindre centime à l’auteur du logiciel, ou qui peut être l’auteur/éditeur lui-même.
Un exemple pour le premier cas : les distributeurs qui proposent d’obtenir Libreoffice pour un prix modique, le téléchargement est gratuit et une fois installé il faut payer pour « activer/débloquer » le logiciel, généralement un numéro surtaxé. Moralement discutable, pas forcément condamnable, tout dépend à quoi sert
l’argent de la ««« vente des licences Libreoffice »»» (dit rigoureusement : la mise à disposition du logiciel en échange d’un paiement en numéraire)
Pour le second cas : Ardour qui demandent à leurs utilisateurs sous Windows de payer pour pouvoir télécharger le binaire sous forme d’installer. Là aussi, comme dans le premier exemple, on est toujours dans le 100% libre. Ici Ardour n’interdit pas aux utilisateurs l’accès au code source (sinon on ne serait plus dans l’opensource, le libre), donc d’être en mesure compiler ce code source et donc utiliser Ardour gratuitement. Et pour faire le lien avec le premier exemple, ils ne sont nullement empêchés eux-mêmes à leur tour de compiler Ardour et vendre les binaires à leur tour.
On peut citer également la possibilité qu’a l’auteur d’un logiciel, et lui uniquement pour le coup, pas les utilisateurs comme c’est le cas avec la redistribution du logiciel, de proposer son logiciel sous deux licences différentes, dont l’une est opensource/libre, l’autre propriétaire, et éventuellement payante. Ça reste 100% libre, et en même temps propriétaire. Pas d’exemple actuel en tête mais MySQL faisait ça temps.
Certaines personnes pourraient se dire : mais qui achètera un logiciel qu’on peut avoir gratuitement ? Et bien tout ceux qui ont les moyens de s’acheter l’exonération d’une ou plusieurs des obligations que la licence libre/opensource leur imposerait. Tout simplement.
Pour finir, une précision qui me semble importante à rappeler : « libre » et « opensource » sont de parfait synonymes en matière de logiciel, néanmoins, le second est employé de manière impropre et souvent malhonnête, pour désigner des logiciel non libre (et donc non opensource, de fait).
Il y a par-contre une différence majeure entre deux licences tout-à-fait libre/opensource l’une autant que l’autre : « The 3-Clause BSD License » d’ un côté, et « GNU General Public License version 3 » de l’autre.
Mais l’histoire est finie ce sera pour une prochaine fois. Il est tard maintenant, il faut dormir les chéries. Oui Marotte laisse la lumière du couloir allumée et la porte de la chambre entre-ouverte ! Oui ! Marotte aussi va dormir aussi, il laisse les fautes d’orthographe pour la grande girafe, allez, on fait dodo maintenant !